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24/07/2026

Pour Brassens c'étyait 14-18, moi, je n'ai pas choisi ma guerre

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

18:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2026

Encore du replay

J’avais d’abord sorti mon écritoire dévolu au deuil tellement nous étions accablés de mauvaises nouvelles cette semaine. Tout de même résolu à ne pas patauger dans des commentaires qui auraient trop senti le sapin j’ai ressorti mon fringant clavier habituel.

J’avais écrit à propos de la Coupe du Monde ne pas « être fan de ce foot-là ». Battus par les espagnols dans une piteuse prestation les Bleus idolâtrés m’ont comblé. Avec 2 avantages induits  D’abord pas besoin de recourir à la pureté du jeu  de mon enfance en shootant dans des boites de conserve qui d’ailleurs ont déserté les rues. On n’y trouve plus que les mégots et les merdes de chiens, avec lesquels mes luxueuses chaussures de ville ne sauraient se commettre.

Ensuite des milliers de policiers enrôlés pour jugules les débordements prévisibles des braillards d’après-match et quelques juges  en astreinte pour le même motif ont pu rentrer tranquillement à la maison.

C’était aussi le départ de notre Génésis prodigue. Malgré les judicieux conseils habituels, « pense au petit bouchon de l’eau propre », « as-tu tes papiers pour les frontières », il s’en est allé sans remord. Un peu muselé sous notre férule dans l’hexagone, il se voit vivre une vie plus libre dans les pays exotiques. Presque sûr que ceux-ci n’enfermeront pas les proprios pour espionnage en découvrant le drone dans le placard.

Est enfin arrivé le  R.V. attendu pour une petite panne  d’oreilles. Largement testé par l’homme de l’audition, celui-ci a constaté que les oreilles  étaient au même point que les mois d’avant, sans faiblesse nouvelle. Faiblesse à imputer à un  appareil. Réjouissant quand l’humain semble parfois plus fiable que la technique.

Les médias nous ont annoncé que nous étions sortis de la canicule. On a 36 degrés au lieu de 38. Mathématiquement c’est clairement différent, en  ressenti comme on dit maintenant c’est plus flou. Cette canicule et son alliée, la mutine météo, nous ont fait une de leurs minauderies habituelles : le tonnerre, des éclairs, un vent à décorner  les bœufs et 3 gouttes de pluie. Du moins le toit de la Captur n’a pas été martelé par des grelons de 5 centimètres de diamètre et on n’a pas eu à balayer des kilos de boue dans le garage.

Depuis pas mal de temps j’ai renoncé au mirage selon lequel j’aurais échappé aux particularités de l’âge, assez avancé pour mon compte. Selon les cas, selon les moments, il faut passer par un cachet, une pommade, voire une piqure parce qu’un nouveau maître, le docteur, l’a décidé. Finalement c’est payer un modeste écot pour se sentir simplement bien.

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

11/07/2026

Du replay quand trop d'infos tue l'info

Ce début juillet s’est ouvert dans un flux vibrionnant de nouvelles venues de tous les azimuts. Souvent plaisantes, Ainsi, lassé des rodomontades sur le climat de Trump, Saturne lui a gâché SA fête de l’indépendance avec un mix de canicule et de pluies denses. Le maître du temps doit poursuivre s’il veut convaincre le récalcitrant que le climat n’obéit pas aux hommes, même puissants. En prévoyant une dévastation sur le golfe de Mar a Lago.

Chez nous c’était le départ du Tour de France. J’étais assez fan quand l’épreuve était une opportunité pour les besogneux et les gagne-petits.. Depuis 3 ou 4 ans le Tour a ripé façon P.S.G.. Un sponsor  riche fait une équipe avec les meilleurs coureurs qu’il a achetés. Ces meilleurs gagnent à peu près tout le temps et emplissent ses poches pour acheter encore plus. Au moins avec des départs de Londres, d’Amsterdam, cette année de Barcelonne, on apprend la géographie. C’est quand même mieux que l’apprendre par les guerres.

Le + un du nonagénaire s’est fait remarquer par de violentes brulures d’estomac. Après le médicament habituel du demi-jeûne, on m’en a trouvé un autre ; une glace à la Chartreuse mélangée de produits locaux arrosés de rhum. Grâce à quoi mon estomac libéré a pu apprécier le très bon repas offert par les enfants dans un cadre champêtre, frais et chaleureux. De retour à la maison, de la fraicheur de la terrasse on perdait tout regret camping-cariste en voyant nos ex-confrères décamper vaincus par la canicule.

Notre attente du verdict de l’appel de Marine Le Pen s’est libérée par un résultat conforme. Contrairement à ses annonces précédentes (ça promet !) elle veut faire campagne sans bracelet grâce à un pourvoi salvateur. Heureuse, dit-elle, que les français puissent voter pour qui ils veulent (éventuellement un repris de justice). Le prince-consort qui avait rêvé des fastes de l’Elysée avec Maria-Caroline faisait un sourire convenu. Mais, promis, il va faire le job.

On se demandait de quel exploit Trump allait marquer SA Coupe du monde. Scandaleusement inédit, en demandant au Président de la FIFA d’annuler une décision d’arbitre pour réhabiliter son joueur préféré. Et l’ultime gardien des règles de l’institution a obtempéré en toute servilité. Maintenant c’est posé : les footeux jouent au ballon pour amuser la galerie et les télés mais le résultat vient d’un deal entre voyous. Heureusement, malgré la présence du puni-absous, les belges ont flanqué une belle déculottée aux américains, fiers justiciers de la honte.

On pouvait s’attendre à ce que ce cumul de scandales liés à cette Coupe ne me réconcilie pas avec le foot, du moins ce foot-là. Les gamines et les gamins que j’observe de ma fenêtre croient encore à un jeu dont ils apprennent à respecter les règles sous la férule d’un coach bienveillant. Est-ce que je vais devoir shooter à nouveau dans des boites de conserve ? Mais où retrouver des galoches ?

15:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)