Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/07/2026

Encore du replay

J’avais d’abord sorti mon écritoire dévolu au deuil tellement nous étions accablés de mauvaises nouvelles cette semaine. Tout de même résolu à ne pas patauger dans des commentaires qui auraient trop senti le sapin j’ai ressorti mon fringant clavier habituel.

J’avais écrit à propos de la Coupe du Monde ne pas « être fan de ce foot-là ». Battus par les espagnols dans une piteuse prestation les Bleus idolâtrés m’ont comblé. Avec 2 avantages induits  D’abord pas besoin de recourir à la pureté du jeu  de mon enfance en shootant dans des boites de conserve qui d’ailleurs ont déserté les rues. On n’y trouve plus que les mégots et les merdes de chiens, avec lesquels mes luxueuses chaussures de ville ne sauraient se commettre.

Ensuite des milliers de policiers enrôlés pour jugules les débordements prévisibles des braillards d’après-match et quelques juges  en astreinte pour le même motif ont pu rentrer tranquillement à la maison.

C’était aussi le départ de notre Génésis prodigue. Malgré les judicieux conseils habituels, « pense au petit bouchon de l’eau propre », « as-tu tes papiers pour les frontières », il s’en est allé sans remord. Un peu muselé sous notre férule dans l’hexagone, il se voit vivre une vie plus libre dans les pays exotiques. Presque sûr que ceux-ci n’enfermeront pas les proprios pour espionnage en découvrant le drone dans le placard.

Est enfin arrivé le  R.V. attendu pour une petite panne  d’oreilles. Largement testé par l’homme de l’audition, celui-ci a constaté que les oreilles  étaient au même point que les mois d’avant, sans faiblesse nouvelle. Faiblesse à imputer à un  appareil. Réjouissant quand l’humain semble parfois plus fiable que la technique.

Les médias nous ont annoncé que nous étions sortis de la canicule. On a 36 degrés au lieu de 38. Mathématiquement c’est clairement différent, en  ressenti comme on dit maintenant c’est plus flou. Cette canicule et son alliée, la mutine météo, nous ont fait une de leurs minauderies habituelles : le tonnerre, des éclairs, un vent à décorner  les bœufs et 3 gouttes de pluie. Du moins le toit de la Captur n’a pas été martelé par des grelons de 5 centimètres de diamètre et on n’a pas eu à balayer des kilos de boue dans le garage.

Depuis pas mal de temps j’ai renoncé au mirage selon lequel j’aurais échappé aux particularités de l’âge, assez avancé pour mon compte. Selon les cas, selon les moments, il faut passer par un cachet, une pommade, voire une piqure parce qu’un nouveau maître, le docteur, l’a décidé. Finalement c’est payer un modeste écot pour se sentir simplement bien.

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

11/07/2026

Du replay quand trop d'infos tue l'info

Ce début juillet s’est ouvert dans un flux vibrionnant de nouvelles venues de tous les azimuts. Souvent plaisantes, Ainsi, lassé des rodomontades sur le climat de Trump, Saturne lui a gâché SA fête de l’indépendance avec un mix de canicule et de pluies denses. Le maître du temps doit poursuivre s’il veut convaincre le récalcitrant que le climat n’obéit pas aux hommes, même puissants. En prévoyant une dévastation sur le golfe de Mar a Lago.

Chez nous c’était le départ du Tour de France. J’étais assez fan quand l’épreuve était une opportunité pour les besogneux et les gagne-petits.. Depuis 3 ou 4 ans le Tour a ripé façon P.S.G.. Un sponsor  riche fait une équipe avec les meilleurs coureurs qu’il a achetés. Ces meilleurs gagnent à peu près tout le temps et emplissent ses poches pour acheter encore plus. Au moins avec des départs de Londres, d’Amsterdam, cette année de Barcelonne, on apprend la géographie. C’est quand même mieux que l’apprendre par les guerres.

Le + un du nonagénaire s’est fait remarquer par de violentes brulures d’estomac. Après le médicament habituel du demi-jeûne, on m’en a trouvé un autre ; une glace à la Chartreuse mélangée de produits locaux arrosés de rhum. Grâce à quoi mon estomac libéré a pu apprécier le très bon repas offert par les enfants dans un cadre champêtre, frais et chaleureux. De retour à la maison, de la fraicheur de la terrasse on perdait tout regret camping-cariste en voyant nos ex-confrères décamper vaincus par la canicule.

