03/01/2026
Presque une bonne année
Nous venons de passer le cap d’une nouvelle année que nous espérons évidemment meilleure que celle écoulée. On soutient cet espoir par des vœux. Plus révolutionnaire du tout, je me soumets à ce rite. Pas en direction des malheurs du monde avec des vœux qu’on sait inutiles en les écrivant. Mais des vœux à portée de main en quelque sorte.
Par exemple pour ces petites mains, plus souvent caissières que caissiers, avec leur petit, parfois moins petit, SMIC mensuel, qui ont vu défiler sur leur tapis les provisions pantagruéliques d’un réveillon somptueux. On peut leur souhaiter quelques euros de plus en 2026, voire une meilleure position chez un concurrent.
On peut avoir une pensée aussi pour ces autres petites mains qui, comme les autres nuits, ont assuré le 31 décembre leur faction dans les transports, dans les hôpitaux, dans les trains de nuit. Souhaitons-leur que le tour de service de 2026 leur donne un repos le 31 décembre pour réveillonner avec la famille. En espérant que l’année suivante un robot n’ait pas pris leur place.
Je sympathise au moins virtuellement avec le malheureux ou la malheureuse qui vient d’entrer dans son EHPAD, pas vraiment de son plein gré et qui redoute de voir s’élever le mur de la solitude. Je souhaite à ces malheureux qu’à défaut de quelques visites espacées de proches, ils trouvent dans l’établissement l’infirmière ou l’animatrice qui leur arrachera un sourire.
Je comprends la tristesse de parents qui ont fait un gros effort pour offrir à Noel le cadeau qu’ils croyaient convoité par leur gamin. Et qui voient le chéri jeter un tout petit regard sur l’objet en s’intéressant vivement au cadeau de la tante Machin, ridicule à leurs yeux. Je leur souhaite de renoncer aux représailles même douces et de réfléchir à un choix douteux de type tante Machin pour l’an prochain. Et de ne pas l’inviter, c’est plus sûr.
Je ne voudrais pas quitter les histoires de famille sans penser à la mienne. Je souhaite aux jeunes, selon la formule consacrée, de grandir en âge et en sagesse, aux moins jeunes de garder de l’énergie pour aller au boulot avec le sourire et à ceux qui ont droit à la carte senior d’avoir assez de punch pour réaliser leurs projets même aventureux. A mon épouse un genou bien réparé qui la pousse à vouloir cavaler par monts et par vaux.
P.S. J’ai renoncé à émettre des vœux désagréables à tous les malfaisants de la terre. Je souhaiterais quand même un petit incendie ou une explosion de machine dans le labo qui prétend remplacer notre bon chocolat de toujours par un ersatz de sa composition. Et pourquoi pas l’an prochain le beurre, voire le Comté chimiques ?
10:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)
12/12/2025
Quelqueq pensées depuis ma tente
Après les flots de violence déversés la semaine dernière j’éprouvais le besoin de prendre du champ, de me retirer sous ma tente. Pas, comme Achille, en colère contre mon roi (encore que…) mais frustré de l’impuissance de toutes les forces habituelles à mater les 3 malandrins qui effraient toute la planète.
Mon refuge habituel pour le repos de mon cerveau c’est d’observer sur le stade les gamines et les gamins emportés dans leur foot. A côté de la discipline, j’admire leur ténacité et leur courage d’opérer en short sous la pluie neigeuse et froide. De quoi me réconcilier avec le foot. Sauf que j’entends alors que le Président de la FIFA, en froid avec la justice pour des trafics de voix lors de l’attribution de la Coupe du monde, décerne à Tromp un pseudo prix de la paix. Ravi le récipiendaire. Entre coquins on s’entend toujours.
Retiré sous ma tente, avec fauteuil quand même, je combats mon impuissance personnelle en signant des chèques pour les associations qui essaient partout d’empêcher des gens de mourir. J’entends quand même dans le bafouillis budgétaire qu’on n’a pas abaissé l’exonération fiscale comme si ceux qui font un don pensaient à leurs impôts
Les voyageurs au long court en C-car, sans doute une soirée pluvieuse, ont exhumé le Q.C.M. à quoi sont soumis les candidats à la nationalité française L’ancien D.G.S. d’une Mairie de Lyon, avec plus de 3 fautes n’aurait pas été admis. Je n’ai pas ironisé parce que j’avais 6 fautes moi aussi. La France n’a pas de terres rares, mais elle produit des énarques capables de créer un test destiné aux étrangers et que 72 % des français ne réussissent pas.
Ma guitare dormait au-dessus de la bibliothèque. Une fois descendue, j’ai changé la corde de La cassée, l’ai accordée, et vu que mes doigts ne trouvaient pas les cordes. Mon coach personnel m’a conseillé de me forcer à placer les doigts en place chaque matin jusqu’à retrouver automatiquement la position. Si j’y parviens je me promets une sacrée sarabande en sol majeur de quoi réveiller les voisins.
Confiné sous ma tente je pourrais lire le livre d’un célèbre taulard de 3 semaines. Je préfère fournir à mon cerveau des images positives. Les petits footeux acharnés, et même mes arrière-petits-fils à qui déjà on ne la fait pas nous donnent une réponse. Après avoir essuyé les plâtres de Bardella and Co et d’un ou deux suivants de même tonneau, ils en seront au droit de vote et nous (enfin nos suivants) offriront des votes pas trop mollassons.
