28/03/2026
De quoi se plaint-on ?
De ces nombreuses estafilades qui griffent nos journées et dont la télé nous offre souvent une démonstration. C’était le jour du match Loana-Jospin. Avec quelques mots pour relater la cérémonie d’hommage aux Invalides, pour ce dernier, la messe était dite. Pour la star déchue on a défilé un long C.V. émaillé de nombreuses incises. Je n’ai pas chronométré mais en minutes d’antenne je crains que Jospin n’ait pas gagné. Pour quel public fonctionne notre T.V. publique.
Très concerné par les communications, Vincent Bolloré a une réponse. Il prétend que la télé devrait pouvoir vivre avec les seules recettes publicitaires. Sans doute pour lui un moyen de donner plus de place aux « Restaus du cœur » ou à des associations de même nature. Une idée qui n’était pas dans les propositions du R.N.
Il n’en n’a pas besoin car déjà il plastronne. Après les municipales, où évidemment il a gagné, comme tous, il doit peaufiner les détails de la cérémonie d’investiture. Venu du peuple, ne l’oublions pas, il réfléchit aux symboles qu’il affichera dans son bureau élyséen.
On ne respire pas mieux en se tournant vers l’extérieur. Il semble que Trump ait prévu une laisse trop longue à son bouledogue israélien et le drôle en profite brutalement. Trump va déclarer qu’il a gagné la guerre d’Iran quand des missiles des mollahs continueront de toucher Israel. Quoi espérer d’un président se réjouissant, après ses 1ères agressions que tous « viennent lui lécher le c… » avec la vulgarité, le mépris d’un ego hypertrophié.
C’est à ce moment que mon épouse, qui avait décidé 3 semaines de courage pour rétablir un genou meurtri se retrouve à l’hôpital pour des complications à effacer. Occasion certes de vérifier l’excellence du personnel et des appareils de l’endroit. Aussi de la complète mobilisation attentive de ses enfants. Avait-on besoin de ça pour en avoir la preuve.
Occasion pour moi d’une découverte. Je pensais avec une assurance tranquille que je n’étais pas une ménagère de 50 ans, ni de 40 ou de 60. L’évènement m’a fait basculer dans la dure réalité. En effet, même dans les couples qui se partagent les tâches c’est souvent l’épouse la gestionnaire du foyer. Toujours dans l’anticipation et la prévision des lendemains. Pour moi, la nourriture, les lavages, les objets à acheter. ébranlent mes capacités de gestion Bien sûr, c’est le moment que choisissent le sèche-cheveux, le grille-pain pour tomber en panne.
Ce pourrait être le temps de la déprime. Sans y réfléchir longtemps, je ne suis pas ukrainien, ni palestinien, ni iranien mais un retraité français gâté. On bénéficie de soins extraordinaires. On voit nos amis s’inquiéter, nos proches, nos très proches, dont nos enfants, outre leur affection, montrer toutes leurs ressources. Sans crier : la vie est belle, j’aurais mauvaise grâce à me plaindre.
18:11 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)
14/03/2026
"'Je suis seul ce soir" (Léo Marjane)
Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère, pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.
Je suis en train de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.
Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher. Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie.
Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.
Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?
Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce temps d’intermittent du célibat était utile
Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère, pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.
Je suis en train de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.
Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher. Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie.
Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.
Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?
Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce temps d’intermittent du célibat était utile
08:48 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)
07/03/2026
Branle-bas de combat
Cernés de toutes parts par des bruits inquiétants de guerre et un possible embrasement de la planète nous nous sommes réfugiés dans un bunker. Sous la forme d’une prolongation de la fête de la grand-mère pour réviser scrupuleusement les préparatifs nécessaires avant le jour tant attendu de l’opération.
Ce n’est d’ailleurs pas l’opération qui stresse la patiente. Elle est du sérail et connait le déroulement sur le bout des ongles. Elle a toute confiance dans le pôle chirurgie de l’hôpital-sud chez qui nous avons quasiment nos habitudes. Et pour une date initialement prévue début janvier elle a eu le temps de remplir toutes les cases du dossier.
Et il est gros le dossier, l’hôpital ayant prévu la moindre virgule dans ses formulaires. Par son épaisseur, il pourrait faire penser à une opération de grande envergure. On précise les comportements des jours avant, presque heure par heure, de ce qu’on peut faire, ne pas faire. Pour le coup pas de Doctolib. on a peu de chances d’oublier la date. Et c’est encore une voix humaine qui rappelle pour vérifier les dernières instructions.
Il était précisé par exemple le type de chaussures adaptées pour la rééducation. Sans toutefois indiquer la marque et le modèle, ce qui a conduit à 3 essais avant le bon résultat. Plein d’optimisme, l’hôpital a même prévu une brassière, comme en portent les sportives de haut niveau, empêchant dans la vigueur des exercices des seins à l’abade. Après essai le modèle choisi sera abandonné, les exercices devant être modérés.
Il manquait un préparatif essentiel : comment va survivre papy sans son aidant habituel. Au pied levé, 3 semaines de rééducation, 3 enfants, chacun prend sa semaine. Bien loin des précautions de l’hôpital, on n’a pas trop précisé pour quoi faire. Ce n’est pas surveiller un éventuel fugitif qui part courir la gueuse. Aussi bien il ne court plus guère même pour attraper un bus qui lui passe sous le nez. Ce n’est pas garde-malade qui sentirait trop l’entrainement pour l’entrée à l’EHPAD. Mais on peut compter sur la capacité d’adaptation de tous, y compris de l’aidé, qui a fait la guerre, et le séminaire
Avec ce luxe de préparatifs et l’expertise des praticiens, le résultat ne peut être qu’excellent. Pas un genou neuf prêt à crapahuter à la Croix de Chamrousse. Mais juste un plaisant pas de deux de la grand-mère avec son mari ravi. D’ailleurs les sites de La Grave et du Chazelet attendent une visite prévue depuis longtemps.
10:18 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)

