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01/11/2018

Tricher au jeu sans gagner est d'un sot ! (Voltaire)

Chacun de nous aspire non pas à sa part de bonheur (on ne peut quand même pas demander l’impossible) du moins à se sentir vivre normalement “bien dans ses baskets” (n’ayant plus d’ados sous la main, je ne suis plus au fait des derniers avatars de la “zénitude”) Et que surviennent les difficultés, et l’époque ne manque pas d’en proposer, le réflexe courant est de s’en prendre à l’environnement, à autrui dans une posture de victime, un statut pouvant provoquer intèret et compassion, quitte à truquer un peu les faits.

Le moindre match de foot nous en offre une palette édifiante. Il suffit de voir avec quelle maestria celui-ci se tord de douleur après un coup éventuellement reçu et espérer ainsi obtenir la sanction de l’arbitre. D’ailleurs l’auteur présumé, assez  conscient de n’avoir rien fait, de se précipiter auprès du “blessé”, espérant, lui, éviter par sa sollicitude le carton jaune.

En matière de jeu, nos ténors politiques sont plutôt de bons acteurs. On en a vu dans les derniers temps quelques-uns soupçonnés de tricheries fiscales, objets de perquisitions, pousser des cris d’orfraie au complot politique dont ils étaient l’objet. Parmi ceux-ci, Mélenchon a même filmé la scène à destination des médias et réseaux sociaux pour amplification de l’injustice dont il était victime. En fait, la justice, l’officielle, nous dira pour les Fillon, Le Pen, Mélenchon et autres le bien-fondé de l’accusation.

Il y a aussi cette autre victime au supermarché, complètement enveloppée dans sa burqa, qui m’expédie son caddie dans les chevilles. Le seul reproche lu dans mes yeux fait déjà sortir les prémices de la justification. Si j‘ouvre la bouche, j’aurai droit aux anathèmes coutumiers de raciste, d’islamophobe.

On se souvient des cours de récréation, ou de classe, où l’élève, pris sur le fait, sort la minable excuse :”c’est pas moi, M’sieu”. On pourrait se dire que tous ces mauvais acteurs font un heureux retour à l’enfance avec sa part d’innocence et de naiveté.. Mais ces “enfants” qui ont déjà pas mal bourlingué maîtrisent parfaitement tous les codes de la roublardise, assez pour nous enfumer!

17:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2018

Où l'on voit qu'on est "out of touch"

J’avoue éprouver de la bienveillance vis-à-vis des border-collies capables de pousser avec habileté un troupeau de moutons jusqu’à son enclos. Aussi une vraie sympathie pour la bonne bouille des saint-bernards, même s’ils n’ont jamais eu un tonneau de rhum pendu au cou pour secourir les naufragés de la neige.

Cela ne réussit pourtant pas à annihiler  une animosité tenace à l’égard des chiens en général. Pas seulement en tant que cycliste quand, faute d’atteindre nos mollets, ils tâchent de nous faire chuter. Mais aussi parce qu’ils ont le don d’aboyer vigoureusement aux endroits et heures du repos. Par exemple quand on s’apprête à siroter un apéritif en terrasse. Le prolétaire gauchisant a beau me dire qu’assez riche pour avoir une terrasse, je dois en supporter les inconvénients, des aboiements à la tonte du samedi, je n’en démords (Ha, Ha,) pas !

Mais je sens que je vais devoir mettre une sourdine à mon animosité tant j’entends monter une bronca voyant dans les animaux nos semblables, émotions et sentiments compris. J’adhère assez à l’idée de réduire ma consommation de viande et je peux même soutenir les efforts tendant à réduire les traitements agressifs aux animaux. Mais démolir la vitrine d’un boucher ou d’une pâtissière (elle utilise des œufs et du lait) ne me parait pas très adroit pour défendre la cause animale.  

Les antispécistes (les super amis des animaux) n’en restent pas là. Pour eux, les animaux sont nos égaux. En foi de quoi, je devrais traiter la chienne braillarde d’à côté avec la même gentillesse que mon épouse. Et probablement, comme le préconisait un voisin nivernais, proposer une sécurité sociale pour ces pauvres animaux. En tous cas, sans doute mu par un résidu d’orgueil humain, j’ai de la peine à admettre le poisson rouge qui me regarde bêtement dans son bocal comme mon égal !

On peut s’attendre à voir éclore l’inévitable Rousseau animalier pour prétendre que les bêtes naissent bonnes. Je l’attends de pied ferme pour un duel, verbal mais musclé, quand un moustique-tigre aura essayé de me coller la dingue ou quand une guêpe m’aura fait cadeau de son dard et d’une douloureuse  inflammation.

Doués de sentiments peut-être, nos amis les bêtes, mais pas tellement d’empathie ! Est-ce qu’il tient compte de ma sympathie pour les border-collies ce rottweiler de la voisine qui s’en prend à mes fesses ? Plus simplement, le chat de mon fils en pension à la maison frétille un peu quand je lui sers ses croquettes, mais grogne quand j’essaie de le caresser ! Mais sans griffer, soyons justes.

15:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2018

Vagabondage automnal

J’ai déja dans le passé tressé des couronnes à notre camping-car bien  aimé. Mais après la récente et plaisante balade en Ardèche, je suis contraint à de nouveaux dithyrambes. Pourtant, l’engin n’a pas toujours l’heur de plaire à tout le monde.

D’abord, il est lent et retarde les hordes vacancières toujours pressées d’arriver au but. Ensuite, apparenté aux camions dont il est cousin, il marche au gazoil et offense ainsi la planète chaque fois qu’il sort. Enfin, souvent conduit par des vieux, il a leur rythme hésitant et imprévu . Dont une embardée subite à gauche ou à droite, confirmée éventuellement par un clignotant une fois l’opération exécutée.

Malgré tout cela, j’aime bien notre camping-car. D’abord, il est notre 2ème maison avec chambre, salle de bains, “salon”. Là j’ai mis les guillemets parce que qualifier de salon l’espace réduit où tiennent à peine une table et 2 sièges, c’est très optimiste!

Et cette maison, elle a des roulettes. Ce qui me permet, escargot carrossé, d’emmener ma maison partout avec moi. Et de me poser devant des paysages magnifiques. Ainsi, le mois dernier, dans le Val Ferret, devant cette couronne de glaciers encadrant le Mont-Blanc.

Plus souvent encore, ce sont des paysages plus rustiques dont la valeur tient à leur simplicité et leur authenticité. C’est là qu’on rencontre des vrais gens, loin des flux touristiques, qui prennent leur temps à votre attention. Telle la boulangère de Saint-Remèze expliquant avec le sourire comment elle fait son pain et ses croissants pour aboutir à ce goût remarquable. On peut trouver là un ado à l’ancienne, exempt de la tyrannie du smartphone, racontant qu’il va à l’école à pied et qu’il ira l’an prochain à vélo, le lycée étant plus loin.

 Je ne réduirais pas le C-car à une fonction de porte-vélo, mais, c’est sûr, l’un ne voyage pas sans l’autre. Et sans ces deux là, comment aurais-je pu connaitre Valgaillette ou Saint-Julien- Molin-Molette ! 

10:04 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)