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17/01/2026

Et si on parlait d'autre chose

En tant que citoyen français je ne suis pas « impacté » comme on dit par les calembredaines de Trump mais en piétinant toute la planète, ce grand dérangé a réussi à ce que tout le monde parle de lui en guettant sa prochaine foucade. Il a surtout fractionné l’Amérique en 2 clans irréconciliables et exporté ce laisser-faire sans foi ni loi un peu partout, y compris chez nous : le « trumpisme »

Mais depuis Vercingétorix, chez les gaulois, on résiste aux invasions et aux ukases. On va probablement élire en 2027 le jeune apprenti en politique qui a fait des progrès sur la forme mais reste faible sur le fond. Supposons – c’est l’époque des vœux- que les législatives, par remord, lui flanquent un 1er ministre du bord contraire et on a la cohabitation. Depuis Chirac et Jospin on a rarement eu meilleure gouvernance. Et dans la foulée un nouveau Jospin à l’Education Nationale qui pousserait les élèves à penser par eux-mêmes et non par smartphone. 

Le procès en appel de Marine Le Pen a débuté cette semaine. Cela signifie que notre pays respecte la justice et que malgré les criailleries les juges, qu’on ne va pas virer, vont juger sur des faits et selon la loi. A cette occasion on s’amuse du duel à fleurets très mouchetés entre les 2 champions. Le jeune ne manque pas de dire que la place de candidat est pour l’ancienne si le jugement le permet. Mais on décèle facilement à quel point il  frétille de l’envie d’être le candidat. Ces deux-là ne nous donnent pas trop souvent l’occasion de rigoler.

Un petit moment d’émotion a frappé mon épouse en apprenant, après tous les préparatifs, que son opération était reportée début mars à cause de la  grève des médecins. Vite dépassé parce qu’elle bénéficie d’un peu de temps pour retrouver une meilleure forme. Surtout on fait partie des gens qui font toute confiance aux médecins. On ne risque pas de rejoindre la cohorte des grippés non vaccinés qui encombrent l’hôpital chaque année.

J’ai signé avec conviction la pétition pour l’arrêt de « Data One » , le super calculateur dédié à l’I.A. près de chez nous. Pas tellement parce qu’il est prévu sur notre commune, pas trop consultée. Mais parce que c’est un énorme machin dont la consommation d’électricité équivaut à 37% de celle de la métropole et l’eau en proportion. Epine sur le gâteau : la Société qui porte ce projet est au Luxembourg. Elle nous laisse les embarras mais pas les impôts. De quoi s’interroger : Avons-nous vraiment besoin de l’I.A.

En qualité de membre patenté de la confrérie des vieux, mon fils m’a fait connaitre une revue dédiée sobrement intitulée  Vieux. Parmi de belles signatures on trouve Antoine de Caunes ou Charlebois  et tous expriment comment on fait d’un ennui un plaisir. Tous racontent une vieillesse plaisante, voire primesautière. De quoi être heureux d’en faire partie.

10:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2026

Presque une bonne année

Nous venons de passer le cap d’une nouvelle année que nous espérons évidemment meilleure que celle écoulée. On soutient cet espoir par des vœux. Plus révolutionnaire du tout, je me soumets à ce rite. Pas en direction des malheurs du monde avec des vœux qu’on sait inutiles en les écrivant. Mais des vœux à portée de main en quelque sorte.

Par exemple pour ces petites mains, plus souvent caissières que caissiers, avec leur petit, parfois moins petit, SMIC mensuel, qui ont vu défiler sur leur tapis les provisions pantagruéliques   d’un réveillon somptueux. On peut leur souhaiter quelques euros de plus en 2026, voire une meilleure position chez un concurrent.

On peut avoir une pensée aussi pour ces autres petites mains qui, comme les autres nuits, ont assuré le 31 décembre leur faction dans les transports, dans les hôpitaux, dans les trains de nuit. Souhaitons-leur que le tour de service de 2026 leur donne un repos le 31 décembre pour réveillonner avec la famille. En espérant que l’année suivante un robot n’ait pas pris leur place.

Je sympathise au moins virtuellement avec le malheureux ou la malheureuse qui vient d’entrer dans son EHPAD, pas vraiment de son plein gré et qui redoute de voir s’élever le mur de la solitude. Je souhaite à ces malheureux qu’à défaut de quelques visites espacées de proches, ils trouvent dans l’établissement l’infirmière ou l’animatrice qui leur arrachera un sourire.

Je comprends la tristesse de parents qui ont fait un gros effort pour offrir à Noel le cadeau qu’ils croyaient convoité par leur gamin. Et qui voient le chéri jeter un tout petit regard sur l’objet en s’intéressant vivement au cadeau de la tante Machin, ridicule à leurs yeux. Je leur souhaite de renoncer aux représailles même douces et de réfléchir à un choix douteux de type tante Machin pour l’an prochain. Et de ne pas l’inviter, c’est plus sûr.

Je ne voudrais pas quitter les histoires de famille sans penser à la mienne. Je souhaite aux jeunes, selon la formule consacrée, de grandir en âge et en sagesse, aux moins jeunes de garder de l’énergie pour aller au boulot avec le sourire et à ceux qui ont droit à la carte senior d’avoir assez de punch pour réaliser leurs projets même aventureux. A mon épouse un genou bien réparé qui la pousse à vouloir cavaler par monts et par vaux.

