31/05/2026
"Punaise" mot fétiche de notre petite fille (par alliance) quand les choses montent en mayonnaise
Le climat, plus déréglé que jamais, nous a joué un bon tour. En mobilisant tous les canaux de communications une semaine, il nous a épargné les foucades malencontreuses du président américain. En effet, il a fait fort (le climat) en servant des températures caniculaires au mois de Mai. Et sur toute la France, comme nous l’assénaient les commentateurs.
Qui ont quand même jugé bon de nous faire un traitement spécial pour Paris. Champion là aussi, il méritait peut-être ce développement. Il importait sans doute que la province sache qu’un parisien ne peut pas avoir chaud comme n’importe qui, un jurassien par exemple plus habitué au froid.
Autre vedette médiatique des coups de chaud : les vieux. En EHPAD ou ailleurs, vont-ils survivre à cette agression ? Ont-ils de l’eau, la clim ? En tous cas, couchés tôt, ils ont échappé aux débordements qui saluaient, oserai-je dire comme d’habitude, la victoire du P.S.G. Il n’est pas nécessaire d’être vieux comme moi pour ne pas comprendre que la joie de supposés supporters se traduise par des démolitions. Ni que la France doive se rengorger d’honneur pour un club bouffi d’argent, même pas français, mais qatari.
Dans ces démonstrations de jeunisme décérébré, les vieux pouvaient trouver refuge dans un reportage sur Simone Veil. L’occasion de retrouver la vie mouvementée de cette rescapée des camps, pleine d’expérience et de sagesse qui lui a permis de défendre durement le projet de l’I.V.G. Dans la politique, qu’elle n’avait pas vraiment choisie, elle fut une grande voix. Aujourd’hui, on n’a plus de Simone Veil, on a des Retailleau.
Le thème de la revue « Vieux » était pour ce trimestre le « lâchez prise ». Lecteur attentif, j’ai bien compris qu’il ne fallait pas laisser mon cerveau s’encombrer des manifestations post-sportives stupides comme de la panne du sèche-cheveu. Plutôt le laisser incuber de la sagesse de grandes voix politiques, sociales ou morales. Est-ce bien nécessaire d’être vieux pour se livrer à cet exercice.
La semaine se concluait aussi par la Fête des mères. Une fête gentille certes polluée par le consumérisme. Mais les mères qui ont reçu un témoignage gratuit d’affection de leurs enfants, jeunes ou moins jeunes, ont apprécié cette tradition.
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14/05/2026
Je m'énerve un peu
Dans ce titre j’ai écrit « un peu » eu égard au côté pondéré qu’on me prête, mais l’expression est faible par rapport à ce que j’endure quotidiennement. Sont vraiment hors-cadre les 2 guerriers impénitents dont les raisons d’énervement feraient exploser mon quota d’exaspération. C’est en fait mon petit quotidien qui m’en fournit sans cesse des occasions.
Et cela commence avec Google qui devrait être déjà satisfait d’offrir un passage obligé pour toute requête. Pour me gaver il me propose une nouvelle fonction, fabriquée I.A. bien sûr, qui me fournirait des réponses plus rapides. Quand je lui demande quelque chose, je ne déclenche pas mon chronomètre, d’ailleurs sans dixièmes de secondes, pour mesurer le temps de réponse. Au reste, je suis retraité, que diable !
Une autre démangeaison me vient du CESU. Pourtant une bonne idée. D’abord pour sécuriser les bénéficiaires et permettre à ces petits travailleurs de faire quelques sous, voire quelques points de retraite. A l’entrée déjà grillagée avec identifiant et mot de passe, on avait ajouté l’habituel S.M.S d’identification. On me prévient que cette semaine je devrai adopter une double identification avec un mode d’emploi détaillé sur 2 pages.. Bel exercice pour malvoyant ! Pourquoi obliger « l’employeur » à un tel périple pour donner ses sous ? De crainte peut-être que je me fasse passer pour Marine Le Pen, et pour faire quoi ?
