19/04/2026
Chère Léocadie ; pensées vespérales de célibataire
A côté des guerres et des détroits qui se ferment et qui s’’ouvrent, il y a eu dimanche un évènement capital : le 2ème semi-marathon de Pekin des robots humanoïdes. Que veut-on nous dire avec ça ? D’abord que les gens qui fabriquent ces machins sont très intelligents…dans leur domaine.
On veut aussi nous faire savoir qu’on n’a plus besoin des bras et des jambes des humains qui seront remplacés par ces choses. Tu ne sursautes pas. Tu connais dans tes montagnes les machines à traire déjà automatisées. Simplement quand le robot va vouloir caresser ton chien, il va fuir aussi vite que ma chatte quand s’approchent des mains étrangères.
Pour moi, je sursaute à peine. Si un robot veut passer l’aspirateur ou tondre la pelouse, je le laisserai faire surtout si je peux envoyer sa facture au Cesu. Par contre, mon petit-fils actuellement développeur web, se fait du souci. Est-ce qu’il sera réduit à recharger les batteries des nouveaux maîtres ? Peut-être par faveur spéciale, il pourra élaborer des logiciels pour contrôler le bon balayage du robot.
Le patron du « Soleil de Colombie » avait beau jeu dans les années 80 de chanter les louanges de la disparition du travail, on a besoin de réfléchir. Ces choses métallico-électroniques qu’on appelle humanoïdes peuvent ressembler à des humains (du temps des chevaliers des croisades) mais n’en sont pas. C’était un peu la semaine des Léon. Après Marylise défendant des travailleurs, c’était Leon XIV s’en prenant au très faux Christ de Washington. Aura-t-on un robot programmé pour ce genre de critique ?
Les imperturbables chantres de la tech super-super trouvent même des connivences entre les humains et leurs sosies artificiels. Quand un humain franchit la ligne d’arrivée d’un semi-marathon en vainqueur, il saute de joie et court embrasser ses supporters Le robot qui gagne n’exprime rien et va vite recharger ses batteries sous peine de devenir un amas de ferraille, de fils éparpillés sur le bitume..
Tu sais que mon épouse est à l’hôpital et que j’y étais récemment. En entrant dans la chambre, le fringant robot aurait vu 2 vieux corps usés qui n’évoquaient guère une Vénus ou un Apollon. Mais ils avaient 2 cœurs battant la cadence au rythme des moments. Surtout 2 cerveaux capables de mesurer où ils en sont et où ils pourront en être demain.
19:17 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)
15/02/2025
Notre intelligence est-elle à ce point dépenaillée
Des experts de haut vol et des chefs d’état sont venus de toute la planète au Grand Palais à Paris pour célébrer la nouvelle déesse : l’intelligence artificielle, l’I.A pour les initiés. Pour un Président qui cherche à s’occuper jusqu’en 2027, c’était un beau rôle de jouer le maitre d’hôtel auprès de ce beau monde.
Qui n’était pas là pour fournir un passe-temps à Monsieur Macron mais à discuter au sujet de cet outil étonnant. En lui décernant plein d’avantages qui vont améliorer le bien-être des populations. Sur le registre de la santé, on en mesure les effets. Quand la machine permet de pointer avec sureté un point précis dans le cerveau sans dérapage intempestif, c’est évidemment un progrès. Dans l’arrivée d’un virus inconnu où on doit concentrer des milliards d’opérations en temps record pour tester un vaccin, l’I.A sera bienvenue.
On peut craindre par contre les militaires toujours prêts à happer le dernier progrès pour l’efficacité de leurs armes. On peut peut-être admirer, surtout craindre le missile capable de trouver une cible à des kilomètres dans une pièce d’un appartement et l’abattre. Redouter aussi qu’avec ces armes précises et puissantes le moindre tyranneau prenne l’idée de s’en servir.
On voit bien la nécessité absolue d’en réguler l’emploi. Ce qui était un peu l’objectif de ce sommet. D’où la question cruciale : par qui ? En tous cas sans ces 2 larrons milliardaires du pays encore le plus puissant du monde dont l’objectif affiché est de casser toutes les règles qui les gênent. En prenant la planète pour un jeu de Monopoly où on achète ce qu’on veut au gré de ses humeurs avec un total mépris des règles érigées après la 2ieme guerre mondiale. Pas d’arrêt à la case prison de leur Monopoly puisque le président a viré les juristes qui avaient instruit les procédures le visant.
Toute cette énergie dépensée pour compléter notre intelligence et donner du mieux-être, en a-t-on vraiment besoin ? Quand Google ou Amazon nous offrent déjà une réponse dans la minute quel mieux-être ça nous fera de l’avoir dans la seconde ? Au pays des majors de la tech ne pourrait-on pas inhumer quelques bouffées de la culture des amishs. Débarrassés d’accessoires inutiles, ils prennent le temps de vivre. Pour moi c’est entendu : à une éventuelle invitation dans un ranch d’Elon Musc je préfèrerais passer une semaine dans la ferme d’un amish et l’aider à cultiver ses carottes et ses navets.
17:10 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)
17/03/2024
Changer de paradigme
On ne peut pas passer 5 minutes devant une radio ou une télé sans entendre la scie du moment : changer de paradigme. Dans cette déferlante, on se demande si l’usage d’une locution un peu savante n’est pas le cache-misère de changements médiocres ou même nuls. Allons voir ces changements.
De mon temps (très vieux, rigide, assez ennuyeux), il y avait 2 modèles intangibles, le curé et l’instituteur. Dans le village de mon enfance dans le haut-Doubs, le curé déclara en chaire que les filles qui iraient au bal de la fête du village seraient exclues de la chorale. Elles ont été au bal et furent exclues, sans révolution villageoise.
L’instituteur du même village, pour faire entrer dans la tête, à ce qu’il d isait, tirait très fort les oreilles et tapait sur les doigts avec une règle en métal. Voila des pratiques heureusement bien changées.
Apres des dizaines de campagnes, on aurait changé de paradigme pour le tabac. On ne voit plus dans les films la cigarette accessoire obligé des costauds et des costaudes et le cigare n’est plus au top sauf pour Tesson et Dutronc. Surtout le tabac n’est plus toléré dans l’espace public, ni privé. On compte pourtant des dizaines de morts dues au tabac. Et, comme une signature, des dizaines de mégots répandus sur les parkings.
Pour le climat on a changé de paradigme depuis la COP 21. Pourtant chaque COP suivante ne peut que constater que l’objectif de réduction de la température est inatteignable.. Et le paradigme devient une incantation.
Dans la famille, on voulait redonner de la place au père qu’on a sommé de prendre son congé parental. Pour les parents séparés, la garde des jeunes enfants étant très majoritairement attribuée à la mère, on a promu la garde alternée. Le bonheur des enfants est trop précieux pour résulter d’une décision momentanée. Il devrait plutôt évaluer la capacité mesurée de tel parent à mériter la garde
Avec Metoo, on a vraiment changé de paradigme, comme le proclament des chantres féministes. Les femmes en effet prennent davantage la parole et portent plainte d’abus à leur égard. Ce nombre de plaintes signifie aussi que dans les instances politiques, sportives, culturelles et là où est le pouvoir, le très antique droit de cuissage n’a pas beaucoup reculé.
De tout cela, on voit que le paradigme n’est pas très clair et le changement l’est moins encore. Quand sur la route, on comptera moins d’ un millier de morts et que par dizaines de milliers on comptera les vies sauvées de l’alcool et du tabac, les changements sauteront aux yeux et il n’y aura pas besoin de formule plus ou moins savante pour le dire.
17:05 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

