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03/02/2026

Madjid

Ce post va prendre une couleur grise parce que Madjid, ce grand gaillard plein d’énergie, nous a quitté fin de semaine dernière. Plutôt que raconter sa vie, connue de tous, l’épopée des valises, celle du cinéma, je vais grappiller des moments heureux passés avec Madjid dans notre déjà longue fréquentation. Et ce qui m’a réjoui parlera sans doute à tous.

La 1ère image est à Moiron, plus exactement à Macorney où j’avais repéré des rochers équipés pour l’escalade. Un peu escaladeur à l’époque j’avais pensé initier Madjid à ce sport. Dans la 1ère voie, la technique n’y était pas mais Madjid montrait une telle énergie, une telle force sur ce qu’il agrippait que les pitons menaçaient de sauter.

Encore dans le sport, cette fois à  Eybens. J’avais emmené Madjid  sur un de mes tours vélo. Il a avalé la montée à Uriage comme un bolide. Mais la redescente du plateau « à fond les ballons » me montrait un cycliste enthousiaste sur sa machine et dépourvu d’appréhension.

Nous avons revu Madjid à Eybens pour « Le Dérangé », la pièce qu’il avait composée et que sa bande venait jouer à Grenoble. Son collègue grenoblois n’avait pas rameuté les foules mais ceux qui étaient présents se sont régalés de ce spectacle mi-arabe, mi-français plein  de fraicheur et d’humour.  Pour se décontracter, la troupe voulait aller dans une boite du plateau. Refoulés ils ont fait semblant de croire que l’importance du groupe non-prévenu en était la cause. Rapatriés à la maison, ils nous ont donné quasiment une pièce improvisée.

La maladie est arrivée sur un Madjid qui a décidé aussitôt : tu ne m’auras pas. Et ça a débuté à la maison : portes  coulissantes, ascenseur, et même des bacs à hauteur de

Ce post va prendre une couleur grise parce que Madjid, ce grand gaillard plein d’énergie, nous a quitté fin de semaine dernière. Plutôt que raconter sa vie, connue de tous, l’épopée des valises, celle du cinéma, je vais grappiller des moments heureux passés avec Madjid dans notre déjà longue fréquentation. Et ce qui m’a réjoui parlera sans doute à tous.
La 1ère image est à Moiron, plus exactement à Macorney où j’avais repéré des rochers équipés pour l’escalade. Un peu escaladeur à l’époque j’avais pensé initier Madjid à ce sport. Dans la 1ère voie, la technique n’y était pas mais Madjid montrait une telle énergie, une telle force sur ce qu’il agrippait que les pitons menaçaient de sauter.
Encore dans le sport, cette fois à  Eybens. J’avais emmené Madjid  sur un de mes tours vélo. Il a avalé la montée à Uriage comme un bolide. Mais la redescente du plateau « à fond les ballons » me montrait un cycliste enthousiaste sur sa machine et dépourvu d’appréhension.
Nous avons revu Madjid à Eybens pour « Le Dérangé », la pièce qu’il avait composée et que sa bande venait jouer à Grenoble. Son collègue grenoblois n’avait pas rameuté les foules mais ceux qui étaient présents se sont régalés de ce spectacle mi-arabe, mi-français plein  de fraicheur et d’humour.  Pour se décontracter, la troupe voulait aller dans une boite du plateau. Refoulés ils ont fait semblant de croire que l’importance du groupe non-prévenu en était la cause. Rapatriés à la maison, ils nous ont donné quasiment une pièce improvisée.
La maladie est arrivée sur un Madjid qui a décidé aussitôt : tu ne m’auras pas. Et ça a débuté à la maison : portes  coulissantes, ascenseur, et même des bacs à hauteur de fauteuil au petit jardin. Je revois l’émerveillement de Madjid devant les 1ères figues mûres. Tout cela sous l’œil attentif de « ma biche ».
Sont arrivés aussi les appareils. Je revois Madjid nous faire les honneurs des hauts de Bregille avec son fauteuil super puissant. En qualité de cycliste, j’ai eu  droit à une démonstration de son vélo de travail.
Madjid, c’est  un fan de musique. Sans lui, comment aurais-je pu connaitre les déhanchements de Bob Brozman à la guitare. Pour Madjid, la musique se partage. Me voyant écouter la compilation qu’il avait réalisée d’auteurs divers : « je t’en fais une copie ». Aussitôt réalisée.
Je la passe régulièrement. Maintenant quand je la choisirai je mettrai sur la platine ces morceaux choisis par Madjid, copiés par Madjid avec un soin quasi religieux. Sur fond de mélodies,  je verrai le sourire d’un homme heureux de faire plaisir 

 

fauteuil au petit jardin. Je revois l’émerveillement de Madjid devant les 1ères figues mûres. Tout cela sous l’œil attentif de « ma biche ».

Sont arrivés aussi les appareils. Je revois Madjid nous faire les honneurs des hauts de Bregille avec son fauteuil super puissant. En qualité de cycliste, j’ai eu  droit à une démonstration de son vélo de travail.

Madjid, c’est  un fan de musique. Sans lui, comment aurais-je pu connaitre les déhanchements de Bob Brozman à la guitare. Pour Madjid, la musique se partage. Me voyant écouter la compilation qu’il avait réalisée d’auteurs divers : « je t’en fais une copie ». Aussitôt réalisée.

Je la passe régulièrement. Maintenant quand je la choisirai je mettrai sur la platine ces morceaux choisis par Madjid, copiés par Madjid avec un soin quasi religieux. Sur fond de mélodies,  je verrai le sourire d’un homme heureux de faire plaisir

 

15:14 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Moi, je me rappelle qu'il aimait beaucoup qu'on chante tous ensemble aux réunions de famille...

Écrit par : Marine | 03/02/2026

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