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11/07/2026

Du replay quand trop d'infos tue l'info

Ce début juillet s’est ouvert dans un flux vibrionnant de nouvelles venues de tous les azimuts. Souvent plaisantes, Ainsi, lassé des rodomontades sur le climat de Trump, Saturne lui a gâché SA fête de l’indépendance avec un mix de canicule et de pluies denses. Le maître du temps doit poursuivre s’il veut convaincre le récalcitrant que le climat n’obéit pas aux hommes, même puissants. En prévoyant une dévastation sur le golfe de Mar a Lago.

Chez nous c’était le départ du Tour de France. J’étais assez fan quand l’épreuve était une opportunité pour les besogneux et les gagne-petits.. Depuis 3 ou 4 ans le Tour a ripé façon P.S.G.. Un sponsor  riche fait une équipe avec les meilleurs coureurs qu’il a achetés. Ces meilleurs gagnent à peu près tout le temps et emplissent ses poches pour acheter encore plus. Au moins avec des départs de Londres, d’Amsterdam, cette année de Barcelonne, on apprend la géographie. C’est quand même mieux que l’apprendre par les guerres.

Le + un du nonagénaire s’est fait remarquer par de violentes brulures d’estomac. Après le médicament habituel du demi-jeûne, on m’en a trouvé un autre ; une glace à la Chartreuse mélangée de produits locaux arrosés de rhum. Grâce à quoi mon estomac libéré a pu apprécier le très bon repas offert par les enfants dans un cadre champêtre, frais et chaleureux. De retour à la maison, de la fraicheur de la terrasse on perdait tout regret camping-cariste en voyant nos ex-confrères décamper vaincus par la canicule.

Notre attente du verdict de l’appel de Marine Le Pen s’est libérée par un résultat conforme. Contrairement à ses annonces précédentes (ça promet !) elle veut faire campagne sans bracelet grâce à un pourvoi salvateur. Heureuse, dit-elle, que les français puissent voter pour qui ils veulent (éventuellement un repris de justice). Le prince-consort qui avait rêvé des fastes de l’Elysée avec Maria-Caroline faisait un sourire convenu. Mais, promis, il va faire le job.

On se demandait de quel exploit Trump allait marquer SA Coupe du monde. Scandaleusement inédit, en demandant au Président de la FIFA d’annuler une décision d’arbitre pour réhabiliter son joueur préféré. Et l’ultime gardien des règles de l’institution a obtempéré en toute servilité. Maintenant c’est posé : les footeux jouent au ballon pour amuser la galerie et les télés mais le résultat vient d’un deal entre voyous. Heureusement, malgré la présence du puni-absous, les belges ont flanqué une belle déculottée aux américains, fiers justiciers de la honte.

On pouvait s’attendre à ce que ce cumul de scandales liés à cette Coupe ne me réconcilie pas avec le foot, du moins ce foot-là. Les gamines et les gamins que j’observe de ma fenêtre croient encore à un jeu dont ils apprennent à respecter les règles sous la férule d’un coach bienveillant. Est-ce que je vais devoir shooter à nouveau dans des boites de conserve ? Mais où retrouver des galoches ?

15:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

03/07/2026

sept plaies d'Egypte, O.K. ils n'ont pas connu notre canicule

Je ne m’adresserai pas aujourd’hui à Léocadie à qui je ne veux pas tresser une couronne des nombreuses  épines qui nous blessent ici-bas. En outre épargnée dans ses montagnes par le fléau, elle n’a pas à souffrir de  nos maux. En effet il s’agit de la canicule qui couvre tout le pays cette semaine, la précédente, la suivante ( ?) et n’offre que peu d’échappatoires.

Ceux qui aiment les comparaisons statistiques des niveaux de malheur n’ont pas manqué d’évoquer le Covid et ses contraintes. On échappe au confinement et à la ridicule limite de 10 kms. On se confine de notre plein gré et on  se permet quelques pas jusqu’à la boite aux lettres. Dans l’autre sens, le même nombre de pas pour remplir d’eau la gamelle des oiseaux, veinards abreuvés à domicile.

Cloitrés  dans un séjour climatisé, il reste la télé. « car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ». Celle-ci, de peur qu’on ne s’échappe dans des rêves d’évasion, nous parle et re-parle de canicule. Notre pays, amoureux des records faute d’en connaitre beaucoup, est comblé. Des températures jamais vues, dans des endroits jamais atteints tombent en cascades. Avec la litanie des obligations : il faut boire, ne pas sortir, pas faire de sport. On observe un autre record assez funèbre : aura-t-on plus de morts qu’en 2023 ? Heureusement les défunts ne peuvent plus savoir qu’ils sont devenus des outils statistiques anonymes.

