09/06/2024
Stances reconaissantes au déambulateur
Admirable engin qui cette fois me soutins
Lors d’un duel auto-vélo où pâlit mon destin
A l’hôpital, à la première once de vigueur
On va crapahuter en déambulateur
Aux gens usés par l’âge aussi, ou la maladie
Pour eux tes montants sont un arbre de vie
Carrefour, à 9 heures, tout fiérots, les retraités
Deux rayons plus tard, sur tes poignées vautrés
Tes clients, muscles moins en croute plus en mie
Ne transporteront plus les patates de mamie
Les fauteuils à grosses roues veulent se les rallier
Avec tes petites roues on monte des escaliers
A l’EHPAD, carrefour d’embouteillages
Du traffic-jam tu débrouilles les gens d’âge
Quand ce sera mon tour, mon chat avec moi
Siégeant sur ta banquette se prendra pour le roi
Admirable engin qui cette fois me soutins
Lors d’un duel auto-vélo où pâlit mon destin
A l’hôpital, à la première once de vigueur
On va crapahuter en déambulateur
Aux gens usés par l’âge aussi, ou la maladie
Pour eux tes montants sont un arbre de vie
Carrefour, à 9 heures, tout fiérots, les retraités
Deux rayons plus tard, sur tes poignées vautrés
Tes clients, muscles moins en croute plus en mie
Ne transporteront plus les patates de mamie
Les fauteuils à grosses roues veulent se les rallier
Avec tes petites roues on monte des escaliers
A l’EHPAD, carrefour d’embouteillages
Du traffic-jam tu débrouilles les gens d’âge
Quand ce sera mon tour, mon chat avec moi
Siégeant sur ta banquette se prendra pour le roi
15:46 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)
03/06/2024
Ma "bataille du rail"
Encore dans les langes, j’ai été intronisé dans la confrérie cheminote dans la petite gare de Ruffey-les-Echirey. Qui m’a offert un bizutage de haute intensité. Pour mes 3 ans, installé avec mes parents qui ne se doutaient de rien dans un wagon dont la portière s’ouvrait dans les courbes convexes. Adossé à cette portière, quand elle s’est ouverte, j’ai fais la connaissance d’un rude balast. A part une cicatrice sur le crâne, je n’ai aucun souvenir de l’accident ni comment ma mère restée dans le train jusqu’à l’arrêt a retrouvé son mari et le blessé.
Sans rancune, j’ai aimé les trains qui ont baladé toute mon enfance. Particulièrement, celui qui nous emmenait en colo vers les montagnes du Jura. La locomotive à vapeur prenait son élan pour franchir le Col de la Savine ( il y a aussi des cols pour les trains). Elle offrait à nos yeux ébahis du paysage son lot d’escarbilles de charbon.
J’ai assisté à la naissance des TGV dont j’ai beaucoup usé dans ma vie professionnelle. Mais la SNCF m’a offert une visite exceptionnelle d’un de ses musées ambulants. Pour aller de Grenoble à Clermont-Ferrand, au 3ième changement, on s’installait dans une micheline dont le chauffage était assuré par un poêle à charbon planté au milieu du wagon. Ce n’était pas à l’époque des Frères Lumière mais on était dans le dernier quart du, 20ième siècle quand roulaient des TGV justement.
Le train a fait parfois la nique à l’avion dans nos randonnées lointaines. Nos vélos mis au train à Grenoble nous attendaient au départ de la Bike-road du Danube en Autriche. Et le train a rapatrié nos vélos fagottés de sacs-poubelle et de ficelle, sur un ukase de Trenitalia, de Venise à Chambéry, quasiment chez nous Avec des cyclistes capables de monter et descendre les souterrains de gare, le vélo sous le bras.
La coopération rail-vélo a connu son acmé dans la semaine très soigneusement organisée par notre fils à Cassis. En plus des excellents moments d’une vi te de la grotte Cosquer, d’une marche dans les Calanques, nous avons randonné sur le vélo-rail de la Sainte-Baume. Sur ce drôle de machin, le wagon est réduit à sa plus simple expression : un chassis en fer surmonté de 2 sièges en plastique et 2 selles. Pour la propulsion, 2 gaillards se hissent sur les selles et pédalent. L’expédition se corsait ce jour-là de la pluie, offrant au vent 2 vestes très matelassées et colorées, une couverture et une serviette de bain et un parapluie déglingué. A la gare de Pourcieux, , on en rigole encore.
Pendant des décennies, le train m’a transporté sur des dizaines de milliers de kilomètres avec ses banquettes en bois ou ses fermetures douteuses, mais toujours riche de nouveautés. En attendant d’autres surprises, j’aurai une pensée pour G.Stevenson inventeur du chemin de fer qui ne se doutait pas qu’un jour son charbon serait remplacé par des humains enthousiastes de plus en plus nombreux.
09:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)
29/05/2024
Retraité, on ne chome pas?
Avec ce lundi de Pentecôte devenu lointain nous venons de vivre le jour étonnant où c’est nous qui remboursons la Sécu. On l’a un peu oubli depuis 2004, tellement que certaines entreprises l’ont chômé comme un simple 1er mai. D’autres, plus respectueuses, ont travaillé pour cette « journée de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées ». D’autres enfin ont biaisé et choisi un jour de RTT On ne va pas quand même pas gâcher ce long week-end pour ces vieux qui nous embêtent assez comme ça avec leurs pleurnicheries et leur sur-consamation médicale !
J’ai une idée assez simple ; demander aux retraités de payer un jour pour les jeunes générations. Evidemment je ne mets pas tous les retraités dans le même panier. Il y a des retraités vraiment pauvres. Il suffit de jeter un œil sur certains charriots au supermarché pour s’en convaincre.
Mais une bonne partie d’entre eux, grâce à une heureuse bonne fortune au temps de leur activité, bénéficient d’une certaine aisance. Après tout, sans avoir été les décideurs, ils ont participé à une certaine prospérité, à l’essor de la voiture, à la flambée des voyages, à l’importation tous azimuts, y compris des cerises à Noel.
Retraités ou actifs, on se rallie volontiers à une autre idée ; faire payer les riches. On a beaucoup parlé récemment du salaire du patron de Stellantis, comme symbole évident du gras poulet à plumer. Comme le rappelle assez rudement C.Tavares (dont Renauit n’avait pas voulu) sa société est basée aux Pays-bas, pays européens aux lois financières tout à fait propres, que pour changer cela, il suffit de voter. Au moment où la France (une partie de la France) s’apprête à faire un triomphe à J.Bardella, c’est assez mal choisi.
Et ce jeune qui se répand abondamment ne semble pas trop préoccupé du sort des jeunes de son âge qui vont affronter le grignotage du dérèglement climatique, le travail moins épanouissant, les débats mués en violences. Je sens bien que ma proposition a autant de chances d’être adoptée que l’idée de rogner le salaire de Tavares. Si les retraités ne peuvent améliorer le sort des jeunes, au moins que la génération suivante, celle de leurs parents, par l’écoute, la compréhension, l’exemplarité, les aide à affronter ces « 30 piteuses » et leur redonne envie d’utiliser leur bulletin de vote.
10:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)


