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16/12/2021

Fin prêt de A à Z

Dissipons tout de suite un malentendu : ce post ne traitera pas de la présidentielle et ne parlera pas du monsieur dont le nom emprunte la dernière lettre de l’alphabet. Les medias lui font suffisamment la cour pour que je n’ajoute rien pour grossir sa bulle. Je veux seulement dire, dans la conception habituelle de l’expression, que je suis fin prêt, de A à Z,  pour la saison de ski de fond qui s’annonce.

A comme Athlétic club, le lieu où chaque semaine des retraités comme moi tâchent de dérouiller leurs muscles engourdis. Une bande assez appliquée, heureuse d’avoir pu retrouver cette salle après les fluctuations provoquées  par le virus. L’énergie déployée, entre 2 conversations masquées, dit assez qu’on veut rattraper le temps perdu !

E comme équipement. Aussi amateurs qu’on veuille l’être, une tenue adaptée à la neige s’impose. Même en se rappelant ce suisse, aperçu sur les pentes de Zinal, en costume, cravate et chapeau, illustrant tout à fait la manière authentique et utilitaire de se déplacer sur la neige. Skieur frontalier mais classique, je retrouve mes équipements éparpillés, heureux de tomber sur  la veste tous-temps délaissée depuis des mois dans son tiroir. 

La neige se prépare aussi avec une petite couche d’attente qui augure des suivantes. Fauché en pleine saison l’an passé par le Covid, je vais m’en payer des kilomètres. Pas des supplémentaires pour compenser, mais tous ceux que mes jambes voudront bien m’offrir.

A fouler avec une certaine dévotion, car nous sommes peut-être parmi les derniers à retrouver des flocons chaque hiver. Dans ce monde de fous, sans supporters puisque pleinement amateurs, foulons la piste sereinement sans risquer  de prendre une bouteille derrière la tête !

Z comme zéphir. Tel m’apparaitra, après la belle saison de ski, ce vent qui, à vélo, ne manque jamais de souffler de face. Et qui me permettra de dire, au printemps, à mes copains cyclos, qui ont oublié les fables de La Fontaine et leur forme d’avant l’hiver : « tout me semble Zéphir, tout vous est Aquilon » !

15:53 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

28/10/2021

UNe autre sortie d'automne

Le Maire de Grenoble, qui avait interrompu son ouvrage pour la primaire verte, a poursuivi la création de pistes cyclables en ville qui sont une splendeur de pistes, de vraies autoroutes à vélo sans péage. Malgré cette munificence, je vais plutôt sur la piste campagnarde le long de l’Isère  qui a  mes faveurs.

Comme on peut s’y attendre sur une piste, jours ouvrables ou non, celle-ci ne désemplit pas. Tous les types de deux-roues s’y côtoient, depuis les jeunes marmailles, en passant par de fiers adultes filant comme le vent. Avec leurs montures, on a là un véritable musée du cycle roulant et vivant.

Sur cette piste à priori réservée aux vélos, on n’est pas obligé de présenter un passe-vélo. Ce qui attire un peu tout ce qui peut bouger. Outre les piétons et poussettes, un utilisateur inédit : le cheval. Se sentant sans doute incongru, il passe quand on n’est pas là. Mais il laisse une trace de son passage en forme de crottin largement répandu au milieu de la piste.

Pas inédits mais fidèles au poste, les chiens sont là. Malgré ma prévention avouée vis-à-vis d’eux, je serais prêt à les tolérer sur la piste au bout d’une laisse. Ce que délaisse un bon nombre de maîtres. Comme cette dame dont l’animal vient de flirter avec mes mollets, et à qui j’ose une remarque. A son chien bien élevé, je fais remarquer le grand nombre de pratiquants dont de jeunes enfants. Au nouveau déni, j’oppose le chien bien élevé qui a sauté à la gorge d’une dame de 70 ans et l’a tuée. Evidemment, son chien ne ferait pas une chose pareille.

Avant l’imparable « mon chien est assuré », conscient depuis longtemps qu’on perd sa salive et son temps à vouloir débattre contre la mauvaise foi, je reprends la route. Pour ne pas polluer le plaisir de la balade, mieux vaut brasser des idées positives. Dont  celle-ci : j’ai une certaine chance de me trouver là. Sans aller jusqu’à la référence à mes amis de Vaux disparus l’an dernier, je compte assez de copains du club qui ont dû laisser toute activité physique suite à une maladie ou un accident de santé.

En outre, la balade donne à s’émerveiller de cet environnement, de ces équipements que peuvent nous envier d’autres villes. Et tout cela dans un décor de montagnes en fond de tableau !

Il y a un autre équipement remarquable dans cette région. Ce sont les hôpitaux. Le vélo justement m’a donné l’occasion à plusieurs reprises d’en constater la compétence. Parmi ce grouillement d’usagers, à vélo ou à pied (avec chien), qui vagabondent librement, je dois me concentrer sur ma conduite si je ne veux pas risquer une visite supplémentaire !

10:43 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

15/10/2021

Sorties d'automne

En octobre, les sorties-vélo de mon club brillent de leurs derniers feux. En effet, quand la température atteint 10° ou moins, ces « personnes fragiles », même emmitouflées comme des inuits, rescapées du covid, à grand coups de vaccins et autres précautions dûment respectées, ne peuvent risquer une « fluxion de poitrine », (ainsi qu’on nommait dans leur enfance une pneumonie).

Pour courtes et aplanies qu’elles soient, les sorties prévoient de fréquentes pauses. Car à cette saison, comme en été d’ailleurs, les retraités viennent autant causer que pédaler. Pas de politique, ni de religion, selon une règle non-écrite et parfois écrite des associations. Celle de ma salle de sport en revanche a un peu oublié la règle quand le virus a fait fleurir les discussions.

De quoi parlent-ils alors ces retraités cyclistes ? De leurs maux divers évidemment. Entre la prothèse de hanche de l’un, la cataracte de l’autre, à quoi s’ajoutent des poses de pacemaker ou des plaques au tibia, un étudiant en médecine, participant à une pause, réviserait ses cours d’anatomie.

Ces retraités, généralement pas « bac+5 », ni même bacheliers, m’étonnent par leurs connaissances. En tant que dauphinois, ils n’ignorent pas que leur province fut un des berceaux de la révolution. Comme tout le monde, (ou presque), ils savent que la famille Périer a accueilli les 3 ordres dans leur château de Vizille. Il y en a toujours un pour prolonger la généalogie jusqu’à Casimir Périer choisissant de délaisser ses jardins au profit de la politique.

En géographie, ils ne sont pas mal non plus. Dans le massif de Belledonne, ils montrent des plantes symptomatiques d’un sol granitique. En Vercors, après le cours sur le calcaire, en désignant une ammonite ils peuvent montrer que la mer recouvrait ce sol il y a quelques millions d’années.

Un bon nombre d’entre eux verseront bientôt vers le ski de fond. Les pauses seront plus fréquentes et moins bavardes, quand le souffle sera court, avec sans doute d’autres histoires à raconter. Enfouies sous la neige en effet, les ammonites ne seront plus prétexte à des retours en géologie !

09:16 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)