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19/06/2026

Et si je voyais le verre aux trois quarts plein

En inaugurant ce blog je m’étais promis d’y inscrire des contributions positives. A la relecture je constate que ce n’est pas toujours le cas. C’est une question d’œil qui ne regarde pas dans la bonne direction.  Prenons ce Trump qui a envahi les ondes depuis des mois avec ses changements de pied, ses coups de gloire triomphants. En fait ce n’est qu’un faux-dur. Très méprisant avec les  journalistes, les petits présidents, si possible devant un public conquis,  mais très queue basse devant Poutine ou Netanyahou ou même un représentant de  l’Iran.

Pour regarder les choses  d’un œil apaisé on peut se pencher vers ce que les localiers envoyaient à leur journal qu’on appelait la rubrique des chiens écrasés. A propos de chiens justement, une fois n’est pas coutume, je vais faire preuve d’empathie à l’égard des propriétaires de chiens. Les malheureux qui sont obligés de sortir la bête 2 fois par jour.

Quand je monte au village acheter mon pain, je croise des mamies astreintes à ce devoir quotidien dans un entrain très mesuré. On croit voir la laisse tenir la mamie et non l’inverse. Je pense aussi à ces propriétaires bien élevés qui transportent en balade la petite pelle et le sac pour « ramasser ».

Espérant adoucir le séjour de mon épouse au Centre Médical, nous avions choisi une chambre particulière que le montant très coquet de la cotisation à notre mutuelle semblait permettre. Or celle-ci refuse ce supplément. Après réflexion, je me suis persuadé que cette économie rendrait la prochaine cotisation plus abordable.

Les soins reçus dans cet établissement valent à mon épouse d’être poursuivis par une kiné. Mais seulement 2 fois par semaine. Certes assortis de douces injonctions de répéter les mouvements quand elle est seule. Devant les chiffres monstrueux du déficit de la sécu, je suis fier de contribuer à le réduire par ce service minimum.

On a d’abord râlé de l’injonction faite à notre voiture de passer au garage pour un contrôle lourd d’euros. Mais on s’est vite repris en pensant que la conductrice serait heureuse de conduire sans inquiétude pour sa machine. Quand viendra, tard, tard, le temps de la confier à un successeur il appréciera sûrement un véhicule entretenu et soigné dans les règles de l’art.

Je suis ébahi de la sérénité qui émane de ce nouveau regard. Digne de « Vieux » quasi promu livre de chevet. Dans ses pages, Il incite à libérer le cerveau de vaines préoccupations souvent futiles pour le gain d’une meilleure santé. Gagné par ce rythme, je m’attends à un fameux regain de forme.

15:31 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2026

Quelques séquelles post-opératoires

J’évoquais récemment la fin prochaine de l’intermittence de mon célibat. Eh bien, c’est arrivé dans l’euphorie des 2 époux. On parle de ces couples qui ont traversé quelques dizaines d’années ensemble et qui veulent repasser devant le maire pour marquer le coup d’un remariage symbolique. Et c’est la fête obligée. Cela m’est venu à l’esprit (à l’esprit seulement) pour cette sorte de remariage.

Quand on est  jeunes, ce qui n’est plus vraiment notre cas, cette vie à 2 qui s’annonce fait l’objet d’une nouba d’enfer avec une abondance de mets   et des tsunamis de champagne. Notre porte-monnaie, et nos estomacs nous poussent à des festivités plus modestes. Qui marqueront quand même le plaisir de  revivre ensemble un simple quotidien.

On va devoir toutefois repenser l’assemblage. Même s’ils m’ont nourri plusieurs semaines, je vois bien que mes menus personnalisés auraient offensé autant Bocuse que  la grande prêtresse  du bio de Besançon. Je vais devoir renoncer aussi aux essais d’accords oubliés de guitare menant à des couchers tardifs. Reprenant les rênes la convalescente a récupéré les bons flacons de nettoyage et repris la gouvernance du lave-linge où on ne mélange plus la laine et le coton.

