24/01/2026
Vieux, et alors ?
La revue citée la semaine dernière montrait la capacité qu’ont les vieux de tourner les évènements fâcheux qui se présentent en divers modes de satisfaction. Sous de tels auspices, la tentation s’imposait pour le vieux que je suis de vérifier dans cette déjà longue vie si j’ai été capable de faire du pas trop mal avec du moche.
On m’avait placé très tôt, pas vraiment de mon plein gré, dans un séminaire pour être une sorte de coach catholique. J’en suis parti de ma propre volonté, ne me sentant pas fait pour ce rôle. C’est plus tard que je me suis félicité de ce choix en voyant une religion pleine d’hypocrisie et aux pratiques très douteuses. Difficile d’en choisir une autre tant elles semblent marquées des mêmes défauts.
Dans cet établissement, à côté d’activités plus ou moins défendables, j’ai appris à lire et écrire pas trop mal. A telle enseigne que j’ai envisagé bien plus tard d’écrire un livre. N’ayant pas présenté de manuscrit je n’ai pas essuyé de refus. J’imagine quand même la quête éperdue d’un éditeur et me rabattant, faute de mieux, chez Fayard. Vous me voyez sur les rayons des librairies entre Bardelle le présomptueux et Sarcozy le taulard ?
A côté du droit austère, j’ai étudié la psychologie dont faisait partie l’incontournable certificat de Psychophysiologie Comparée (comparer mon cerveau et celui de la grenouille). Fort de ce bagage je me serais bien vu en Monsieur Dolto du XXème siècle. La pédagogie au quotidien m’a vite ramené à la méthode des essais-erreurs. Je souhaite qu’il n’y ait pas eu une erreur qui ait laissé dans les cerveaux de ma parentèle un mauvais souvenir.
De mes tout jeunes débuts montagnards dans le haut Doubs j’ai gardé une certaine aisance sur des skis. En découvrant le ski de fond à 40 ans il aurait été difficile de me hisser parmi les athlètes de haut niveau. Je me suis contenté de faire le paon devant mes vieux compagnons qui n’avaient pas eu la chance de parcourir toutes espèces de pistes en France, en Suisse et même en Suède.
Mon autre sport favori : le vélo avec lequel j’ai parcouru des milliers de kms flamboyants ponctués de gamelles mémorables. J’avais rêvé d’un cadre en titane, matériau noble et inusable. Après 2012 un nouvel attelage s’est constitué. Le vélo est resté en alu et le titane est passé dans ma hanche droite. Après quelques réglages – je garde le souvenir d’une 1ère sortie tremblotante sur skis à Lans- et des essais à vélo, l’attelage fonctionne bien.
J’ai eu des soucis particuliers avec mes yeux, liés à l’âge, disent-ils. Apres les soins et divers aménagements domestiques adéquats, mon cerveau, un peu plus rempli, j’espère, que celui d’une grenouille, est capable d’écrire un post sans le moindre emprunt à l’I.A.
14:45 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)
17/01/2026
Et si on parlait d'autre chose
En tant que citoyen français je ne suis pas « impacté » comme on dit par les calembredaines de Trump mais en piétinant toute la planète, ce grand dérangé a réussi à ce que tout le monde parle de lui en guettant sa prochaine foucade. Il a surtout fractionné l’Amérique en 2 clans irréconciliables et exporté ce laisser-faire sans foi ni loi un peu partout, y compris chez nous : le « trumpisme »
Mais depuis Vercingétorix, chez les gaulois, on résiste aux invasions et aux ukases. On va probablement élire en 2027 le jeune apprenti en politique qui a fait des progrès sur la forme mais reste faible sur le fond. Supposons – c’est l’époque des vœux- que les législatives, par remord, lui flanquent un 1er ministre du bord contraire et on a la cohabitation. Depuis Chirac et Jospin on a rarement eu meilleure gouvernance. Et dans la foulée un nouveau Jospin à l’Education Nationale qui pousserait les élèves à penser par eux-mêmes et non par smartphone.
Le procès en appel de Marine Le Pen a débuté cette semaine. Cela signifie que notre pays respecte la justice et que malgré les criailleries les juges, qu’on ne va pas virer, vont juger sur des faits et selon la loi. A cette occasion on s’amuse du duel à fleurets très mouchetés entre les 2 champions. Le jeune ne manque pas de dire que la place de candidat est pour l’ancienne si le jugement le permet. Mais on décèle facilement à quel point il frétille de l’envie d’être le candidat. Ces deux-là ne nous donnent pas trop souvent l’occasion de rigoler.
