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19/08/2019

Trottinons un peu

Aujourd’hui, il faut qu’on parle trottinettes

Ce jouet enfantin du temps de nos dinettes.

L’aimable engin a maintenant un moteur

Dont usent abusivement ses utilisateurs

Depuis que la technologie a fondu sur elles

Elles provoquent sans arrêt des querelles

A Paris c’est le thème de tous les candidats

Faut-il les tolérer ou bien pas ?

Mon arrière petit fils en a une sans moteur

Motorisé à 3 ans ce serait un malheur

Mais je me demande pour la p’tite sœur à venir

Avec le progrès, comment ça peut finir

Dans ma ville où on est plutôt fan de vélo

On ne les voyait pas envahir de si tôt

Jusqu’à que l’une d’elles m’envoie sans remords

Tâter encore une fois des graviers du décor

 C’est juré : on ne m’y reprendra plus

En attendant, j’en reste sur le cul

 

16:01 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2019

Le vélo, je supporte, le foot m'insupporte

Avec le mois de juillet s’ouvre une période de turbulences. Il faut jongler entre les rencontres vacancières où nous sommes alternativement des hôtes accueillants ou des hôtes accueillis et le rituel incontournable du Tour de France. Avec quelques carambolages.

Celui de cette semaine : le pic de la rencontre rituelle franco-italienne tombe pile le jour de l’étape du mythique Tourmalet. Du temps de mes jambes septuagénaires j’ai vaincu ce Tourmalet et leur mémoire kinesthésique dit encore que, là, on ne pédale pas que pour se dégourdir les jambes. Evidemment que je me sens en pleine empathie avec ces champions !

Et je comprends aussi la ferveur de tous ces gens massés au bord de la route pour communier avec leur effort. Certains auront poussé l’empathie jusqu’à rejoindre le col à vélo.

Cet enthousiasme bon-enfant n’a vraiment rien à voir avec les manifestations outrancières qui ont marqué les succès des  algériens en coupe de foot. Je ne vois pas tellement en eux des algériens mais  de stupides supporters footeux. Et on peut se demander à quel point la cervelle d’un tel « supporter » est si ratatinée qu’elle ne peut manifester sa joie de voir son équipe gagner qu’en vandalisant et en brulant !

Plus que la taille du cerveau, peut-être normale après tout, c’est la manière dont on l’utilise qui est défaillante, traduisant un immense manque d’éducation. Pas résorbé par la puissance publique  qui ne connait que le baton. Elle- même un peu responsable. Comme les chaines de télé, à la chasse permanente à l’audience se prostituant dans des programmes inertes parce les gens aiment ça, elle investit dans des stades faramineux, distillant l’idée que le foot, sport national, est rassembleur.

Et ça se répand comme une gangrène. Depuis que nous avons une équipe municipale écolo, nous avons peu vu d’aménagements pour les piétons ou les cyclistes. Mais elle nous offre un nouveau stade de foot. Dans une ville de 10000 habitants, si on enlève les vieux, les bébés, les femmes enceintes et les irréductibles qui préfèrent le vélo, qui pourra bien remplir ce stade supplémentaire. 

 

17:57 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2019

Les embarras de ma rue

Invité par la Mairie à participer à une réunion à propos du projet d’un nouveau stade, je voulais y voir un souci d’écoute des citoyens. En fait, il ne s’agissait même plus de « vendre » le projet puisque déjà décidé. Mais de tâcher de faire oublier les désagréments à venir des travaux, souvenir de ceux du stade précédent, en vantant les avantages du nouveau terrain.

Et d’abord de recolorer de jeunesse une ville déjà équipée de 2 stades dédiés aux boulistes, sportifs qui sentent un peu le retraité. Des jeunes qui seront mis à contribution, forcés d’arriver à pied puisque on ne voit pas d’espace pour des parkings. Dans le stade actuel le parking, pour les footeux, c’est secondaire. Ils préfèrent monter leurs voitures sur les trottoirs, voire sur les pelouses, pour être près de l’entrée du stade, en laissant les places libres du fond, trop lointaines sans doute pour leurs pauvres jambes de sportifs.

En apprenant que le nouveau stade bénéficiera de l’habilitation FIFA, les oreilles se dressent. On a le souvenir du stade de Grenoble vanté par le Président de la Métro, maître d’œuvre, qui allait booster l’équipe de foot. On a vu le résultat : un stade, mais aussitôt une équipe perdue dans les profondeurs du classement des dernières divisions.

On affichait  aussi que c’était pour faire mieux connaitre le sport qu’on avait mobilisé la place de la Concorde en y installant 150 activités, dont des piscines. En fait, je crois qu’on a surtout voulu appâter pour les J.O. 2024 que n’enthousiasment guère les parisiens, ni les français.

On devrait s’inquiéter quand les politiques se mêlent de sport. Pour contrer la venue de « burkinis », le Maire de Grenoble a pris la décision radicale de fermer les piscines. Dans les records de canicule qu’on a connus, les piscines auraient du être gratuites, ouvertes à  tous sans distinction d’âge, de sexe, de religion. Bien enfermée dans leurs 4 murs l’eau des piscines ne connaitra pas de vague intempestive.

 Dans cette époque où le sport est pollué par les politiques, par l’argent aussi, je repense à l’esprit de Coubertin, qui ne se doutait pas que le sport pouvait être une béquille de la politique. Pensant à lui,  je vais chaque matin à pied, sauf les jours de canicule, jusqu’à la boulangerie. Je peux ressentir une inquiétude pour une jambe mal réveillée, pour la baguette qui a pris quelques centimes supplémentaires hier, mais en aucun cas me soucier de savoir si un politique m’aurait poussé sur le chemin.   

 
 

10:24 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)