On ne sera pas trop de deux accordés au même pas pour affronter le monde qu’on nous laisse. Il y a 2 mois et demi, quand partait la future opérée, un, cessez le feu pouvait connaître quelques salves de mauvaise foi mais globalement les armes se taisaient. Aujourd’hui il y a cessez le feu parce que Trump l’a dit et ça bombarde à missiles que veux-tu. Après les clowneries de ce drôle drapé en jésus-christ des évangélistes proclament que Dieu leur a envoyé ce curieux Président pour sauver l’Amérique.

On croyait se consoler en supposant que cet épisode allait passer comme une mauvaise diarrhée. Mais des experts avisés nous disent que le trumpisme va perdurer après le fondateur. En outre les évangélistes décervelés continuent de progresser. Quand le pense qu’à la suite d’une randonnée dans ce pays j’écrivais pour une revue que les américains étaient beaucoup mieux que ce que nous, européens, en pensions !

Mon fils m’invite affectueusement à vivre ( au moins) jusqu’en mai 2027 pour assister à ce que vont nous donner les urnes. Qui que ce soit, craignons que dès l’intronisation faite les français n’entament  cinq ans de jérémiades et de propos déprimants. Ce serait pourtant le moment de faire mentir De Gaulle, qui s’y connaissait en galonnés, : « Les français sont des veaux »

11:04 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2026

De quoi se plaint-on ?

De ces nombreuses estafilades qui griffent nos journées et dont la télé nous offre souvent une démonstration. C’était le jour du match Loana-Jospin. Avec quelques mots pour relater la cérémonie d’hommage aux Invalides, pour ce dernier, la messe était dite. Pour la star déchue on a défilé un long C.V. émaillé de nombreuses incises. Je n’ai pas chronométré mais en minutes d’antenne je crains que Jospin n’ait pas gagné. Pour quel public fonctionne notre T.V. publique.

Très concerné par les communications, Vincent Bolloré a une réponse. Il prétend que la télé devrait pouvoir vivre avec les seules recettes publicitaires. Sans doute pour lui  un moyen de donner plus de place aux « Restaus du cœur » ou à des associations de même nature. Une idée qui n’était pas dans les propositions du R.N.

Il n’en n’a pas besoin car déjà il plastronne. Après les municipales, où évidemment il a gagné, comme tous, il doit peaufiner les détails de la cérémonie d’investiture. Venu du peuple, ne l’oublions pas, il réfléchit aux symboles qu’il affichera dans son bureau élyséen.

On ne respire pas mieux en se tournant vers l’extérieur. Il semble que Trump ait prévu une laisse trop longue à son bouledogue israélien et le drôle en profite brutalement. Trump va déclarer qu’il a gagné la guerre d’Iran quand des missiles des mollahs continueront de toucher Israel. Quoi espérer d’un président se réjouissant, après ses 1ères agressions que tous « viennent lui lécher le c… » avec  la vulgarité, le mépris d’un ego hypertrophié.

C’est à ce moment que mon  épouse, qui avait décidé 3 semaines de courage pour rétablir un genou meurtri se retrouve à l’hôpital pour des complications à effacer. Occasion certes de vérifier l’excellence du personnel et des appareils de l’endroit. Aussi de la complète mobilisation attentive de ses enfants. Avait-on besoin de ça pour en avoir la preuve.

Occasion pour moi d’une découverte. Je pensais avec une assurance tranquille que je n’étais pas une ménagère de 50 ans, ni de 40 ou de 60.   L’évènement m’a fait basculer dans la dure réalité. En effet, même dans les couples qui se partagent les tâches c’est souvent l’épouse la gestionnaire du foyer. Toujours dans l’anticipation et la prévision des lendemains. Pour moi, la nourriture, les lavages, les objets à acheter. ébranlent mes capacités de gestion Bien sûr, c’est le moment que  choisissent le sèche-cheveux, le grille-pain pour tomber en panne.

Ce  pourrait être le temps de la déprime. Sans y réfléchir longtemps, je ne suis pas ukrainien, ni palestinien, ni iranien mais un retraité français gâté. On bénéficie de soins extraordinaires. On voit nos amis s’inquiéter, nos proches, nos très proches, dont nos enfants, outre leur affection, montrer toutes leurs ressources. Sans crier : la vie est belle, j’aurais mauvaise grâce à me plaindre.

 

 

18:11 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)