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05/09/2026

Même malvotant on gagne à y regarder de près

J’’avais évoqué la semaine passée la nuée bourdonnante des influenceurs. Il convient d’évoquer aussi ceux qui les font prospérer, les influencés. J’éviterai la classification méprisante entre les gens éduqués et les autres supposés assez rustres et naÏfs qui gobent tout. Il n’empêche que pour prospérer les influenceurs doivent trouver à qui parler. Toujours prêt à porter secours aux indigents je propose quelques sujets de réflexion aux malheureux gobeurs.

Truth Social avait publié une vidéo sur des bombardements en Iran que les journaux américains ont rapidement détricotée comme truquée à l’I.A. Au lieu de ricaner sur ce nouveau déboire, on ferait bien d’y voir  une alerte. En effet dans la campagne présidentielle déjà entamée, on va subir une avalanche de ces types de vidéos. Pour le « candidat naturel » par exemple qui n’arrive pas à émerger dans les sondages, ce sera la bouée pour canarder les concurrents plutôt qu’expliciter les détails de son propre programme.

On a pris l’habitude de ranger les gens par niveaux d’intelligence selon les résultats du fameux Q.I Ceux qui étudient le cerveau admettent que certains bénéficient de fonctions mentales plus développées, mieux coordonnées et ainsi  mieux armés pour répondre aux vicissitudes quotidiennes. Tout le monde connait le cas d’autistes type Asperger capables de réciter des pages de dictionnaire lues une fois. On leur trouve une mémoire prodigieuse sans qu’ils soient prodigieusement intelligents.  Du reste répondre correctement aux items d’un test type Q.C.M. ne dit rien de l’adaptabilité, fonction essentielle de l’intelligence.

Prise dans quelques régions, l’obligation du casque pour les trottinettes a provoqué une bronca des contres. Casques toujours libres aux vélos sauf aux moins de 12 ans ( ??) soutenus par des « experts » aux arguments drôles. Le « casque lourd » militaire peut contribuer à la chute des cheveux. Le casque cycliste ne les fait pas repousser. Mais quand une voiture m’a offert un vol-plané de mon vélo jusqu’à l’arête du trottoir  ma tête et son contenu ont apprécié sa protection.

Le Nirvana des influenceurs : la bouffe. On sait des produits ou fruits toxiques et d’autres plutôt bons à la santé. Pleins d’enthousiasme certains leur prêtent des vertus au-delà jusqu’à la guérison de cancers. Visé par quelques-uns de ceux-ci, je mange des tomates cerise de la Drôme et des noix de Grenoble sans esprit de revanche.

Pour finir, une histoire. Notre ancien toubib avait subi une opération  nécessitant une convalescence en centre de moyen séjour. Il a choisi celui conseillé par sa femme, conseillée elle-même par sa dame de ménage. Il en  est ressorti le 1er jour, pestant contre cet établissement loin des mérites vantés par l’employée. Moralité : éduqué, comme un docteur par exemple, ou pas,  il vaut mieux disséquer les sources d’une info comme le font encore un bon nombre de journalistes sérieux.

16:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2026

Un petit air de sin du monde certains en parlent

Dans la nombreuse foule des agaceries qui perturbent nos journées il y a  cette pandémie : les influenceurs. Qui ne nous embêtaient pas trop quand c’était une ménagère de 50 ans ou moins qui se montrait dans une vidéo pour enlever une tâche sur un pull en cachemire. Mais la confrérie a pris du grade et s’intéresse maintenant à des choses plus sérieuses.

Comme si le débat n’était pas déjà assez embrouillé, ils interfèrent dans la politique. Ils s’insinuent à coups de vidéos truquées, de documents racoleurs pimentées évidemment à l’I.A. Quand les ingérences touchent des candidats à la présidentielle, il y a du répondant.  C’est plus sournois pour le citoyen ordinaire. Ainsi  on note avec intérêt qu’on allait avoir en 2027 plus de votants, notamment chez les jeunes. On les entend aussi s’interroger : lequel de ces candidats pourrait répondre à mes soucis.