Dans l’atmosphère « il fait faire quelque chose » l’ancienne présidente d’un parti qui ne manque pas une occasion, a une bonne idée : climatiser toutes les écoles, tous les EHPAD, tous les hôpitaux. En taisant évidemment la dépense d’énergie le jour où on a arrêté 3 réacteurs faute d’eau pour les refroidir. Patientons quelques mois pour observer les réponses butant sur le réel. Il va être difficile de prétendre qu’il fait chaud à cause des immigrés.

Cette sorte de désastre national a au moins le mérite de nous rappeler tout ce monde qui nous secoure par tous les temps et en toutes  circonstances et qui souffre pour nous. En ce moment et en 1ère ligne tous les soignants en hôpital, ceux qui conduisent des trains et des bus en manque de clim, ceux qui réparent dans les pires conditions les lignes électriques abattues par les tornades (elles viennent ponctuer  la canicule).

Je n’aurai pas le mauvais goût de vous rappeler l’origine latine du mot qui ne vous refroidirait pas. Cela me démange pourtant de faire le lien entre la canicula, la petite chienne. Car depuis les désordres du thermomètre, celle d’à côté s’est réfugiée douillettement vers les espaces climatisés et du coup nous dispense de ses aboiements intempestifs.    

16:35 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)

26/06/2026

Chère Léocadie (3)

C’est une expression qu’on entend beaucoup en bas et qui n’est pas parvenue dans tes montagnes : « summer body ». Tu n’as pas besoin d’être « fluent » en anglais pour comprendre, même à Billey ou Moiron on comprend qu’il s’agit du corps en été.  Et qu’est-ce qu’il a le corps en été ? Il a tendance à oublier les chemises boutonnées, les jeans serrés, bref à se dénuder. Ce que dit bien l’autre expression « beach-body ». En maillot sur la plage on voudrait présenter un corps sous le meilleur jour, en tous cas différent de l’image que renvoie la glace au sortir de la douche.

Un constat qui va signifier haro sur internet pour dénicher des recettes ou la potion  magique capable de lisser les plus et de regonfler les moins. Ceux qui ne sont pas désespérés de muscles avachis guignent les salles  débordantes d’offres  d’appareils nouveaux, d’horaires étendus, qui font rêver à Apollon. Paradoxalement, notre salle du mardi se vide de ses retraités. En été est venu le temps des petits-enfants en vacances avant celles des parents. Le seul souci du corps des petits jeunes est de le rendre en bon état à l’arrivée des  parents.

On peut se demander à quoi peut bien servir cette débauche d’efforts pour 3 maigres semaines de démonstration supposées avantageuses. On pourra espérer donner quelques aperçus au bureau avec un col très échancré  et une jupe très courte. Mais c’est juste la bande-annonce, pas le film.

Tout ce bel exercice, c’est sacrifier à la dérive du moment, l’apparence. Une belle  démonstration est donnée par le Président américain (encore lui, désolé) qui vient signer un accord décrit comme nul même par ses partisans et déjà lacéré, mais sous les ors de Versailles. La mise en scène tient lieu de réalité.

Pourquoi se sent-on obligé quand on atteint une certaine visibilité sociale, de s’afficher avec une célébrité ? Le Président d’un parti qui se veut  le porte-parole  des pauvres et des sans-voix s’affiche avec une princesse. Enumérer dans l’ordre toutes les pièces de son titre peut constituer un bon test de mémoire mais il ne guérit pas de l’addiction à l’apparence.

Dans tes pérégrinations montagnardes tu vois sans doute quelquefois dans les vasques remplies par la neige fondue un randonneur. Il offre  à la fraicheur de l’eau et à  tes yeux offusqués un corps dans sa simplicité originelle. Se réclamant peut-être de l’esprit naturiste, sans estomper des bourrelets disgracieux, il veut dire que son apparence n’est  pas trompeuse.

Le vrai défi à l’apparence m’a été donné dans le bus qui me ramenait à la maison. Rempli de dames de retour du marché avec leurs sacs débordants de légumes. Sous la canicule, drapées dans un costume qui les couvrait du haut de la tête au bas des chevilles. Peu préoccupées  par leur apparence, elles semblaient plutôt soucieuses, il était 11H30, du proche repas à préparer. Aussi bien, ce costume unique porté hiver comme été peut être considéré, comme certains pneus, « 4 saisons »

 

09:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)