Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/06/2026

Illico, il vecchio

Depuis quelques semaines, mon épouse se plie aux directives d’une kiné. Avec une interrogation pour moi : comment est-ce possible que mon fils, cycliste patenté, ait déniché une kiné qui fait ses visites à vélo. On a un regard immédiatement empathique pour cette plaisante personne qui arrive en short et dépose son casque et ses impédimentas cyclistes en même temps que ses outils professionnels. On peut s’attendre qu’une telle soignante donne des idées de mouvements inspirés à des carcasses usées.

Cela tombe bien avec l’arrivée du dernier « Vieux » traitant cette fois-ci des vieux et du sport. Une sorte de plaidoyer pour faire admettre que les vieux, assez souvent consentants, peuvent échapper au fauteuil et à la télé. Plaidoirie assortie d’exemples parlants propres à faire tomber la fausse évidence : le sport aux jeunes et le repos aux vieux. Une classification qui rappelle celle des botanistes où nommer les fleurs tient lieu d’explication.

Evidemment, les promoteurs du sport pour ceux qui ne sont plus jeunes proposent des exercices pas copiés justement sur ceux-là. Une chance c’est d’être arrivé à l’âge où on ne pense plus à l’émulation, à la performance, tellement vantées par ailleurs. J’ai pu constater dans mon club de retraités que s’il nous prend d’être titillés par de telles envies, le groupe a vite fait de ramener à la raison.

Après des mois de diète cycliste, j’ai ré-enfourché mon vélo. Sans le secours de mon groupe, j’ai bien senti que l’appui sur les pédales était dans une tonalité mollassonne. Le petit bout de chemin vers Rocheplane quand le cher C7  m’abandonnait à Henri Wallon n’a pas regarni mes tibias des miofibrilles adéquates. Manquait davantage de constance.

Les gaillards encore verts de mon club ne descendaient pas de vélo du 1er janvier au 31 décembre. On apprent qu’ils n’avaient jamais fumé et au bar qui accueillait le pique-nique ils commandaient une tisane ou un thé. Quelquefois admirés, rarement imités. Là, j’apprécie « Vieux », jamais dans le prosélytisme. Ainsi je me permets certains vendredis soirs un doigt de whisky noyé de jus d’orange, dégusté avec d’autant moins de scrupules qu’il n’y a plus l’angoisse du lundi matin.

J’ai mis beaucoup d’années à devenir vieux et presque autant à l’admettre. Comme tous les catéchumènes d’une nouvelle religion je suis l’apôtre de la vieillesse et de ses pratiques. Ainsi quand j’apprends qu’on a bâti, avec l’I.A., un logiciel pour guider notre choix en 2027, je ferai confiance, comme les décennies précédentes, à mon intelligence naturelle pour démêler le meilleur pour les français (ou le moins mauvais)

10:53 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

31/05/2026

"Punaise" mot fétiche de notre petite fille (par alliance) quand les choses montent en mayonnaise

Le climat, plus déréglé que jamais, nous a joué un bon tour. En mobilisant tous les canaux de communications une semaine, il nous a épargné les foucades malencontreuses du président américain. En effet, il a fait fort (le climat) en servant des températures caniculaires au mois de Mai. Et sur toute la France, comme nous l’assénaient les commentateurs.

Qui ont quand même jugé bon de nous faire un traitement spécial pour Paris. Champion là aussi, il méritait peut-être ce développement. Il importait sans doute que la province sache qu’un parisien ne peut pas avoir chaud comme n’importe qui, un jurassien par exemple plus habitué au froid.

Autre vedette médiatique des coups de chaud : les vieux. En EHPAD ou ailleurs, vont-ils survivre à cette agression ? Ont-ils de l’eau, la clim ? En tous cas, couchés tôt,  ils ont échappé aux débordements qui saluaient, oserai-je dire comme d’habitude, la victoire du P.S.G. Il n’est pas nécessaire d’être vieux comme moi pour ne pas comprendre que la joie de supposés supporters se traduise par des démolitions. Ni que la France doive se rengorger d’honneur pour un club bouffi d’argent, même pas français, mais qatari.

