Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/02/2016

Pas si bêtes

Mon environnement familial plutôt cattophile trouve que mon amour des chats est tiède. C’est une méprise, car de tous les 2 ou 4 pattes qui m’entourent, le chat est celui  que je supporte le mieux. Cette bête passe beaucoup de temps à dormir et d’un naturel indépendant se plait davantage dehors que dans mes jambes.

Je n’en dirai pas autant des chiens. Outre qu’ils sont mes ennemis préférés à vélo, ils se font une vraie émulation dans leurs concerts d’aboiements poursuivis jusqu’à la nuit. Ils sont aussi familiers d’une variante de Petit poucet odorant en parsemant leurs itinéraires de leurs déjections, itinéraires qui sont aussi les notres.

La bête à la mode c’est le cheval. Fier animal certes, mais qui fonctionne comme le chien. C’est sur mes sentiers de randonnée à VTT qu’il répand avec application son crottin. Lequel se fait sentir, on peut le dire, largement et longtemps.

Je pourrais en avoir fini de ma liste de détestation animale mais les princes des Emirats viennent de m’obliger à la compléter. Connaissez-vous le « Abou Dhabi Falcon Hospital » ? Cet hôpital réservé aux faucons est doté des instruments technologiques les plus avancés, à faire pâlir un de nos CHU. Comme le caprice des seigneurs locaux n’a pas de prix, les soins sont gratuits !

Quand on pleure la misère dans un de nos établissements, on pourrait se dire que la « secu » ne nous prend pas pour des faucons mais un peu pour des vrais !

14:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2016

Délivrez nous des "moi, je...!"

C’était une de ces journées parties de travers. Cela commence à la Poste où, scotché devant le panneau annonçant l’ouverture à 9 heures, j’ai attendu 9H 10 pour que ça ouvre. C’était juste sous une neige tombant à gros flocons mouillés. Je comprends un peu ces fonctionnaires : il y a de moins en moins de lettres, pourquoi se presser. Et puis ces retraités qui ont leur reste de vie devant eux devraient venir plus tard !

L’étape suivante se passe chez le boucher. Un monsieur, la liste de madame à la main, demande un type de viande absente de l’étal. L’abîme de perplexité où cela le plonge durerait encore si le boucher ne venait à son secours. Oui, mais cette proposition l’embête : « Il y a de l’os ? - Oui, monsieur- Beaucoup ? – Non, normal pour ce morceau. – Bon, je prends »

Enhardi par l’échange, il explore tout l’étal : « Le museau, là, il est épicé ? –Un peu. – Alors, ça pique ! – Non, pas trop. – Vous m’en mettez un peu » Et de répéter le numéro 3 à 4 fois. Non sans un ultime da capo : « Et comment, il faut le cuire ? » le fameux morceau.

Quand je donne les raisons de  mon retard, mon épouse a l’explication : je piaffe parce que je suis « speedy ». Speedy ou pas, cette façon d’accaparer un vendeur à son profit, captif par destination, m’indispose. D’autant que la petite saynète du « moi, je » se déroule aussi chez le pharmacien où on déroule complaisamment un check-up exhaustif de sa petite personne  ou chez le garagiste où on distribue les points, bons ou mauvais, de chaque pièce de la voiture.

J’entends les chantres écolo-décroissants susurrer que si je ne mangeais pas de viande, si j’allais à vélo plutôt qu’en voiture, me garantissant ainsi une santé éclatante, je n’aurais pas recours à ces 3 commerçants. N’en déplaise aux chantres. A 80 ans passés, je ne culpabilise pas de rendre, sans abuser, une visite de temps à autre à mon pharmacien.

17:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2016

"gai,gai, marions-nous"

Curieusement, depuis mes 80 ans, je ne suis plus attaqué par les offres de contrat-obsèques. Peut-être que les quelques années de cotisations restantes ne suffiraient pas à amortir le contrat. Par contre, et paradoxalement, je suis poursuivi par les sites de rencontre. Quand Attractive World ou Meetic viennent balafrer ma télé, je supporte. Mais ça m’insupporte vraiment quand les mêmes s’invitent sur mon portable ! D’abord parce qu’après un peu plus de 56 ans de co-voiturage sur les chemins de l’existence avec mon épouse, changer de co-pilote est hors de question.

Ensuite, c’est une drôle de prétention de vouloir associer un homme et une femme comme une vis de 4 avec un écrou de même diamètre. On me dira que pour finir par un divorce 2 fois sur 3, le moyen du rapprochement n’a pas  beaucoup d’importance. Sauf que, même par ces temps de tout jetable, on ne choisit pas un conjoint, espéré durable, comme un four à micro-ondes. On a bien la fiche technique, la photo, mais peu d’indications sur le mode d’emploi.  

C’est une même prétention inefficace que peut avoir parfois la parentèle à l’égard de jeunes fiancés. Comment pourrait-elle, avec son âge, son histoire, son expérience, prévoir le bon accommodement de 2 jeunes d’aujourd’hui ? Pour ceux qui du moins  envisagent vraiment de durer, on peut prendre l’exemple du médicament. On sait qu’en influant sur le métabolisme, il y aura aussi des effets secondaires, mais on l’accepte parce que le bilan reste positif.

Sans nier d’éventuels défauts, on décide de lier sa vie avec quelqu’un parce qu’on veut être heureux, au prix peut-être des quelques accommodements nécessaires. Quand ils font défaut entre 2 époux, ils ne gênent que ces 2 personnes. Quand ce refus de compromis intervient dans la vie professionnelle, culturelle, politique, on arrive très vite au grand chaos qui semble être notre lot assez souvent.

Chacun de nous a été lâché dans l’existence avec sa dotation d’égoïsme. Un très vilain défaut qui, non muselé, s’épanouit en agressivité. N’est-ce pas un bon moment, celui de la vie de conjoints, pour s’entrainer à ce travail. Et si, de proche en proche, on s’essayait à remplacer l’égoïsme par la tolérance, ne respirerions-nous pas un meilleur air dans les différentes sphères où nous évoluons ?

09:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)