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12/06/2026

La Coupe n'est pas pleine, elloe déborde

Nous avons été pourvus cette semaine de 2 bracelets. Sans être expert, comme moi, on voyait au 1er coup d’œil qu’ils ne venaient pas de chez Cartier. Pas sertis de diamants, ni de ces petites choses à beaucoup d’euros, dotés simplement d’une de ces puces à tout faire. Et qui, nous dit-on, va sonner les pompiers si on chute. Voici donc la réponse à notre (très) relative dépendance.
Comme un méchant clin d’œil c’était aussi la Coupe du Monde de foot. Qui devrait me replonger dans mes souvenirs de jeunesse. Depuis Le Valdahon où on shootait dans des boites de conserve avec nos galoches jusqu’à l’apothéose d’une cour de récréation où on pouvait taper dans un vrai ballon. Sans oublier le jeudi à Vaux où on avait un vrai match après s’être échauffés dans la montée au plateau de Chamole. (400 m de dénivelée)
J’avais déjà perdu une bonne partie de ma candeur enfantine dans les dérives de ce sport mais je vais être obligé de me retenir de vomir avec cette Coupe du Monde de fric-foot. Avec l’instauration de 104 matches, soit 30 de plus qu’en 2022, en allant chercher le Cap-vert ou Curaçao qui ne se savaient pas footeux, des billets à prix exorbitants. Le comble : la « Pause fraîcheur », qui va couper chaque mi-temps, pour boire et plus probablement passer la pub. De quoi remplir de joie et de dollars Infantino, l’insatiable caissier de le Fifa .
Ce qui lui reste comme boulot puisqu’aux U.S.A. un peu au Canada et au Mexique, si peu, la Coupe est celle de Trump. Au mépris de toutes les règles de telles organisations internationales, celui-ci décide des encadrements qui lui conviennent, évidemment aussi les supporters et se paie le luxe de refuser un arbitre international. Sous l’œil placide, et servile, du présumé patron de la FIFA.
Au passage il continue à  servir la soupe à son « ami » Donald. En répartissant tous ces matches sur 3 pays immenses on va bruler des tonnes de kérosène avec des centaines d’avions pour transporter tout ce monde. Avec la satisfaction d’un président qui, après l’abandon de l’accord de Paris, détruit l’Agence fédérale de surveillance des lois environnementales et qui remet en route des mines de charbon. 
Après les débordements qui avaient accompagné la victoire du PSG en Coupe d’Europe, quelqu’un avait rappelé que le foot est d’abord un jeu. Je revois la liesse de toute la ville de Lens, les vieux mineurs, les mamies, les écoliers, après la victoire de leur club en Coupe de France, à grands coups d’accolades et de cris de joie. Puissent les millions d’amoureux du foot, malgré les brutalités policières, le luxe et l’argent  affichés, les récupérations politiques, vibrer ensemble par-dessus les frontières et se laisser aller à leur émotion et leur enthousiasme  devant de belles phases de jeu !  Nous avons été pourvus cette semaine de 2 bracelets. Sans être expert, comme moi, on voyait au 1er coup d’œil qu’ils ne venaient pas de chez Cartier. Pas sertis de diamants, ni de ces petites choses à beaucoup d’euros, dotés simplement d’une de ces puces à tout faire. Et qui, nous dit-on, va sonner les pompiers si on chute. Voici donc la réponse à notre (très) relative dépendance.
Comme un méchant clin d’œil c’était aussi la Coupe du Monde de foot. Qui devrait me replonger dans mes souvenirs de jeunesse. Depuis Le Valdahon où on shootait dans des boites de conserve avec nos galoches jusqu’à l’apothéose d’une cour de récréation où on pouvait taper dans un vrai ballon. Sans oublier le jeudi à Vaux où on avait un vrai match après s’être échauffés dans la montée au plateau de Chamole. (400 m de dénivelée)
J’avais déjà perdu une bonne partie de ma candeur enfantine dans les dérives de ce sport mais je vais être obligé de me retenir de vomir avec cette Coupe du Monde de fric-foot. Avec l’instauration de 104 matches, soit 30 de plus qu’en 2022, en allant chercher le Cap-vert ou Curaçao qui ne se savaient pas footeux, des billets à prix exorbitants. Le comble : la « Pause fraîcheur », qui va couper chaque mi-temps, pour boire et plus probablement passer la pub. De quoi remplir de joie et de dollars Infantino, l’insatiable caissier de le Fifa .
Ce qui lui reste comme boulot puisqu’aux U.S.A. un peu au Canada et au Mexique, si peu, la Coupe est celle de Trump. Au mépris de toutes les règles de telles organisations internationales, celui-ci décide des encadrements qui lui conviennent, évidemment aussi les supporters et se paie le luxe de refuser un arbitre international. Sous l’œil placide, et servile, du présumé patron de la FIFA.
Au passage il continue à  servir la soupe à son « ami » Donald. En répartissant tous ces matches sur 3 pays immenses on va bruler des tonnes de kérosène avec des centaines d’avions pour transporter tout ce monde. Avec la satisfaction d’un président qui, après l’abandon de l’accord de Paris, détruit l’Agence fédérale de surveillance des lois environnementales et qui remet en route des mines de charbon. 
Après les débordements qui avaient accompagné la victoire du PSG en Coupe d’Europe, quelqu’un avait rappelé que le foot est d’abord un jeu. Je revois la liesse de toute la ville de Lens, les vieux mineurs, les mamies, les écoliers, après la victoire de leur club en Coupe de France, à grands coups d’accolades et de cris de joie. Puissent les millions d’amoureux du foot, malgré les brutalités policières, le luxe et l’argent  affichés, les récupérations politiques, vibrer ensemble par-dessus les frontières et se laisser aller à leur émotion et leur enthousiasme  devant de belles phases de jeu !  

