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14/08/2026

Pas encore nonagénaire

J’avais pensé ne devoir interrompre mes vacances épistolaires qu’à 3 conditions et manifestement celle de la baisse des températures n’y est pas. Mais je ne peux pas laisser passer le mercredi 12 en silence. Vous pensez bien sûr à l’éclipse de soleil. Dûment équipés on ne l’a pas vue, entourés de montagnes, même si on ne peut pas compter sur la prochaine un peu lointaine pour nous en 2081.

En réalité le mercredi 12 c’est d’abord une personne qui ne se laisse pas éclipser. Encore moins le jour de son anniversaire qu’on ne saurait oublier. Un 8 c’est déjà lourd d’unités et le 9 autant. Quand on les met ensemble, 89, comptés en années, cela en représente un paquet et bien remplies.

L’occasion, bien sûr, de se remémorer des brassées de souvenirs, de randonnées cyclistes, d’escapades en  C-car et de découvertes dans la France et l’Europe, parfois au-delà. Avec les lunettes du passé, les images ont volontiers une tonalité heureuse. Sauf forcément quelques accrocs dont le récent arrêt à l’hôpital. Mon épouse espérait mettre fin à la gêne de son genou par l’opération acceptée. Elle ne croyait quand même pas à des jambes de 20 ans, mais s’approcher des pédalées où elle luttait contre le vent en Irlande. Pour l’instant ça va mieux sur le vélo d’appartement.

Une déception que les enfants font oublier en réservant pour son anniversaire un repas dans ce super restaurant de La Chapelle toujours aussi riche dans ses plats que dans son décor. Ils ont aussi conviés les papy-mamies parisiens pour une réunion champêtre et familiale comme autrefois. Sans influenceur nous saoulant de vidéos américano-n’importe quoi pompées sur l’I.A. pour nous dicter comment capter un peu  de bonheur

Pendant ce temps tombait une pluie de vœux de nos enfants, petits-enfants et autres proches ou amis pour souhaiter à la reine du jour  une belle journée. Assortis de judicieux conseils entendus avec circonspection par l’encore octogénaire qui tient à gouverner sa barque pour  terminer la décade avec courage et détermination.

Toute cette sollicitude va aider la pas encore nonagénaire à gagner ce but avec des genoux en état de marche, et pas seulement au sens physiologique, et le franchir pour entrer dans la décennie des 90 dans une atmosphère guillerette.    

17:06 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2026

Vive les vacanves

On a remarqué qu’avant même Aout les têtes de chapitre des radios et des télés ont été ré-ouvrir leur villa en Corse ou à Saint-Trop et qu’ils laissent pour le boulot des 2èmes couteaux au prix de quelques bafouillages. Devant ce grand repos, je me vois obligé de fermer boutique quelque temps. Comme je n’ai pas de 2ème couteau, même mal affuté, ce sera le silence.

Aussi bien, c’est panne générale. La salle qui accueille mes restants de muscles a fermé ses portes en souhaitant bonnes vacances. Je devais inaugurer ce jeudi la 1ère sortie de marche nordique. Au petit matin, sac rempli, batons de marche ajustés à ma taille, j’apprends que la sortie est annulée à cause de la canicule.

 Pour compenser, on part marcher à Vizille (avec les batons). L’évènement un peu inédit méritait une photo de cette splendeur loin des feux. Mais je n’ai jamais pu l’envoyer aux destinataires choisis. Pour ne pas mettre dans l’embarras mon épouse qui pense que j’ai un souci avec le téléphone, j’ai admis que cet échec était dû à mon handicap habituel.

Pas loin de penser que vraiment tout fout le camp. Depuis des semaines, il se dit que le gouvernement n’a pas prévu la canicule, mais ça n’éteint pas le feu. Et le pic de chaleur promis pour le mercredi suivant n’est qu’un jour dans la canicule qui s’éternise.

Aller aux nouvelles dehors ne rafraîchit pas. Trump arbore son Enième cessez le feu. Dans son esprit compétitif, plus on compte de cessez le feu annoncés plus on mérite le Prix Nobel de la Paix. Son copain de le FIFA veut vendre la Coupe du Monde de foot en actions. Il a un premier acheteur en la personne du gendre du Président américain. C’est sûr, entre coquins, ça va marcher.

C’est vraiment le moment de faire relâche. Peut-être je reprendrai la plume après les vacances (très indécises pour moi) mais comme tous ces gens qui se font prier avec conditions. En 1er lieu que la température ait remonté de 10 degrés. Ensuite que mon humeur soit titillée par des nouvelles positives. Enfin que mes neurones boostés par tant de repos aient repris un état de marche correct.

15:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2026

Pour Brassens c'étyait 14-18, moi, je n'ai pas choisi ma guerre

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

18:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)