P.S. J’ai renoncé à émettre des vœux désagréables à tous les malfaisants de la terre. Je souhaiterais quand même un petit incendie ou une explosion de machine dans le labo qui prétend remplacer notre bon chocolat de toujours par un ersatz de sa composition.  Et pourquoi pas l’an prochain le beurre, voire le Comté chimiques ?

10:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

12/12/2025

Quelqueq pensées depuis ma tente

Après les flots de violence déversés la semaine dernière j’éprouvais le  besoin de prendre du champ, de me retirer sous ma tente. Pas, comme Achille, en colère contre mon roi (encore que…) mais frustré de l’impuissance de toutes les forces habituelles à mater les 3 malandrins qui effraient toute la planète.

Mon refuge habituel pour le repos de mon cerveau c’est d’observer sur le stade les gamines et les gamins emportés dans leur foot. A côté de la discipline, j’admire leur ténacité et leur courage d’opérer en short sous la pluie neigeuse et froide. De quoi me réconcilier avec le foot. Sauf que j’entends alors que le Président de la FIFA, en froid avec la justice pour des trafics de voix lors de l’attribution de la Coupe du monde, décerne à Tromp un pseudo prix de la paix. Ravi le récipiendaire. Entre coquins on s’entend toujours.

Retiré sous ma tente, avec fauteuil quand même, je combats mon impuissance personnelle en signant des chèques pour les associations qui  essaient partout d’empêcher des gens de mourir. J’entends quand même dans le bafouillis budgétaire qu’on n’a pas abaissé l’exonération fiscale comme si ceux qui font un don pensaient à leurs impôts    

Les voyageurs au long court en C-car, sans doute une soirée pluvieuse, ont exhumé le Q.C.M. à quoi sont soumis les candidats à la nationalité française  L’ancien D.G.S. d’une Mairie de Lyon, avec plus de 3 fautes n’aurait pas été admis. Je n’ai pas ironisé parce que j’avais 6 fautes moi aussi. La France n’a pas de terres rares, mais elle produit des énarques capables de créer un test destiné aux étrangers et que 72 % des français ne réussissent pas.

Ma guitare dormait au-dessus de la bibliothèque. Une fois descendue, j’ai changé la corde de La cassée, l’ai accordée, et vu que mes doigts ne trouvaient pas les cordes. Mon coach personnel m’a conseillé de me forcer à placer les doigts en place chaque matin jusqu’à retrouver automatiquement la position. Si j’y parviens je me promets une sacrée sarabande en sol majeur de quoi réveiller les voisins.

Confiné sous ma tente je pourrais lire le livre d’un célèbre taulard de 3 semaines. Je préfère fournir à mon cerveau des images positives. Les petits footeux acharnés, et même mes arrière-petits-fils à qui déjà on ne la fait pas nous donnent une réponse. Après avoir essuyé les plâtres de Bardella and Co et d’un ou deux suivants de même tonneau, ils en seront au droit de vote et nous (enfin nos suivants) offriront des votes pas trop mollassons.

 

Après les flots de violence déversés la semaine dernière j’éprouvais le  besoin de prendre du champ, de me retirer sous ma tente. Pas, comme Achille, en colère contre mon roi (encore que…) mais frustré de l’impuissance de toutes les forces habituelles à mater les 3 malandrins qui effraient toute la planète.

Mon refuge habituel pour le repos de mon cerveau c’est d’observer sur le stade les gamines et les gamins emportés dans leur foot. A côté de la discipline, j’admire leur ténacité et leur courage d’opérer en short sous la pluie neigeuse et froide. De quoi me réconcilier avec le foot. Sauf que j’entends alors que le Président de la FIFA, en froid avec la justice pour des trafics de voix lors de l’attribution de la Coupe du monde, décerne à Tromp un pseudo prix de la paix. Ravi le récipiendaire. Entre coquins on s’entend toujours.

Retiré sous ma tente, avec fauteuil quand même, je combats mon impuissance personnelle en signant des chèques pour les associations qui  essaient partout d’empêcher des gens de mourir. J’entends quand même dans le bafouillis budgétaire qu’on n’a pas abaissé l’exonération fiscale comme si ceux qui font un don pensaient à leurs impôts    

Les voyageurs au long court en C-car, sans doute une soirée pluvieuse, ont exhumé le Q.C.M. à quoi sont soumis les candidats à la nationalité française  L’ancien D.G.S. d’une Mairie de Lyon, avec plus de 3 fautes n’aurait pas été admis. Je n’ai pas ironisé parce que j’avais 6 fautes moi aussi. La France n’a pas de terres rares, mais elle produit des énarques capables de créer un test destiné aux étrangers et que 72 % des français ne réussissent pas.

Ma guitare dormait au-dessus de la bibliothèque. Une fois descendue, j’ai changé la corde de La cassée, l’ai accordée, et vu que mes doigts ne trouvaient pas les cordes. Mon coach personnel m’a conseillé de me forcer à placer les doigts en place chaque matin jusqu’à retrouver automatiquement la position. Si j’y parviens je me promets une sacrée sarabande en sol majeur de quoi réveiller les voisins.

Confiné sous ma tente je pourrais lire le livre d’un célèbre taulard de 3 semaines. Je préfère fournir à mon cerveau des images positives. Les petits footeux acharnés, et même mes arrière-petits-fils à qui déjà on ne la fait pas nous donnent une réponse. Après avoir essuyé les plâtres de Bardella and Co et d’un ou deux suivants de même tonneau, ils en seront au droit de vote et nous (enfin nos suivants) offriront des votes pas trop mollassons.

 

15:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)