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21/04/2016

Deux et deux font quatre

Je ne vous apprendrai pas que nous vivons dans un drôle de monde qui n’est plus celui de nos parents, ni même vraiment celui de nos enfants. Un monde encombré de chiffres. Mais attention : pas l’enfantin 18 + 22 du calcul mental du matin avec lequel l’instit nous réveillait en primaire. Non, de bon gros chiffres avec plein de zeros qui donnent le tournis.

Par exemple le salaire du patron de P.S.A. avec un salaire de 2015 de 5,23 millions d’euros. Dont, dit-on pour minorer un peu, 2 millions en actions. Ce qui laisse un peu froid ceux qui n’en touchent pas. On a calculé qu’il gagne ainsi 14300 €/jour. Il gagne donc 9,75 SMIC mensuels par jour. Les amateurs de chiffres peuvent continuer, sachant qu’il y a 24 heures dans un jour, 60 minutes dans une heure, etc…

Un joli chiffe aussi : 3 590 000 de chômeurs. En janvier : -27900 ; en février : +38400. Alors, combien en mars ? Mais on a le droit de se tromper. On trouve un écart de 50 000 chômeurs selon qu’ils sont comptés par le B.I.T. ou l’O.C.D.E. ou simplement Pôle-emploi. Cela doit le ragaillardir le chômeur de savoir que son statut est variable selon celui qui le compte !

Beaucoup plus petit, mais assez parlant : 18% d’opinions favorables pour N.Sarkozy. Avec lui, on peut renouveler les antiques problèmes de calcul de notre temps. Sachant qu’un député LR estime la chute de N.S. à 5% par mois, quel sera son score en octobre 2016 ? Les chiffres négatifs sont acceptés.

Un exercice nouveau qui aurait pu booster le sens des maths à notre jeune génération ! Même pas, car on aura sorti sa calculette, ou plutôt son smartphone pour nous cracher le résultat.

11:22 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2016

Deux poids, deux mesures

« C’est pas juste ! » Combien de fois n’a-t-on pas entendu cette expression quand nous étions gamins. Elle n’est pas, malheureusement l’apanage de la jeunesse et on peut la faire sienne aujourd’hui dans beaucoup de domaines où on voit qu’il y a vraiment « 2 poids, 2 mesures ».

La justice précisément ne paraît pas toujours juste. Les medias relatent à satiété que Mohamed, ou même kevin, a ramassé x mois de prison pour une conduite sans permis ou une prise de drogue. A côté de cela, connaissez-vous beaucoup de maires, dont l’exemplarité parmi les politiques ne devrait pas faire défaut, épinglés pour de lourdes malversations, qui aient connu ce sort ?

Mettons aussi face à face Calais et Paris, 16ème. Les bulldozers qui écrasent les tentes ou les cabanes de la « jungle » auront fini leur travail avant qu’ils ne fassent un 1er passage au Bois de Boulogne pour la future maison d’accueil des migrants. Les parisiens mènent un but à zero puisque la fameuse maison n’est qu’à l’état de projet quand la jungle est déjà « nettoyée ».

J’ai emprunté le langage du sport : restons-y car lui aussi mérite des cartons. La puissante fédération de Tennis piétine, si l’on peut dire, allégrement les plate-bandes des serres classées d’Auteuil pour l’extension de Roland-Garros. Une désinvolture bien dans la ligne des présidents successifs, Chatrier, Bîmes, Gachassin, tous visés par la justice. Pour l’instant, gardez vos oranges : ils ne sont pas encore devant la porte de la Santé.

J’allais oublier dans la démesure des mesures dans le sport ma tête de turc attitrée : le P.S.G. Il réussit à être assez fier, avec un budget de 480 millions d’euros, d’avoir écrasé le club de Troyes et ses malheureux 23 millions de budget. Vous objecterez peut-être qu’on gagne au foot avec ses jambes. Certes, mais tout le monde n’a pas l‘argent Qatari pour acheter les meilleures jambes !

Acheter au Qatar, on connaît. On vient à peine de soulever le voile sur les drôles de manières de ce pays qui a réussi à acheter sous des formes plus ou moins honteuses un paquet de voix pour obtenir cette calamiteuse Coupe du Monde 2022 !

15:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2016

Une petite saynète de la vie villageoise

Que ne vîmes- nous pas ce matin, les yeux encore enfarinés d’une « gras mat » du dimanche ? Précipités dehors par un téléphone agressif, nous sommes « accueillis » par une sorte de gorgone en furie. A y voir plus clair les serpents autour de la tête seraient plutôt une tignasse ébouriffée. Donc plutôt une harpie qui hurle après nous. Ca vaudrait la peine de comprendre !

Dans les phrases saccadées par la colère, nous saisissons que des chenilles, écrasées sur le chemin qui sépare nos maisons, doivent venir de chez nous. On sait les chenilles processionnaires férues de procession vers des buts imprévisibles. Donc, pourquoi pas de chez nous à chez elle. On s’empresse d’indiquer qu’on va mettre bon ordre à ce débordement.

Mauvaise réponse ! On a commis là une sottise aux conséquences irréparables. Ces drôles de bêtes vont migrer dans son jardin, sa maison ( ?) et déclencher des séquelles graves. On parle de transports au cerveau (pas les chenilles, la maladie). Et les chiens des « petits », qui ne sont pas là, pourraient en mourir.

On finit par comprendre le but de ces lamentations. En qualité de 1ère habitante des lieux, notre voisine s’est octroyé la position de gérante de l’endroit. Ce qui lui confère le droit d’observer ce qui  se passe chez les voisins. Or, plantant des arbres autour de notre jardin, nous avons obturé les prises de vue. Si donc, un de nos arbres, fauteur de chenilles était coupé, on rentrerait dans l’ordre « normal ».

Hélas, pour les dictateurs en jupons, c’est le genre d’injonctions auxquelles nous sommes hermétiques. Par conséquent, gaulois irréductibles, nous continuerons de vivre dans notre village à l’abri du rempart de nos arbres.

09:13 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)