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10/10/2026

De quel côté faut-il regarder?

A crouler sous les tombereaux d’octets déversés par les medias  sur les misères de ce monde, on pourrait se sentir d’humeur assez maussade. Mais derrière ce déversement on découvre des moments un peu plus réjouissants.

Ainsi, partis en voyage récemment, nous avons trouvé des gares bien équipées pour recevoir  les voyageurs, les guider, les accueillir, y compris pour le pique-nique. Les trains, très loin des 1ères images de « Jour de fête » de Mr Hulot, comme on les accuse souvent, étaient à l’heure, au quai et à l’emplacement prévu. Quand même pas juste pour nous !

Surtout, des jeunes qui aident ces vieilles personnes à grimper, elles et leurs bagages, jusqu’à leur place. D’autres, spontanément, proposent d’échanger leur siège pour nous permettre un vis-à-vis confortable. Difficile alors d’entonner l’hymne sur la guerre des générations.

D’autant que je fais couramment le même constat dans les bus grenoblois. Bien sûr, comme je l’ai déjà écrit, il y a eu un 1er sursaut : Diable, je suis donc vieux, mais qui s’oublie vite, surtout si le trajet est long et qu’on se félicite que la déférence ne soit pas morte.

On a assez décrié le Sud, son laisser-aller et son indiscipline en voiture pour craindre une contamination de tous les habitants. Dans cette portion de côte plus raisonnable, notre fils nous a conduits vers les  étangs et leur faune avec une conduite très paisible en ralentissant sur les pavés lyonnais. D’ailleurs, sa mère n’a cette fois pas crié. Complété par un service stylé à la maison digne d’un maître d’hôtel, au petit déjeuner ou aux yaourts  du matin. Que ce soit au Sud ou au Nord, notre éducation Berthe Bernage  nous fait apprécier la galanterie à la table.

En plus des transports, on constate aussi une partie de la presse qui dit les choses  Et ce ne sont pas les vociférations d’un presque candidat à la présidentielle qui peut émouvoir les possibles procureurs. Qui ont condamné une ministre, un ex-Président même à la prison Les sarcasmes de Trump sur le sujet peuvent être quasiment pris comme un brevet de bonne conduite.

Pour montrer que je ne suis pas l’oie blanche de service, je vous raconte ma petite agression. Un jeune homme me bloque le passage : « je veux un billet  de 10 euros » . A mon offre de pièces : « je veux que vous me donniez  20 euros ». Ayant décliné posément ce montant o mon quémandeur bruyant  je voyais les passants s’attrouper, apparemment prêts à me soutenir. Peut-être aussi à sortir leur téléphone pour la photo sur les réseaux de ces  rues pas sûres.

Dans ma revue de référence, quelqu’un se demandait ; « suis-je un vieux-con ». Interpelé au moins par le 1er adjectif, je réponds non. Je ne suis pas vautré dans un fauteuil, captivé par des écrans qui éructent sur les malheurs du monde, toutes les 20 minutes comme le Stromboli. Et ce ne sont pas des pierres-ponce.

 

10:41 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2026

Leon XIV - PSG : 1à 0

Un  match qui bien sûr ne se déroule pas sur une pelouse mais sur l’avenue des Champs-Elysées. Pour le pape, 14000 policiers, plus diverses armes  contre un petit 8000 pour le PSG lors de la finale de la Ligue des champions. Que disent de nous ces déploiements guerriers ? Tout simplement que nous vivons dans un monde où on a peur.

Je ne veux pas faire l’innocent ou le simplet. Il y a de bonnes raisons d’avoir peur. Et d’abord de ces fauteurs de guerre (de ces auteurs de crimes de ) qui viennent d’exposer à l’ONU leurs hypocrites explications. Aussi tristement quand une femme renonce à son jogging isolée sur un sentier, qu’un professeur du service public édulcore l’histoire des religions par crainte de la réaction de certains élèves, on ne laisse pas les enfants chez l’oncle Machin qui a mauvaise réputation.

On ne manque pas d’experts pour décortiquer en détail ces actions, quitte à les faire grossir. Mais on appelle les instances officielles à nous en débarrasser. Très sollicitées la communauté internationale fais profil bas. On a bien cherché à entendre la parole  des enfants et formé les commissariats à une meilleure écoute des femmes. Si ça marche on va punir dans une gamme sanctions, mais les méfaits ont eu lieu.