Notre attente du verdict de l’appel de Marine Le Pen s’est libérée par un résultat conforme. Contrairement à ses annonces précédentes (ça promet !) elle veut faire campagne sans bracelet grâce à un pourvoi salvateur. Heureuse, dit-elle, que les français puissent voter pour qui ils veulent (éventuellement un repris de justice). Le prince-consort qui avait rêvé des fastes de l’Elysée avec Maria-Caroline faisait un sourire convenu. Mais, promis, il va faire le job.

On se demandait de quel exploit Trump allait marquer SA Coupe du monde. Scandaleusement inédit, en demandant au Président de la FIFA d’annuler une décision d’arbitre pour réhabiliter son joueur préféré. Et l’ultime gardien des règles de l’institution a obtempéré en toute servilité. Maintenant c’est posé : les footeux jouent au ballon pour amuser la galerie et les télés mais le résultat vient d’un deal entre voyous. Heureusement, malgré la présence du puni-absous, les belges ont flanqué une belle déculottée aux américains, fiers justiciers de la honte.

On pouvait s’attendre à ce que ce cumul de scandales liés à cette Coupe ne me réconcilie pas avec le foot, du moins ce foot-là. Les gamines et les gamins que j’observe de ma fenêtre croient encore à un jeu dont ils apprennent à respecter les règles sous la férule d’un coach bienveillant. Est-ce que je vais devoir shooter à nouveau dans des boites de conserve ? Mais où retrouver des galoches ?

15:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

03/07/2026

sept plaies d'Egypte, O.K. ils n'ont pas connu notre canicule

Je ne m’adresserai pas aujourd’hui à Léocadie à qui je ne veux pas tresser une couronne des nombreuses  épines qui nous blessent ici-bas. En outre épargnée dans ses montagnes par le fléau, elle n’a pas à souffrir de  nos maux. En effet il s’agit de la canicule qui couvre tout le pays cette semaine, la précédente, la suivante ( ?) et n’offre que peu d’échappatoires.

Ceux qui aiment les comparaisons statistiques des niveaux de malheur n’ont pas manqué d’évoquer le Covid et ses contraintes. On échappe au confinement et à la ridicule limite de 10 kms. On se confine de notre plein gré et on  se permet quelques pas jusqu’à la boite aux lettres. Dans l’autre sens, le même nombre de pas pour remplir d’eau la gamelle des oiseaux, veinards abreuvés à domicile.

Cloitrés  dans un séjour climatisé, il reste la télé. « car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ». Celle-ci, de peur qu’on ne s’échappe dans des rêves d’évasion, nous parle et re-parle de canicule. Notre pays, amoureux des records faute d’en connaitre beaucoup, est comblé. Des températures jamais vues, dans des endroits jamais atteints tombent en cascades. Avec la litanie des obligations : il faut boire, ne pas sortir, pas faire de sport. On observe un autre record assez funèbre : aura-t-on plus de morts qu’en 2023 ? Heureusement les défunts ne peuvent plus savoir qu’ils sont devenus des outils statistiques anonymes.

Dans l’atmosphère « il fait faire quelque chose » l’ancienne présidente d’un parti qui ne manque pas une occasion, a une bonne idée : climatiser toutes les écoles, tous les EHPAD, tous les hôpitaux. En taisant évidemment la dépense d’énergie le jour où on a arrêté 3 réacteurs faute d’eau pour les refroidir. Patientons quelques mois pour observer les réponses butant sur le réel. Il va être difficile de prétendre qu’il fait chaud à cause des immigrés.

Cette sorte de désastre national a au moins le mérite de nous rappeler tout ce monde qui nous secoure par tous les temps et en toutes  circonstances et qui souffre pour nous. En ce moment et en 1ère ligne tous les soignants en hôpital, ceux qui conduisent des trains et des bus en manque de clim, ceux qui réparent dans les pires conditions les lignes électriques abattues par les tornades (elles viennent ponctuer  la canicule).

Je n’aurai pas le mauvais goût de vous rappeler l’origine latine du mot qui ne vous refroidirait pas. Cela me démange pourtant de faire le lien entre la canicula, la petite chienne. Car depuis les désordres du thermomètre, celle d’à côté s’est réfugiée douillettement vers les espaces climatisés et du coup nous dispense de ses aboiements intempestifs.    

16:35 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)