Certains de mes très proches ont banni la télé. Mon grand âge m’autorise à la garder mais elle me déçoit. Assez hypocrites les présentateurs-trices nous tireraient des larmes tant semble forte leur compassion vis-à-vis des nombreux malheureux. Des vrais chantres de gauche. Cela ne les empêche pas de recevoir souvent les pontes de la droite extrême pour des échanges, certes pas de copinage, mais assez bienveillants. Du reste leurs conjoins ou conjointes sont généralement issus du haut du panier.
Ils ont quand même relayé le projet de Vancouver, cette ville qu’on a connue séduisante de liberté. Elle envisage d’évacuer les sans-logis, les mendiants pour les matches de Coupe du monde de foot prévus dans cette ville. Ce serait probablement offenser la vue des heureux supporters à 10000 $ le billet. Malgré les flagorneries d’Infantino, patron de la FIFA, cette Coupe est l’affaire de Trump et les prix s’en ressentent.
J’ai perdu des raisons de m’énerver en apprenant la prochaine sortie de mon épouse du Centre Médical. Après diverses étapes semblables, fin du service militaire, retraite, nous allons inaugurer une nouvelle vie à deux avec des personnalités mutantes, moi nanti d’un diplôme de ménagère au foyer et mon épouse dotée d’un genou remis à neuf. Après tout c’est ce genou qui nous a valu toutes ces péripéties médicales. Notre nouvelle vie qui pourrait durer par l’exemple donné à mon épouse par cette dame de 99 ans et 9 mois dont leur kiné constatait à quel point elle demeurait alerte.
15:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)
05/04/2026
Il n'y a pas de sot métier mais il en est de difficiles
L’hôpital qui nous a montré l’excellence de ses prestations s’est surpassé en faisant coincider l’annonce de la date de sortie de mon épouse et le jour de notre anniversaire de mariage. En effet, cela fait 67 ans que nous vivons ensemble aussi placidement que possible.
Le chiffre 67 n’a rien de remarquable, ni rond, ni dizaine. Mais en franchissant cette étape on parviendra l’an prochain au chiffra 68 qui résonnera davantage. On avait imaginé être passés dans l’au-delà avant d’assister à l’avènement de Bardella. On a des chances de se le payer avec les 68.
Certains adeptes des cérémonies se représentent à nouveau devant un maire pour se réchauffer les émotions. L’édile ne manque pas de rappeler cette vie de dur labeur franchie ensemble. Pour peu qu’il soit plutôt jeune –on a vu récemment des gamins à peine sortis de l’adolescence revêtir l’écharpe- il va glisser subtilement dans son discours que ces deux-là ont quand même vécu les 30 glorieuses, quasiment l’euphorie.
Après le constat admiratif qu’à leur âge ils soient encore sur leurs 2 jambes, (pour mon épouse encore par intermittence) on entend souvent un petit « ah » de surprise. Qu’explique par exemple assez bien cette jeune docteure : mes parents, eux, ne s’entendent pas. C’est juste un peu désagréable de passer pour des fossiles parce qu’on est encore mariés à cet âge.
Certains rappelleront à juste titre qu’à ces époques lointaines des mariages ont duré sous la pression du clan familial ou de la religion, souvent des deux, malgré de graves vicissitudes.. L’épouse devait subir un sale caractère, voire des agressions, parce que le mari apportait l’unique paye. On vante donc un progrès en procédant à l’union libre, sans autel, ni mairie, qui permet une séparation sans lourdeurs administratives.
J’ai envie de dire à ces chantres de l’individualisme qu’aujourd’hui, comme hier, des êtres différents peuvent décider d’appairer leurs personnalités pour traverser ensemble le pire et bénéficier autant que possible du meilleur. L’exercice s’éprouve avec les enfants, voulus bien sûr, dont la charge, pas vraiment légère, s’estompe avec l’observation de leur développement physique, mental, et affectueux.
Pour autant le métier de parent n’est pas si aisé et fait appel à un large faisceau de qualités d’observation, d’écoute, de sang-froid et plus encore. Belles occasions de fautes pas toujours vénielles. Devenus adultes, éventuellement parents, les ex-enfants dénoncent alors quelques ratages. Normalement plus sages avec l’âge, les parents peuvent en faire leur profit à l’usage des petits-enfants, voire arrières petits-enfants.
09:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