Après les flots de violence déversés la semaine dernière j’éprouvais le besoin de prendre du champ, de me retirer sous ma tente. Pas, comme Achille, en colère contre mon roi (encore que…) mais frustré de l’impuissance de toutes les forces habituelles à mater les 3 malandrins qui effraient toute la planète.
Mon refuge habituel pour le repos de mon cerveau c’est d’observer sur le stade les gamines et les gamins emportés dans leur foot. A côté de la discipline, j’admire leur ténacité et leur courage d’opérer en short sous la pluie neigeuse et froide. De quoi me réconcilier avec le foot. Sauf que j’entends alors que le Président de la FIFA, en froid avec la justice pour des trafics de voix lors de l’attribution de la Coupe du monde, décerne à Tromp un pseudo prix de la paix. Ravi le récipiendaire. Entre coquins on s’entend toujours.
Retiré sous ma tente, avec fauteuil quand même, je combats mon impuissance personnelle en signant des chèques pour les associations qui essaient partout d’empêcher des gens de mourir. J’entends quand même dans le bafouillis budgétaire qu’on n’a pas abaissé l’exonération fiscale comme si ceux qui font un don pensaient à leurs impôts
Les voyageurs au long court en C-car, sans doute une soirée pluvieuse, ont exhumé le Q.C.M. à quoi sont soumis les candidats à la nationalité française L’ancien D.G.S. d’une Mairie de Lyon, avec plus de 3 fautes n’aurait pas été admis. Je n’ai pas ironisé parce que j’avais 6 fautes moi aussi. La France n’a pas de terres rares, mais elle produit des énarques capables de créer un test destiné aux étrangers et que 72 % des français ne réussissent pas.
Ma guitare dormait au-dessus de la bibliothèque. Une fois descendue, j’ai changé la corde de La cassée, l’ai accordée, et vu que mes doigts ne trouvaient pas les cordes. Mon coach personnel m’a conseillé de me forcer à placer les doigts en place chaque matin jusqu’à retrouver automatiquement la position. Si j’y parviens je me promets une sacrée sarabande en sol majeur de quoi réveiller les voisins.
Confiné sous ma tente je pourrais lire le livre d’un célèbre taulard de 3 semaines. Je préfère fournir à mon cerveau des images positives. Les petits footeux acharnés, et même mes arrière-petits-fils à qui déjà on ne la fait pas nous donnent une réponse. Après avoir essuyé les plâtres de Bardella and Co et d’un ou deux suivants de même tonneau, ils en seront au droit de vote et nous (enfin nos suivants) offriront des votes pas trop mollassons.
15:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)
06/12/2025
Dans quelle sorte d'humanité allons-nous vivre
Chaque nouvelle saison nous apporte son lot de p’tits nouveaux à la radio comme au tennis. Sans être à l’affut en attendant de voir trébucher les jeunes pousses, j’ai été choqué d’entendre ce propos. Relatant un accident lourd de 4 morts, l’auteur a ajouté : « dont deux pas trop âgés ». On entendait dans le ton le manque total d’intérêt vis-à-vis des 2 qui n’avaient pas la chance d’être pas trop âgés. Après le laisser- aller dans les mots et la syntaxe, on le trouverait aussi dans les idées. On était pourtant à la radio et pas, comme le disait un retraité-expert des ondes à la vacuité de la télé.
Ne croyez pas qu’en nonagénaire confirmé j’éprouve une sympathie particulière à l’égard des 2 très âgés. Ce qui me chagrine c’est une sorte de banalisation de la mort réduite à un fait-divers parmi les autres. Les jeunes assassinés à Marseille, ou ailleurs, ne sont plus qu’un objet statistique de comparaison avec l’année précédente. On explique « narcotrafic », cette planète insaisissable sécrétant quelques effets indésirables comme les boutons ou la diarrhée d’un médicament.
On est prêt à avaler sans sourciller le récit des tués partout dans le monde. Agrémentés, si j’ose dire, de commentaires fatigués sur la désinvolture des assassins. On nous promène avec le super-bouffon envoyé par le bouffon de Washington parti causer un peu avec Poutine qui en ricane mais ne manque pas d’envoyer ses drones et ses missiles sur l’Ukraine.
Décidément Trump n’a pas de chance avec ses plans de paix. Netanyahu demande à son Président de le gracier de ses procès pour conduire l’esprit plus libre ce qu’il appelle sa guerre, en réalité l’éradication de la Palestine et de ses habitants. Un zeste de conscience lui dit que ce génocide ne plait pas bien au reste de la planète. Pour le cacher il interdit la présence des journalistes dans Gaza ou tue ceux qui s’y trouvent, souvent palestiniens (200 à ce jour). Netanyahu avait besoin du parti religieux pour boucler sa coalition, soutien ferme des « craignants Dieu » dispensés de service militaire. Les religions sont loin d’être exemplaires. On se demande quand même de quelle sorte de religion se réclament ces religieux co-assassins.
Les jeunes parents français se désolent de jeter leurs enfants dans ce monde cabossé. D’autres d’ailleurs s’abstiennent d’en faire. Qu’ils se rassurent. Si imparfaits qu’ils soient, ils n’ont pas semé la haine, qui ne manquera pas d’éclore, chez les enfants palestiniens qui ont vu leur père, leur frère, assassinés sous leur tente ou dans les transferts obligés du Nord au Sud ou l’inverse par une bombe pas même aveugle.
09:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3)