Dans ces démonstrations de jeunisme décérébré, les vieux pouvaient trouver  refuge dans un reportage sur Simone Veil. L’occasion de retrouver la vie mouvementée de cette rescapée des camps, pleine d’expérience et de sagesse qui lui a permis de défendre durement le projet de l’I.V.G. Dans la politique, qu’elle n’avait pas vraiment choisie, elle fut une grande voix. Aujourd’hui, on n’a plus de Simone Veil, on a des Retailleau.

Le thème de la revue « Vieux »  était pour ce trimestre le « lâchez prise ». Lecteur attentif, j’ai bien compris qu’il ne fallait pas laisser mon cerveau s’encombrer des manifestations post-sportives stupides comme de la panne du sèche-cheveu. Plutôt le laisser incuber de la sagesse de grandes voix politiques, sociales ou morales. Est-ce bien nécessaire d’être vieux pour se livrer à cet exercice.

La semaine se concluait aussi par la Fête des mères. Une fête gentille certes polluée par le consumérisme. Mais les mères qui ont reçu un témoignage gratuit d’affection de leurs enfants, jeunes ou moins jeunes, ont apprécié cette tradition.  

16:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

27/05/2026

Quelques séquelles post-opératoires

J’évoquais récemment la fin prochaine de l’intermittence de mon célibat. Eh bien, c’est arrivé dans l’euphorie des 2 époux. On parle de ces couples qui ont traversé quelques dizaines d’années ensemble et qui veulent repasser devant le maire pour marquer le coup d’un remariage symbolique. Et c’est la fête obligée. Cela m’est venu à l’esprit (à l’esprit seulement) pour cette sorte de remariage.

Quand on est  jeunes, ce qui n’est plus vraiment notre cas, cette vie à 2 qui s’annonce fait l’objet d’une nouba d’enfer avec une abondance de mets   et des tsunamis de champagne. Notre porte-monnaie, et nos estomacs nous poussent à des festivités plus modestes. Qui marqueront quand même le plaisir de  revivre ensemble un simple quotidien.

On va devoir toutefois repenser l’assemblage. Même s’ils m’ont nourri plusieurs semaines, je vois bien que mes menus personnalisés auraient offensé autant Bocuse que  la grande prêtresse  du bio de Besançon. Je vais devoir renoncer aussi aux essais d’accords oubliés de guitare menant à des couchers tardifs. Reprenant les rênes la convalescente a récupéré les bons flacons de nettoyage et repris la gouvernance du lave-linge où on ne mélange plus la laine et le coton.

On ne sera pas trop de deux accordés au même pas pour affronter le monde qu’on nous laisse. Il y a 2 mois et demi, quand partait la future opérée, un, cessez le feu pouvait connaître quelques salves de mauvaise foi mais globalement les armes se taisaient. Aujourd’hui il y a cessez le feu parce que Trump l’a dit et ça bombarde à missiles que veux-tu. Après les clowneries de ce drôle drapé en jésus-christ des évangélistes proclament que Dieu leur a envoyé ce curieux Président pour sauver l’Amérique.

On croyait se consoler en supposant que cet épisode allait passer comme une mauvaise diarrhée. Mais des experts avisés nous disent que le trumpisme va perdurer après le fondateur. En outre les évangélistes décervelés continuent de progresser. Quand le pense qu’à la suite d’une randonnée dans ce pays j’écrivais pour une revue que les américains étaient beaucoup mieux que ce que nous, européens, en pensions !

Mon fils m’invite affectueusement à vivre ( au moins) jusqu’en mai 2027 pour assister à ce que vont nous donner les urnes. Qui que ce soit, craignons que dès l’intronisation faite les français n’entament  cinq ans de jérémiades et de propos déprimants. Ce serait pourtant le moment de faire mentir De Gaulle, qui s’y connaissait en galonnés, : « Les français sont des veaux »

11:04 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)