Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/03/2024

L'Europe a de la ressourse

En choisissant l’Hymne à la joie, les pères de l’Europe montraient un sens prémonitoire. Ils prévoyaient de jeter un voile joyeux sur les tiraillements entre tiraillements qui risquaient de se produire.

Et nous y sommes. Certains états veulent faire bande à part et cesser leur appui à l’Ukraine sous le sourire amusé de Poutine. Le fringant Bardella propose de démonter le puzzle et d’enfermer chaque état dans ses remparts pour y entonner leur chant favori : « On est chez nous »

En réponse l’Europe n’a pas lancé un hymne, mais a dégainé une joyeuse idée. Autoriser les résidents à amener leur animal de compagnie dans leur EHPAD. Idée illustrée par un EHPAD modèle à Amboise qui a adopté un lapin. Depuis l’arrivée de l’animal le fonctionnement de l’établissement est transformé. Les résidents caressent le lapin, l’emmènent en balade (en laisse ?). Tout en notant ce mieux-être, la directrice évoque les soucis, pour UN lapin, d’approvisionnement en nourriture ou d’évacuation de crottes.

A ce stade, le projet n’a pas de limites (un cheval ?). A part les souris, les lapins et quelques serpents, la grande partie des élus sera chats et chiens De ce que j’observe dans mon quartier, quand un chien aboie, tous les chiens du voisinage entament leur partition pour un ensemble très agressif. J’observe aussi leur manie de déposer leurs crottes où il ne faut pas. Gare aux couloirs de l’EHPAD où les semelles et les roues des fauteuils vont s’emplâtrer. A la place de la télé, les résidents seront occupés à nettoyer leurs semelles.

Le parti animalier qui a le vent en poupe pour les prochaines élections nous apportea sans doute sur ces détails d’utiles précisions. Un autre candidat s’est manifesté aussi : le patron des chasseurs. Cet impétueux qui se voit président d’une NRA française va demander qu’on puisse apporter son fusil. Alors gare ! Avec les gestes mal assurés des gens âgés, un coup est vite parti. Si c’est sur un lapin, pas de souci : il y aura du civet au déjeuner.

Si c’est sur un résident, c’est plus compliqué. Est-ce que l’U.E. participera aux frais d’obsèques et fera donner l’hymne à la joie pour réconforter la famille et les résidents  ?

09:16 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2024

Pensées d'un fondeur repenti

Ce printemps précoce a fait fleurir des volées de cyclistes aussi denses que les primevères dans mon jardin.  Le plaisir des prochaines sorties est décuplé pour moi par l’abandon du ski de fond.

En effet ce sport qui m’a permis de superbes randonnées présente des lacunes. Quand vos skis, dans une glissade effrénée, vous emmènent vers je ne sais quel abîme, vous cherchez les poignées de frein, et il n’y en a pas. Inversement, quand vous montez, vous aimeriez jouer du dérailleur, et il n’y en a pas non plus. Aussi bien, dans ce cas, la vitesse tombe toute seule.

Et cerise sur le grand plateau, le vélo est un des rares sports qui se pratique assis. J’ai dit assis, mais sur une selle de vélo. Cet équipement indispensable sait se rappeler à notre bon souvenir dans les 1ères sorties de manière lancinante. On envierait les fanas, pleins de zénitude, qui roulent en hiver sous la pluie ou par -5, et se font des fesses en béton. Pour les classiques qui respectent la trêve hivernale, après 2 ou 3 sorties, la cohabitation fesse-selle s’apaise.

Entamer la saison c’est entamer les rencontres avec nos ennemis habituels. C’est le tas de sable oublié sur la piste. Ou le chien sans laisse qui gambade loin devant son maitre plongé dans son smartphone. Les voitures, privées de notre présence sur la route, viennent marauder sur nos espaces protégés.

Ces vicissitudes  sont compensées par de grands moments de plaisir.  Dont par exemple la pause casse-croute. Accueillis souvent dans un bistrot bienveillant on peut étaler son séant sur un support plus large qu’une selle. Ce qui facilite les conversations et les commentaires. Sur une pompe qui s’est essoufflée, une clé à rayons miraculeusement retrouvée dans une sacoche.

Mais la discussion s’élève parfois à des hauteurs quasi philosophiques. Une philosophie rustique du type « Rien ne sert de courir… » ou « un tiens vaut mieux… » Aussi bien, on a  accumulé tellement de kms ensemble qu’on sait tout du vélo.    

17:13 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2024

Quand l'élite se délite

On vient de voir apparaître un neveu Kennedy qui se présente en candidat à la présidentielle américaine. Pourquoi pas ? Le très drôle c’est qu’il  que d’après les sondages (quels sondages il va battre les 2 candidats actuels : Qu’on se rassure : je ne vais pas commenter la politique américaine qui nous envoie assez d’infos dérangeantes.  Ce jeune candidat ( 70 ans) illustre mon propos d’aujourd’hui : le fossé énorme entre ces  personnes qu’on appelle élites et les gens ordinaires.

Restons avec la politique. Il suffit de voir Macron, ou un de ses prédécesseurs tenter d’expliquer, avec les mots ciselés à l’E.N.A., la P.A.C. à des agriculteurs venus de Moiron par exemple. Même en se  contrôlant, ces élites n’arrivent pas à masquerr la suffisance qui les habite. Et de déchainer par vagues des gilets jaunes, des bonnets rouges et, de toutes manières, des gens qui voudraient qu’on les considère.

Se plaçant au dessus de la loi, prenant l’avion en prêchant le train, roulant à 180 K/H en fustigeant les chauffards. Ils s’autorisent évidemment quelques privautés avec le personnel féminin. Même ce maire d’une petite bourgade, gagné par le prurit du pouvoir, harcèle sa secrétaire.

Les intellos que les médias sollicitent, porteurs présumes d’une intelligence supérieure, ne manquent pas de le faire savoir, leur dernier livre en bandoulière. Pour eux, un bac avec mention à Dijon ne peut pas saisir ce qui sort d’un cerveau modelé à Stanislas ou à l’école alsacienne. Et de semer, ici ou là, quelques mots incompréhensibles si on n’a pas fait 3 années de grec.

Pour se pencher vers le peuple, les pontes de la télé ont proposé des émissions populaires. Mais l’ensemble du plateau, pris d’un coup de parisianisme, s’offre des bouffées de quant-à-soi et rigole de bon cœur à l’évocation d’actions auxquelles eux seuls ont participé.

Cette jouvencelle qui se sent dans l’élite puisqu’elle est à la télé à Paris, nous déverse des flots de commisération à l’égard de ces pauvres « personnes z’âgées », mal à l’aise avec l’internet. Ces personnes en effet, munies d’un téléphone capable de téléphoner à un humain se dispensent du détour par Doctolib pour un rendez-vous.

Le fossé entre le haut et le bas est donc infranchissable ? J’aurais bien une idée : remplacer le stage des futurs énarques à la Préfecture pour le faire dans une ferme berrychonne. Ou bien, à l’instar  de certaines prépas, inaugurer la rentrée par une randonnée en montagne où ils feraient cuire leurs patates sur un feu de bois. Mais, sans doute, « je fais un rêve ».

17:17 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)