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27/05/2026

Quelques séquelles post-opératoires

J’évoquais récemment la fin prochaine de l’intermittence de mon célibat. Eh bien, c’est arrivé dans l’euphorie des 2 époux. On parle de ces couples qui ont traversé quelques dizaines d’années ensemble et qui veulent repasser devant le maire pour marquer le coup d’un remariage symbolique. Et c’est la fête obligée. Cela m’est venu à l’esprit (à l’esprit seulement) pour cette sorte de remariage.

Quand on est  jeunes, ce qui n’est plus vraiment notre cas, cette vie à 2 qui s’annonce fait l’objet d’une nouba d’enfer avec une abondance de mets   et des tsunamis de champagne. Notre porte-monnaie, et nos estomacs nous poussent à des festivités plus modestes. Qui marqueront quand même le plaisir de  revivre ensemble un simple quotidien.

On va devoir toutefois repenser l’assemblage. Même s’ils m’ont nourri plusieurs semaines, je vois bien que mes menus personnalisés auraient offensé autant Bocuse que  la grande prêtresse  du bio de Besançon. Je vais devoir renoncer aussi aux essais d’accords oubliés de guitare menant à des couchers tardifs. Reprenant les rênes la convalescente a récupéré les bons flacons de nettoyage et repris la gouvernance du lave-linge où on ne mélange plus la laine et le coton.

On ne sera pas trop de deux accordés au même pas pour affronter le monde qu’on nous laisse. Il y a 2 mois et demi, quand partait la future opérée, un, cessez le feu pouvait connaître quelques salves de mauvaise foi mais globalement les armes se taisaient. Aujourd’hui il y a cessez le feu parce que Trump l’a dit et ça bombarde à missiles que veux-tu. Après les clowneries de ce drôle drapé en jésus-christ des évangélistes proclament que Dieu leur a envoyé ce curieux Président pour sauver l’Amérique.

On croyait se consoler en supposant que cet épisode allait passer comme une mauvaise diarrhée. Mais des experts avisés nous disent que le trumpisme va perdurer après le fondateur. En outre les évangélistes décervelés continuent de progresser. Quand le pense qu’à la suite d’une randonnée dans ce pays j’écrivais pour une revue que les américains étaient beaucoup mieux que ce que nous, européens, en pensions !

Mon fils m’invite affectueusement à vivre ( au moins) jusqu’en mai 2027 pour assister à ce que vont nous donner les urnes. Qui que ce soit, craignons que dès l’intronisation faite les français n’entament  cinq ans de jérémiades et de propos déprimants. Ce serait pourtant le moment de faire mentir De Gaulle, qui s’y connaissait en galonnés, : « Les français sont des veaux »

11:04 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

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