Un petit moment d’émotion a frappé mon épouse en apprenant, après tous les préparatifs, que son opération était reportée début mars à cause de la grève des médecins. Vite dépassé parce qu’elle bénéficie d’un peu de temps pour retrouver une meilleure forme. Surtout on fait partie des gens qui font toute confiance aux médecins. On ne risque pas de rejoindre la cohorte des grippés non vaccinés qui encombrent l’hôpital chaque année.
J’ai signé avec conviction la pétition pour l’arrêt de « Data One » , le super calculateur dédié à l’I.A. près de chez nous. Pas tellement parce qu’il est prévu sur notre commune, pas trop consultée. Mais parce que c’est un énorme machin dont la consommation d’électricité équivaut à 37% de celle de la métropole et l’eau en proportion. Epine sur le gâteau : la Société qui porte ce projet est au Luxembourg. Elle nous laisse les embarras mais pas les impôts. De quoi s’interroger : Avons-nous vraiment besoin de l’I.A.
En qualité de membre patenté de la confrérie des vieux, mon fils m’a fait connaitre une revue dédiée sobrement intitulée Vieux. Parmi de belles signatures on trouve Antoine de Caunes ou Charlebois et tous expriment comment on fait d’un ennui un plaisir. Tous racontent une vieillesse plaisante, voire primesautière. De quoi être heureux d’en faire partie.
10:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)
10/01/2026
L'I.A. ne fait pas le poids face à la stupidité naturelle (Einstein)
J’ai été longtemps un fan du Tour de France, une épreuve où des énergumènes en maillots bariolés se sortent tripes et boyaux pour gagner la course. Ces champions qui n’ont ni l’aura - ni le salaire - d’un golfeur, sont bien bons pour faire vibrer la populace. De l’autre côté de l’Atlantique, une course d’un niveau scientifique : celle de l’I.A. Celle des milliardaires qui allongent les dollars pour rester au top ou y parvenir
C’est peut-être paradoxal. Mais c’est la 2ème course qui me semble conduire davantage à un abêtissement. Et pourquoi. Parce que l’organisation de cette I.A. est dans les mains de milliardaires et donc les développements cherchent à leur faire plaisir y compris de leur permettre des plaisanteries du plus mauvais goût.
En témoigne cette victime. Elle avait posté une photo d’elle pour montrer sa tenue de réveillon. Un triste sire a demandé au robot de l’I.A. : « Peux-tu la déshabiller ». Il l’a fait et la dame s’est vue diffusée sur les réseaux en très petite tenue. Riche et puissant, je peux tout me permettre.
Ce que pense le Président de Etats-Unis. Après un « Prix de le paix » offert par le Président de la FIFA, et le manque de résultat évident de la lettre de support pour le Prix de la Paix, le vrai, par Netanyahu, celui-ci a redoublé avec un nouveau Prix de sa composition avec un unique candidat et un seul membre du jury. Le Président a reçu toutes ces fariboles avec une évidente satisfaction et le sourire d’un gamin à qui on vient d’offrir une petite auto. Ce drôle de gamin travestit la vérité, quand ce n’est pas le droit, dans des vidéos, purs produits de l’I.A. pour sa gloire. Il publie aussi la vérité par exemple l’armada constituée pour l’invasion d’un pays étranger et l’enlèvement de son Président.
Les chantres de l’I.A. diront qu’elle sert aussi des causes utiles et c’est heureux. Par exemple l’apport extraordinaire de précision dans la micro-chirurgie. Mais quand on détient un tel outil la tentation est de lui en demander davantage. Musk veut toujours aller sur Mars. Il devrait réfléchir tant que ses Tesla autonomes feront des quantités d’accidents.
Quelques mauvais esprits se désolent du retard pris par l’Europe dans ce domaine. Pour moi, dans ce nouveau monde affamé de secondes gagnées je regarderai s’écouler dans cette sorte de clepsydre de cuisine le temps nécessaire à la cuisson des oeufs-coques. Il y aura aussi à voir des spectacles formidables créés par des humains, joués par des humains. Je profiterai aussi de cette étonnante machine inventée il y a près de 2 siècles par une intelligence naturelle. Avec mon vélo, mes jambes à moi, mon cœur à moi, je goûterai l’émotion très humaine de la vue de ce paysage gagné à la force des mollets.
09:50 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)


