Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/01/2025

Bonne année, pourqoi pas ?

Je trouve le rituel qui  consiste à adresser des souhaits de bonne année chaque 31 décembre plutôt sympathique. Comme je ne suis pas le pape, je n’enverrai pas mes vœux de bonne santé et de paix urbi et orbi. Je m’en tiendrai à mes fidèles lecteurs à qui je souhaite de garder de bons yeux pour lire et regarder tout ce qui nous entoure. Je leur souhaite aussi de garder l’esprit de tolérance qui leur fait supporter sans sourciller mes foucades épistolaires pas toujours compréhensibles.

En réalité c’est plus que de la tolérance dont on aura besoin à l’aube de cette nouvelle année. On peut penser que le patriarche Kiril a souhaité à son paroissien Vladimir de ne pas se tromper dans toutes les sortes de bombes qu’il envoie. Les durs autour de Netanyahou lui auront témoigné leur soutien pour continuer à narguer la CPI en attendant de comparaitre chez lui. Les évangélistes américains ont prié fort pour que leur héros Trump commence un règne aussi glorieux qu’il le promet.

L’équipe de notre 1er ministre, qui on le sait ne passera pas l’hiver, lui a sûrement souhaité un bon retour à Pau, « plein d’usage et  raison ». Déjà chez les romains, après les soucis, il fallait manger d’abondance. Le réveillon sert maintenant d’exutoire. Je me souviens qu’étudiant à Paris, j’étais ébahi dans cette fameuse semaine par chaque bistrot dont les vitrines étaient barbouillées de menus plantureux. Des menus plus riches encore aujourd’hui mais offerts sur internet ou QR code sans barbouiller ses vitres.

La nourriture s’’est aussi démultipliée pour offrir à Noel des fruits muris dans l’autre hémisphère ou un autre continent. Pour digérer ces merveilles, il faut des nectars de bonne venue à ingérer jusqu’à plus soif ! Attention : le Retailleau nouveau s’était engagé à une chasse record sur les fêtards avinés. Au résultat ceux-là sont passé au travers mais plus de 200 voitures brulées de plus qu’en 2023 et les interpelés l’ont été pour des mortiers de feux d’artifice. Avec 90000 gendarmes et policiers seulement on ne peut pas tout faire.

A l’abri dans notre maison, on aurait pu s’offrir toutes les licences. Mais le coin de garage qui sert de cave est assez squelettique et ne connait nulle boisson à bulles. Surtout à notre âge, l’estomac plus que la sagesse ne va pas bien avec les excès de table. Dans une sorte de duo romantique nous avons fait un réveillon frugal sublimé quand même d’une ultime bouteille de Jura.

L’esprit tout à fait libéré nous nous sommes souhaité de traverser cahin-caha mais sereins cette nouvelle étape. Nous avons souhaité pour nos proches qu’ils gardent l’énergie et le dynamisme qu’ils nous montrent. Souhaité aussi qu’il puisse  leur arriver de bonnes surprises, eux à qui il reste encore beaucoup d’autres années pour les savourer.      

10:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

28/12/2024

Des brins de soleil dans l'hiver de mon âge

Dans ces temps de fêtes, largement teintés de mélancolie, on entend à journées faites l’expression : « il ne passera pas l’hiver ». A nos âges, ce mantra incessamment ressassé interroge.

Ayant passé sans dommage les froidures et vaincu la neige, nous passerons probablement cet hiver-ci. Mais quid de celui  de 2025, de 2026 ? Et surtout de 2027 où au printemps, si on n’a pas élu la faiseuse de rois, quelle personnalité imprévue aura décroché la timbale ? Pour se désembuer de ces pensées un peu funèbres il faut s’arrêter sur quelques pensées heureuses.

Et d’abord, après avoir échangé avec quelques veuves amies, se féliciter de vivre encore à deux.  Chacun avec des pointillés de faiblesse est encore capable d’aider l’autre et réciproquement. Et nous avons des enfants plein d’affection pour nous.

Lors de l’A.V.C. de mon épouse, tout le monde était immédiatement sur le pont prêt à participer à la gestion nécessaire. Ils ont même commencé d’élaborer des stratégies pour gérer l’après. Et cela fait sûrement partie des facteurs de guérison.

Comme le dit ce curieux  verbe intransitif, ils nous prolongent. Ils nous emmènent vers des territoires imprévus. L’un nous fait essayer le pique-nique nocturne à la lumière des réverbères. L’autre nous montre qu’on peut frôler des afghans avec un camping-car. On n’a pas besoin de surprises pour notre fête, on a des surprises quasiment toute l’année

Nous avons aussi la chance que 2 de nos petits-enfants soient à Grenoble. Outre les bouffées de jeunesse qu’ils nous prodiguent et l’affection qu’ils nous témoignent, sur ces machins modernes ils nous ouvrent souvent des portes qui, sans eux, resteraient « closed ».

Dans ce pays enfin, souvent agité de soubresauts chaotiques, on a la chance par exemple de pouvoir bénéficier de l’hôpital gratuitement surtout si c’est grave. La chance aussi de ne pas être américain en 2025 où Trump et son âme damnée pensent installer les bitcoins en  monnaie nationale. Comment pourrais-je chaque matin, tel harpagon, compter un à un les euros de ma somptueuse retraite ?

17:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2024

Une autre catégorie de "bi"

Avec ce froid quasi jurassien agrémenté d’un vent polaire, j’avais bonne conscience de ne pas gambader dehors et de rester au chaud dans mon fauteuil. En outre la télé nous proposait une course de biathlon. Ce sport pose une question de fond justement. Pourquoi en glissant sur des skis pas forcément de manière  aisée, doit-on en plus s’embarrasse d’une carabine et ponctuer sa course de quelques tirs sur des cibles ?

C’est encore un truc qui vient des militaires. Un peu avant le début du XXième siècle, le grenoblois Duhamel avait repéré chez les nordiques ces drôles de planches qui permettaient de se déplacer sur la neige où on avait jusqu’alors des raquettes et il en avait expérimenté une paire sur les pentes de Chamrousse.

Mais les militaires toujours à l’affut d’améliorer leurs prestations ont vite adopté cet outil permettant d’aller dans des coins jusqu’alors inaccessibles et de se déplacer rapidement sur la neige. Et en 1900 un 1er régiment de chasseurs alpins est doté de skis. Qui feront des merveilles, plus qu’avec les fusils, quand Lionel Terray et les meilleurs alpinistes du moment, intégrés à la fameuse Compagnie Stéphane, seront sur les pentes du Mont-Cenis.

Y aurait-il un  virus guerrier depuis Vercingétorix ? Notre fils rêvait d’un pistolet. Sa mère n’en voulait pas à la       maison, fut-ce en jouet. Le garçon, discipliné et obéissant par ailleurs, assouvit son désir d’arme chez le voisin doté d’une carabine. Qui lui apporta peut-être du  plaisir mais surtout une dent cassée. L’autorité parentale était sauve  puisque le défi était chez le voisin.

Pour en revenir aux biathlètes, ils ne semblent pas atteints du virus. De ce que je sais, pas chasseurs, ils laissent courir les sangliers et les chevreuils. Même si leur pseudo-amateurisme les incorpore aux douanes ou  à l’armée, ils réservent leur carabine au tir sur les cibles du biathlon.

Nous avons essayé de mettre nos enfants et petits-enfants sur des skis (sans carabine). Puisse cette activité, un brin ringarde, leur épargner la tentation de vouloir faire du mieux avec ce qu’on a, comme les militaires le font avec les drones aujourd’hui.

09:04 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)