 Les Universités d’été de divers partis auraient pu éclairer les gens en recherche d’écoute et de compréhension.  Ils entendent beaucoup : « il faudrait que..», « ça serait bien si… » La canicule a fait savoir cruellement qu’il faudrait vraiment prendre en compte le dérèglement climatique. Un  plan conséquent qui embarque tout le monde, éventuellement financièrement. Mais quand il s’agit de sous, chut, faut pas faire peur.

Je suis sans doute un piètre écologiste. On veut bien penser quand même que ne pas mettre de sucre dans mon  café ou arrêter l’eau entre le savonnage et le rinçage dans la douche vont dans le bon sens. Je connais bien l’histoire des petits ruisseaux et des grandes rivières, mais je crains que les mesures gouvernementales soient un peu du même tonneau. Achetez des voitures électriques, sans dire comment on va payer, ni comment on va pouvoir les alimenter. Manque une grande voix, du style de celle qui a imposé l’ IVG ou celle qui a obtenu l’abolition de la peine de mort,  pour fédérer les français, convaincre des européens et mépriser les incantations du  satrape américain et appliquer nos solutions.

En attendant, je guette l’influenceur qui serait capable de me dire ce que je dois  faire de mon paquetage de jurassien, de la gym à 5H30 du matin par -15°. Il ne gèle même plus en hiver. Et la petite laine qu’il fallait passer pour redescendre du Lautaret, je la revends au Bon Coin ?, En juillet au Mont-Blanc on est au-dessus de zéro degré. Au point où en sont les choses, y compris médicales, j’ai des chances de voir avril et  mai 2027. Je ne verrai sans doute pas, encore cette fois-ci,  les réponses attendues pas beaucoup de français.

22/08/2026

On prend notre temps

Les nouveaux retraités boulottent goulument le temps qui vient de leur être laissé libre avec vivacité et efficacité. Avec peut-être une pointe de mansuétude   pour les personnes âgées dont les activités prennent plus de temps  Il leur arrive néanmoins de crouler sous un trop-plein d’activités.

Ainsi après la livraison des œufs de la Drôme et l’écoute polie de l’actualité locale,  nous recevions les copines de l’école de Poligny, celles qui étaient en section hôtelière leur traçant un  brillant parcours dans ce  métier. Elles ont goûté notre tarte sans remarques fielleuses mais sans compliments dithyrambiques non plus. Servi sur la toile cirée de la cuisine, le plat disait la pérennité  de notre souche paysanne.

Mercredi c’était, enfin, le grand jour à Chamrousse pour des pas, petits, de la convalescente dans la montagne, grande. Effort à récupérer dans le restau visé depuis longtemps pour ses qualités.   Les ex-hôtelières auraient probablement trouvé le faux-filet plus faux que filet  Sa            ns passé hôtelier on a trouvé nous aussi. Mais surtout aujourd’hui « il faut manger pour vivre et non vivre pour manger »

L’autre grand jour était celui, enfin, de débuter la marche nordique. Croyez-moi : encore annulée, cette fois par le coach. Ratée pour la 3ème fois, perdant tour esprit rationnel, j’ai pensé qu’on m’avait jeté un sort. Et dans la foulée consulté les remèdes, bain au gros sel, brûler de la sauge. Les mauvaises herbes prolifèrent comme jamais mais aucune sauge à l’horizon. On disait aussi qu’à défaut on peut recourir au repos mental. Une bonne sieste fera sûrement l’affaire mais ne ressuscitera pas la marche nordique.

On ne cherche pas à faire concurrence aux jeunes retraités par un déballage d’activités. On respecte les fondamentaux des personnes âgées. Comme on l’a vu, on bouge, malgré une petite carence en marche. On s’hydrate et pas qu’au whisky du Vercors même bu très modérément. On s’agite certes avec lenteur. Pourquoi serions-nous pressés pour courir où ? Encore Molière : « On ne meurt qu’une fois et pour longtemps » 

15:09 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)