16:03 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

07/06/2026

Illico, il vecchio

Depuis quelques semaines, mon épouse se plie aux directives d’une kiné. Avec une interrogation pour moi : comment est-ce possible que mon fils, cycliste patenté, ait déniché une kiné qui fait ses visites à vélo. On a un regard immédiatement empathique pour cette plaisante personne qui arrive en short et dépose son casque et ses impédimentas cyclistes en même temps que ses outils professionnels. On peut s’attendre qu’une telle soignante donne des idées de mouvements inspirés à des carcasses usées.

Cela tombe bien avec l’arrivée du dernier « Vieux » traitant cette fois-ci des vieux et du sport. Une sorte de plaidoyer pour faire admettre que les vieux, assez souvent consentants, peuvent échapper au fauteuil et à la télé. Plaidoirie assortie d’exemples parlants propres à faire tomber la fausse évidence : le sport aux jeunes et le repos aux vieux. Une classification qui rappelle celle des botanistes où nommer les fleurs tient lieu d’explication.

Evidemment, les promoteurs du sport pour ceux qui ne sont plus jeunes proposent des exercices pas copiés justement sur ceux-là. Une chance c’est d’être arrivé à l’âge où on ne pense plus à l’émulation, à la performance, tellement vantées par ailleurs. J’ai pu constater dans mon club de retraités que s’il nous prend d’être titillés par de telles envies, le groupe a vite fait de ramener à la raison.

Après des mois de diète cycliste, j’ai ré-enfourché mon vélo. Sans le secours de mon groupe, j’ai bien senti que l’appui sur les pédales était dans une tonalité mollassonne. Le petit bout de chemin vers Rocheplane quand le cher C7  m’abandonnait à Henri Wallon n’a pas regarni mes tibias des miofibrilles adéquates. Manquait davantage de constance.

Les gaillards encore verts de mon club ne descendaient pas de vélo du 1er janvier au 31 décembre. On apprent qu’ils n’avaient jamais fumé et au bar qui accueillait le pique-nique ils commandaient une tisane ou un thé. Quelquefois admirés, rarement imités. Là, j’apprécie « Vieux », jamais dans le prosélytisme. Ainsi je me permets certains vendredis soirs un doigt de whisky noyé de jus d’orange, dégusté avec d’autant moins de scrupules qu’il n’y a plus l’angoisse du lundi matin.

J’ai mis beaucoup d’années à devenir vieux et presque autant à l’admettre. Comme tous les catéchumènes d’une nouvelle religion je suis l’apôtre de la vieillesse et de ses pratiques. Ainsi quand j’apprends qu’on a bâti, avec l’I.A., un logiciel pour guider notre choix en 2027, je ferai confiance, comme les décennies précédentes, à mon intelligence naturelle pour démêler le meilleur pour les français (ou le moins mauvais)

10:53 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

31/05/2026

"Punaise" mot fétiche de notre petite fille (par alliance) quand les choses montent en mayonnaise

Le climat, plus déréglé que jamais, nous a joué un bon tour. En mobilisant tous les canaux de communications une semaine, il nous a épargné les foucades malencontreuses du président américain. En effet, il a fait fort (le climat) en servant des températures caniculaires au mois de Mai. Et sur toute la France, comme nous l’assénaient les commentateurs.

Qui ont quand même jugé bon de nous faire un traitement spécial pour Paris. Champion là aussi, il méritait peut-être ce développement. Il importait sans doute que la province sache qu’un parisien ne peut pas avoir chaud comme n’importe qui, un jurassien par exemple plus habitué au froid.

Autre vedette médiatique des coups de chaud : les vieux. En EHPAD ou ailleurs, vont-ils survivre à cette agression ? Ont-ils de l’eau, la clim ? En tous cas, couchés tôt,  ils ont échappé aux débordements qui saluaient, oserai-je dire comme d’habitude, la victoire du P.S.G. Il n’est pas nécessaire d’être vieux comme moi pour ne pas comprendre que la joie de supposés supporters se traduise par des démolitions. Ni que la France doive se rengorger d’honneur pour un club bouffi d’argent, même pas français, mais qatari.

Dans ces démonstrations de jeunisme décérébré, les vieux pouvaient trouver  refuge dans un reportage sur Simone Veil. L’occasion de retrouver la vie mouvementée de cette rescapée des camps, pleine d’expérience et de sagesse qui lui a permis de défendre durement le projet de l’I.V.G. Dans la politique, qu’elle n’avait pas vraiment choisie, elle fut une grande voix. Aujourd’hui, on n’a plus de Simone Veil, on a des Retailleau.

Le thème de la revue « Vieux »  était pour ce trimestre le « lâchez prise ». Lecteur attentif, j’ai bien compris qu’il ne fallait pas laisser mon cerveau s’encombrer des manifestations post-sportives stupides comme de la panne du sèche-cheveu. Plutôt le laisser incuber de la sagesse de grandes voix politiques, sociales ou morales. Est-ce bien nécessaire d’être vieux pour se livrer à cet exercice.

La semaine se concluait aussi par la Fête des mères. Une fête gentille certes polluée par le consumérisme. Mais les mères qui ont reçu un témoignage gratuit d’affection de leurs enfants, jeunes ou moins jeunes, ont apprécié cette tradition.  

16:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)