Les empêcher en amont ne peut que mobiliser tout le monde. Et ça commencerait par les jeunes s’ils lèvent le nez de leur smartphone. Un auteur  entendait son petit-fils  lui dire son désamour des livres mais passionné par une vidéo  d’un rodéo à moto. Et sauvés par l’I.A. ? Mal parti pour le mieux vivrre-ensemble quand Trump fait le forcing pour battre le chinois.

Avant d’être désespéré, je revois ce village de Cisjordanie où palestiniens et israélites vivent en bonne intelligence. Je revois ce village où les femmes ont mutualisé leurs achats qu’elles dégustent ensemble dans un repas joyeux et plein de chaleur.

Peut-être de village en village, de pays en pays on pourrait assister à une contamination dans une sorte de pandémie heureuse. En attendant je me plais à penser que dans ces milliers de fidèles à la Concorde il s’en trouve quelques-uns reconnaissent en Léon le patron d’une religion qui a commis des erreurs, des fautes, voire des crimes  mais dont le manga doctrinal demeure envcore : « Aimez-vous les une les autres »

16:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2026

Qui veut voyager loin ménage sa monture et ses naurones

On connait l’expression : les voyages forment la jeunesse, souvent suivie par exemple : et déforment les valises. J’aurais volontiers ajouté : et se dégustent à toutes petites  lampées pour les vieux

Ainsi nous avons pris quelques jours de vacances en Beaufortin à la faveur d’un cadeau offert par nos enfants et petits-enfants. Nous y avons fait de plaisantes rencontres et humé l’air des montagnes gonflé à l’oxygène de la neige encore accrochée sur les pentes devant nos yeux. Nous étions pourtant ravis de retrouver notre village où les commerces ouvrent en septembre sans l’intersaison désertique des stations. Heureux simplement de pouvoir récupérer une savonnette tombée dans la douche sans s’écorcher la tête ou les fesses sur les minces parois.

Bien sûr nos enfants, plus si jeunes que ça, s’offrent les voyages de leur âge. Celui du sud a laissé chaleur et vent de là-bas pour les montagnes grenobloises. Et projette d’essayer maintenant le vent des jolis villages au bord de la frontière espagnole.

La vagabonde camping-cariste a rencontré plein de gens sur son parcours jusqu’en Turquie où les habitants sont bien plus sympas qu’Erdogan. Elle a même trouvé intéressant de tester leur hôpital en s’offrant une jambe dans le plâtre. Mais sympa aussi !

L’amoureux du Japon veut retourner  dans ce pays où on peut laisser son vélo devant la porte  sans antivol. La bonne ambiance à côté des jeunes qui essayent toutes sortes de drogue ou des femmes délaissées par leur mari. J’avais vu dans le nord de l’Angleterre des femmes attendant en vain un mari pris dans son circuit du soir, bar-toilettes, bar-toilettes et une pinte de bière à chaque passage au bar. La rébellion des femmes était leur méga-gueuleton du mercredi soir où on ne devait pas tresser des couronnes aux maris. Peut-être de roses à cause des épines.

Le japonasphone nous dira au retour quelle est la réponse des japonaises. Doué pour des riches rencontres il va tester auprès des autochtones éventuellement féminines, ses progrès dans la langue avec ces futurs centenaires.

Ne restera-t-il aux vieux que les souvenirs de leurs randonnées ? Une Irlandaise écrit maintenant un voyage de Dublin vers l’Inde, à vélo, fait en 63. Elle ronchonnait quand on lui conseillait de se vêtir en homme pour traverser ce qui est encore la Perse du shah, déjà malmené par les mollahs. Elle s’abstient d’écrire ce que seraient ses ronchons dans l’Iran d’aujourd’hui.

Décidemment quand on prend de l’âge, on peut prendre une pincée de souvenirs, comme un  doigt de whisky, pour les endorphines, avec modération. On a du temps pour rencontrer ceux qu’on aime, voire ceux qu’on aime moins. Et aller voir ce qu’on nous offre là où nos jambes peuvent nous porter.

16:40 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)