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02/10/2021

"L'archipel français" (J.Fourquet)

La semaine qui vient de s’écouler aérait l’esprit positivement puisque sportive. C’était en effet les réunions de projection sur la saison prochaine du ski de fond et du vélo. Evidemment, tant qu’on n’a pas la neige d’un côté, et que de l’autre, l’automne freine le vélo, se projeter en pensée sur ces activités fait toujours plaisir en attendant.

C’est aussi le réconfort de se sentir en harmonie avec des copains réunis sur des mêmes habitudes de discipline, de courtoisie, d‘entraide, largement traitées par-dessous la jambe aujourd’hui. Quand notre environnement nous fait savoir plus ou moins subtilement qu’on n’est pas « in » (dans notre langage, pas dans le coup), c’est réconfortant, au milieu des criailleries en cours, de retrouver quelques échos qui nous vont bien.

On ne se fait pas « voler dans les plumes » parce qu’on trouve inélégant un jean doté de plus de trous que de tissu. Qu’on préconise vivement le casque à vélo et que des trottinettes nous frôlent à 30 à l’heure sur les trottoirs sans casque. Pour nous, cyclistes, ne pas passer pour des demeurés, arrêtés au feu, quand une envolée de deux-roues franchit le rouge sans un regard.  

Sans pour autant adhérer à une guerre des générations, je m’inquiète un peu, dans ces prémices de campagne présidentielle, de l’atmosphère en camps retranchés des ilots repérés par J.Fourquet dans « L’archipel français ». Depuis que la candidate à la primaire des Verts s’est fait une place en affichant sa radicalité, tout le monde en rajoute une couche. Et d’envoyer des scuds depuis sa tranchée sur la tranchée d’en-face.

Un espoir dans cette confrontation qui vire au combat : 100 personnalités aussi  différentes que Berger, Canfin, Piolle, Roux de Bézieux, Thuram, s’engagent à débattre sans s’écharper sur une centaine de propositions. N’avons-nous pas un nombre considérable de préoccupations  pour notre pays et ses habitants que nous partageons tous ?

23/09/2021

Dans le bruit et la fureur

Ce blog ne se permet d’aborder la politique qu’en ce qu’elle suscite une réflexion philosophique, ou du moins citoyenne. C’est le cas avec cet évènement plein « de bruit et de fureur » : l’annulation d’un contrat de sous-marins par l’Australie.

Les politiques font mousser l’émotion populaire en trépignant, criant à la trahison, comme des gamins en cour de récréation à qui on a piqué des billes. Ils feraient mieux d’expliquer, même déçus, que ces contrats prévoient des clauses de retrait et qu’il n’est pas extravagant que le partenaire use d’une possibilité prévue au contrat.

Cela pourrait être surtout l’occasion d’une autre réflexion. Dans notre bilan commercial à l’export, l’armement occupe une place prépondérante. Puisque ces ventes subissent des aléas, et ce n’est pas la 1ère fois, ne pourrait-on pas promouvoir d’autres produits à exporter, et pas seulement du luxe d’ailleurs ?

Lors de la dernière élection américaine, les français étaient pour J.Biden quasiment à 100%, d’où sans doute l’amertume particulière ressentie à propos de ce dédit. Sauf que ce sont les américains qui ont élu J.Biden (pas tous comme on l’a vu) et que ce n’est pas étonnant alors qu’il place les intérêts nationaux au-dessus de toute autre considération.

A cette occasion, on ne se prive pas de traiter B.Johnson aussi de traitre. Certes, pendant le Brexit et après, ce 1er ministre s’est montré assez « ficelle » comme on dit chez nous. Mais ça m’embêterait qu’on condamne ainsi les anglais généralement plutôt courtois. J’ai le souvenir de John, chargé d’essayer d’angliciser un peu les français de ma boite américaine. En plus de son amour du hockey, tel un canadien, du vin français, tel un sommelier royal, il montrait un vrai fair-play en toutes occasions.

Parmi tous ces vilains dirigeants, A.Merkel est adulée par ses concitoyens, elle est leur « mutti » ! Par sa frugalité de vie, son appartement entre tram et train, ce qui parle aussi aux français, nourris aux fastes quasi royaux pour le moindre évènement. Sans doute surtout parce qu’elle a su franchir des écueils délicats avec l’adhésion de courants politiques différents et toujours aussi de son Parlement. Puisse le nouveau, ou la nouvelle chancelier(e) inspirer aux prochains présidents français ce mode de gouvernance pour les écueils qui les attendent !

15:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

18/09/2021

Ce n'est pas s simple de décliner son état-civil

Devant cette dame de l’administration qui demandait mon état-civil, ça a achoppé dès le prénom. Alors que j’avais décliné d’une voix intelligible un Maurice, elle me reprit : et les autres prénoms ? Avec l’autorité que confère un poste assis garanti à vie, et peut-être des relents de dobeuliou cachés dans un coin de mémoire, elle m’asséna : tout le monde a 3 prénoms. J’ai tenu bon avec l’anomalie d’un prénom orphelin sans expliquer pourquoi.

Mon père en effet avait hérité d’un prénom très correct, le même que De Gaulle : Charles. Sa sœur, malheureusement, ne l’aimait pas et obligea toute la famille à l’appeler Louis, contraignant mon pauvre papa à naviguer entre l’officiel et le familial. Après ça, je vois bien mon père déclarant son garçon à la mairie : ce sera Maurice, point-barre !

Cette fois, dans un club sportif (j’avoue, je touchotte un peu de ce côté-là) c’est mon nom qui achoppait. Après que j’eus épelé g,i,r,o,t, en appuyant sur ot,  j’entendis : le Girod jurassien s’écrit avec un D. Devais-je expliquer que né aux marches du Jura, mais tombé dans la proche commune voisine bourguignonne, je ne peux prétendre à des racines jurassiennes d’origine.

Aussi bien avec ce nom propre plutôt commun, je suis habitué à toutes le fioritures, aut, aud, ault, bien sûr od, qu’éditent des imaginations primesautières. Pas autant primesautier qu’E.D.F. m’adressant un mail, sous mon nom de messagerie correct mais : Cher Monsieur Girod, avec od. Vu mes factures avec eux, le cher n’est pas dans le sens affectueux.

Si un jour, les habitants de Flamanville reçoivent du courant de leur E.P.R. et qu’ils écrivent : cher fournisseur E.D.F. on ne pourra guère se tromper sur le sens de l’adjectif !

Je vous passe encore celle qui me réclamait les 3 chiffres après le 21 de ma commune de naissance. Revenu dans les terres jurassiennes, 1 semaine après l’évènement, dans les bras de ma maman, je n’ai pas pensé à emporter les chiffres qui suivaient le 21. Qui n’existaient pas encore à e moment-là.

Ces péripéties amusent un moment mais en abuser, comme eut dit Brassens, « en abolirait le charme ». C’est pourquoi, si je dois me réincarner, je veux tomber dans une famille du nom de Martin, comme tout le monde, et doté de 3 prénoms, par exemple : Jésus, Marie, Joseph, pour qu’on ne m’embête plus. Quoique, si d’ici-là, tous les garçons e prénomment Jason ou kevin, je vais encore faire bande à part.

15:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)