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14/03/2026

"'Je suis seul ce soir" (Léo Marjane)

Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère,  pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.

Je suis en train  de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.

Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher.  Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie. 

Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.

Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup  d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?

Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et  tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce  temps d’intermittent du célibat était utile  

 

Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère,  pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.

Je suis en train  de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.

Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher.  Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie. 

Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.

Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup  d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?

Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et  tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce  temps d’intermittent du célibat était utile  

 

08:48 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2026

Branle-bas de combat

Cernés de toutes parts par des bruits inquiétants de guerre et un possible embrasement de la planète nous nous sommes réfugiés dans un bunker. Sous la forme d’une prolongation de la fête de la grand-mère pour réviser scrupuleusement les préparatifs nécessaires avant le jour tant  attendu de l’opération.

Ce n’est d’ailleurs pas l’opération qui stresse la patiente. Elle est du sérail et connait le déroulement sur le bout des ongles. Elle a toute confiance dans le pôle chirurgie de l’hôpital-sud chez qui nous avons quasiment nos habitudes. Et pour une date initialement prévue début janvier elle a eu le temps de remplir toutes les cases du dossier.

Et il est gros le dossier, l’hôpital ayant prévu la moindre virgule dans ses formulaires. Par son épaisseur, il pourrait faire penser à une opération de grande envergure. On précise les comportements des jours avant, presque heure par heure, de ce qu’on peut faire, ne pas faire. Pour le coup pas de Doctolib. on a peu de chances d’oublier la date. Et c’est encore une voix humaine qui rappelle pour vérifier les dernières instructions.

Il était précisé par exemple le type de chaussures adaptées pour la rééducation. Sans toutefois indiquer la marque et le modèle, ce qui a conduit à 3 essais avant le bon résultat. Plein d’optimisme, l’hôpital a même prévu une brassière, comme en portent les sportives de haut niveau, empêchant dans la vigueur des exercices des seins à l’abade. Après essai le modèle choisi sera abandonné, les exercices devant être modérés.

Il manquait un préparatif essentiel : comment va survivre papy sans son aidant habituel. Au pied levé, 3 semaines de rééducation, 3 enfants, chacun prend sa semaine. Bien loin des précautions  de l’hôpital, on n’a pas trop précisé pour quoi faire. Ce n’est pas surveiller un éventuel fugitif qui part courir la gueuse. Aussi bien il ne court plus guère même pour attraper un bus qui lui passe sous le nez. Ce n’est pas garde-malade qui sentirait trop  l’entrainement pour l’entrée à l’EHPAD. Mais on peut compter sur la capacité d’adaptation de tous, y compris de l’aidé, qui a fait la guerre, et le séminaire

Avec ce luxe de préparatifs et l’expertise des praticiens, le résultat ne peut être qu’excellent. Pas un genou neuf prêt à crapahuter à la Croix de Chamrousse. Mais juste un plaisant pas de deux de la grand-mère avec son mari ravi. D’ailleurs les sites de La Grave et du Chazelet attendent une visite prévue depuis longtemps.    

10:18 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)

28/02/2026

L'autre fête nationale

En matière de stupidité on connait l’histoire du monsieur se découvrant  fiévreux qui casse le thermomètre. Il aurait manqué au palmarès du Président américain de ne pas tenter quelque chose de ce côté-là. Recalé par la Cour suprême sur les droits de douane, sa réponse a été d’injurier les juges (qu’il avait nommés). Ce n’est pas une foucade supplémentaire de ce curieux Président qui a retenu l’actualité mais l’évènement annuel national : le Salon de l’agriculture.

Un passage obligé depuis 1964 traditionnellement ouvert par le Président de la République. Malgré le petit jeu de celui qui y resterait le plus longtemps, il n’y a que Chirac qui ait semblé s’y plaire autant qu’à l’Elysée. Par contre aucun responsable politique ne peut manquer de  s’y montrer. C’est l’occasion rêvée de dérouler, généralement sans contradicteur, ce que son parti ferait pour ce pauvre monde paysan s’il était au pouvoir.

Ce tohu-bohu politique éclipse surtout cette année sans vaches les images souriantes du petit parisien qui découvre en vrai les bêtes de ses albums. Il peut caresser de ses mains les moutons ou les veaux. Il voit aussi dans la famille-bovins, à côté de la vache et  son lait, que le veau a un papa, le taureau sans détails excessifs sur comment s’est déroulée son  arrivée dans la famille.

Peut-être lié au Salon, on a eu un reportage sur une véto à la campagne. La seule docteure à faire exclusivement ses visites à domicile. Elle met les mains au cul des vaches et les pieds dans la mélasse boueuse que créent les bêtes dans une ferme. Elle laisse aux vétos de ville les soins proprets à ces animaux dénaturés, un chien raccourci à la taille d’un cochon d’Inde ou sans poils (!!), animaux forcément plus fragiles que  laissés dans leur silhouette d’origine.   

Cette frénésie agricole nous rappelle, surtout ma génération, que nous sommes directement issus du monde paysan. Qu’une partie de nos vacances était consacrée à  des aides à  la ferme. Pour les gros travaux, la batteuse, c’était les beaux-frères qui prenaient un congé pour aider l’oncle paysan Ce bénévolat un peu contraint  rassemblait les forces physiques nécessaires avant que  n’arrivent les machines.

Sans relation avec la date du Salon mais à celle de leurs agendas, nous avions justement cette semaine nos  jardiniers particuliers, l’un dans les arbres, l’autre dans l’herbe. Leurs efforts conjugués ne nous ont pas donné un petit Valençay. Mais,  tel qu’il est, notre jardin nous convient bien ainsi qu’à nos visiteurs, notamment « la marmaille » comme on dit à la Réunion, qui s’y ébat à sa guise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)