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07/08/2018

Ce jour là

Périodiquement mes proches proféraient cet ukase : tu ne devrais pas regarder la télé. Habitué à braver les ukases, j’ai regardé la télé et le menu du jour n’était pas loin de leur donner raison. Jugez-en plutôt.

Cela commençait avec les 2 énergumènes qui, en s’expliquant, à leur façon, ont démoli une partie du mobilier de l’aéroport  et retardé d’une ½ heure les départs des avions en partance. Le highlight : une bande de supportrices hurlant à l’injustice parce que le juge avait décidé de mettre les 2 rappeurs en prison préventive pour les calmer. Si le « dura lex sed lex” est un peu raide, on ne le fléchira pas avec des hurlements.

La 2ème « nouvelle » nous menait  au zoo de Beauval pour l’anniversaire du bébé panda.. Une autre troupe non moins hystérique martelait qu’il fallait être là à n’importe quel prix. A n’importe quel prix, c’est le mot mais tu dans le commentaire, entre le coût de l’avion spécial pour  le transport, le loyer payé à la Chine pour le prêt des bestioles.

Très inattendue, la nouvelle suivante : comme hier et comme demain, un  pic de pollution; Avec l’antienne habituelle, qu’on a du mettre sur disque, en pareil cas il faut boire et se faire du souci pour les personnes âgées.

Une vraie actualité :on y soulignait que c’était le départ et le retour des vacances avec 700kms de bouchon. Le support audio-visuel qu’est la télé, plus visuel qu’audio, s’attardait sur l’image de passagers  de voitures complètement déconfis. Tout en compatissant à leur malheur, comme on nous y invitait, je me  disais qu’au moins ils faisaient partie de la grosse moitié de français qui vont en vacances et qu’ils ont choisi ce jour et cette sorte de repos. Mais, c’est vrai, à l’aune de Paris, tout le monde part en vacances.

Devant cette déferlante de banalités, j’ai eu envie de mettre la télé en berne et de m’en tenir à mon « Canard » hebdomadaire et au « Monde » chaque matin sur la tablette. Mais, piètre citoyen, comment amortir l’investissement de ma redevance TV ?      

17:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

31/07/2018

Vive la "vélorution"

Le temps dédié à la célébration du vélo est écoulé : le Tour de France a plié ses tréteaux. Malgré les rebuffades dont il est l’objet, il attire toujours autant. On a vu des kyrielles de spectateurs s’agglutiner au long du parcours et particulièrement en haut des cols. Pour autant, on n’a pas assisté, comme après une Coupe de monde de foot gagnée, à des flopées de gamins s’inscrivant au club local (souvent pour un petit mois ou deux). On laisse le Tour aux pros et l’engouement des amateurs remonte à bien plus loin.

Tout le monde participe à cette déferlante. Les mairies ont commencé avec leurs Vélib’ et autres déclinaisons. Pour constater souvent qu’on s’attribue volontiers ce qu’on croit le bien public quand on ne le démolit pas. Plus astucieusement elles ont pourchassé les voitures du centre-ville. Une bonne grève des transports qui dure aide aussi à retrouver les vertus du vélo.

Après les chantres patentés du cyclisme, d’autres auteurs plus inattendus, D.Tronchet ou P.Heran, entonnent à leur tour des antiennes glorieuses. Il y a une vraie émulation pour prophétiser la victoire du vélo sur la voiture à 15 ans, ou à 10, voire plus tôt encore.

En réalité, ni les villes, ni les auteurs n’ont besoin de plébisciter cette vague qui déferle toute seule. Cette dame plus toute jeune revient du marché avec ses légumes dans le panier à l’avant du vélo. Cette pimpante demoiselle qui ne quittait jamais ses hauts-talons part au travail chaussée de tennis puisqu’à vélo. Le désir bien connu « d’en être » fait prendre à beaucoup le train en marche ( le vélo bien sûr).

Assez peu de gens peuvent se vanter, comme moi, de 80 ans de vélo. Du tricycle enfantin à la bête de course tout carbone, en passant par diverses haridelles plus ou moins randonneuses. Comment n’applaudirais-je pas à ce sursaut du vélo se rebiffant contre notre ennemie de toujours : la voiture.

 

17:32 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2018

Un km à pied, ça use, ça use..(vieux chant pour aider les marcheurs)

Généralement les jeunes manifestent une sorte de condescendance vis à vis des anciens qui le leur rendent bien. Dans la famille de mon épouse, ce sont les jeunes qui dominent et particulièrement sa jeune soeur. Sous son impulsion, on adhère de plus en plus au bio, on mange des courgettes cuites à la vapeur, on restreint le sucre, dénommé le "poison" par la maitresse. Elle  vient d'inciter mon épouse à se munir de chaussures particulières. Elles doivent être souples, un peu sportives, mais avec des airs de luxe.

Si on ajoute qu'il leur faut une pointure adaptée aux pieds qui soutiennent sa  grande stature, qu'elles doivent ménager un récent souci médical, le choix sera difficile. Autant dire qu'on vise "Mephisto", dans son domaine la marque de référence. Et voici la déchaussée partie à la recherche de la perle rare.

Elle nous revient avec des chaussures qui ont le prix des Méphisto, mais qui ne sont pas des Méphisto. Elles correspondent au cahier des charges : d’allure sportive, d’un luxe terriblement discret. Passés les 1ers instants d’admiration, il me reste à me préparer à mon rôle de majordome anglais qui adoucit les chaussures neuves de son lord. En effet, par une heureuse conjonction, nous partageons, avec mon épouse, la même pointure. Il est  donc admis que je porte ses chaussures neuves pour les « faire ». Mes pieds de baroudeur ayant la capacité de modeler le cuir.

Guère après la conclusion de ce contrat, il y a comme un nuage sur cette belle opération. Selon une coutume, devenue habituelle chez nous, on fait 2, parfois 3 échanges avant d’adopter une nouveauté. Mon épouse, dans son meilleur rôle de « hardeuse », se sent d’affronter le monstre « Méphisto » Et elle le fait, rentrant triomphante, avec de nouvelles chaussures.

Ajustées au prix « Méphisto », elles en sont réellement. Du coup, plus nettement luxe que sport, et même, comme on dit d’une tenue : « habillées ». Je ne suis pas sûr qu’elles correspondent au projet de la petite sœur. Du moins mon épouse, toute à la joie de sa « victoire », envisage, avec elles, des kms sans douleur. Tellement bien les petites dernières qu’il est possible que je sois dispensé du boulot de majordome !

18:20 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (0)