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28/02/2026

L'autre fête nationale

En matière de stupidité on connait l’histoire du monsieur se découvrant  fiévreux qui casse le thermomètre. Il aurait manqué au palmarès du Président américain de ne pas tenter quelque chose de ce côté-là. Recalé par la Cour suprême sur les droits de douane, sa réponse a été d’injurier les juges (qu’il avait nommés). Ce n’est pas une foucade supplémentaire de ce curieux Président qui a retenu l’actualité mais l’évènement annuel national : le Salon de l’agriculture.

Un passage obligé depuis 1964 traditionnellement ouvert par le Président de la République. Malgré le petit jeu de celui qui y resterait le plus longtemps, il n’y a que Chirac qui ait semblé s’y plaire autant qu’à l’Elysée. Par contre aucun responsable politique ne peut manquer de  s’y montrer. C’est l’occasion rêvée de dérouler, généralement sans contradicteur, ce que son parti ferait pour ce pauvre monde paysan s’il était au pouvoir.

Ce tohu-bohu politique éclipse surtout cette année sans vaches les images souriantes du petit parisien qui découvre en vrai les bêtes de ses albums. Il peut caresser de ses mains les moutons ou les veaux. Il voit aussi dans la famille-bovins, à côté de la vache et  son lait, que le veau a un papa, le taureau sans détails excessifs sur comment s’est déroulée son  arrivée dans la famille.

Peut-être lié au Salon, on a eu un reportage sur une véto à la campagne. La seule docteure à faire exclusivement ses visites à domicile. Elle met les mains au cul des vaches et les pieds dans la mélasse boueuse que créent les bêtes dans une ferme. Elle laisse aux vétos de ville les soins proprets à ces animaux dénaturés, un chien raccourci à la taille d’un cochon d’Inde ou sans poils (!!), animaux forcément plus fragiles que  laissés dans leur silhouette d’origine.   

Cette frénésie agricole nous rappelle, surtout ma génération, que nous sommes directement issus du monde paysan. Qu’une partie de nos vacances était consacrée à  des aides à  la ferme. Pour les gros travaux, la batteuse, c’était les beaux-frères qui prenaient un congé pour aider l’oncle paysan Ce bénévolat un peu contraint  rassemblait les forces physiques nécessaires avant que  n’arrivent les machines.

Sans relation avec la date du Salon mais à celle de leurs agendas, nous avions justement cette semaine nos  jardiniers particuliers, l’un dans les arbres, l’autre dans l’herbe. Leurs efforts conjugués ne nous ont pas donné un petit Valençay. Mais,  tel qu’il est, notre jardin nous convient bien ainsi qu’à nos visiteurs, notamment « la marmaille » comme on dit à la Réunion, qui s’y ébat à sa guise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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