22/08/2026
On prend notre temps
Les nouveaux retraités boulottent goulument le temps qui vient de leur être laissé libre avec vivacité et efficacité. Avec peut-être une pointe de mansuétude pour les personnes âgées dont les activités prennent plus de temps Il leur arrive néanmoins de crouler sous un trop-plein d’activités.
Ainsi après la livraison des œufs de la Drôme et l’écoute polie de l’actualité locale, nous recevions les copines de l’école de Poligny, celles qui étaient en section hôtelière leur traçant un brillant parcours dans ce métier. Elles ont goûté notre tarte sans remarques fielleuses mais sans compliments dithyrambiques non plus. Servi sur la toile cirée de la cuisine, le plat disait la pérennité de notre souche paysanne.
Mercredi c’était, enfin, le grand jour à Chamrousse pour des pas, petits, de la convalescente dans la montagne, grande. Effort à récupérer dans le restau visé depuis longtemps pour ses qualités. Les ex-hôtelières auraient probablement trouvé le faux-filet plus faux que filet Sa ns passé hôtelier on a trouvé nous aussi. Mais surtout aujourd’hui « il faut manger pour vivre et non vivre pour manger »
L’autre grand jour était celui, enfin, de débuter la marche nordique. Croyez-moi : encore annulée, cette fois par le coach. Ratée pour la 3ème fois, perdant tour esprit rationnel, j’ai pensé qu’on m’avait jeté un sort. Et dans la foulée consulté les remèdes, bain au gros sel, brûler de la sauge. Les mauvaises herbes prolifèrent comme jamais mais aucune sauge à l’horizon. On disait aussi qu’à défaut on peut recourir au repos mental. Une bonne sieste fera sûrement l’affaire mais ne ressuscitera pas la marche nordique.
On ne cherche pas à faire concurrence aux jeunes retraités par un déballage d’activités. On respecte les fondamentaux des personnes âgées. Comme on l’a vu, on bouge, malgré une petite carence en marche. On s’hydrate et pas qu’au whisky du Vercors même bu très modérément. On s’agite certes avec lenteur. Pourquoi serions-nous pressés pour courir où ? Encore Molière : « On ne meurt qu’une fois et pour longtemps »
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14/08/2026
Pas encore nonagénaire
J’avais pensé ne devoir interrompre mes vacances épistolaires qu’à 3 conditions et manifestement celle de la baisse des températures n’y est pas. Mais je ne peux pas laisser passer le mercredi 12 en silence. Vous pensez bien sûr à l’éclipse de soleil. Dûment équipés on ne l’a pas vue, entourés de montagnes, même si on ne peut pas compter sur la prochaine un peu lointaine pour nous en 2081.
En réalité le mercredi 12 c’est d’abord une personne qui ne se laisse pas éclipser. Encore moins le jour de son anniversaire qu’on ne saurait oublier. Un 8 c’est déjà lourd d’unités et le 9 autant. Quand on les met ensemble, 89, comptés en années, cela en représente un paquet et bien remplies.
L’occasion, bien sûr, de se remémorer des brassées de souvenirs, de randonnées cyclistes, d’escapades en C-car et de découvertes dans la France et l’Europe, parfois au-delà. Avec les lunettes du passé, les images ont volontiers une tonalité heureuse. Sauf forcément quelques accrocs dont le récent arrêt à l’hôpital. Mon épouse espérait mettre fin à la gêne de son genou par l’opération acceptée. Elle ne croyait quand même pas à des jambes de 20 ans, mais s’approcher des pédalées où elle luttait contre le vent en Irlande. Pour l’instant ça va mieux sur le vélo d’appartement.
Une déception que les enfants font oublier en réservant pour son anniversaire un repas dans ce super restaurant de La Chapelle toujours aussi riche dans ses plats que dans son décor. Ils ont aussi conviés les papy-mamies parisiens pour une réunion champêtre et familiale comme autrefois. Sans influenceur nous saoulant de vidéos américano-n’importe quoi pompées sur l’I.A. pour nous dicter comment capter un peu de bonheur
Pendant ce temps tombait une pluie de vœux de nos enfants, petits-enfants et autres proches ou amis pour souhaiter à la reine du jour une belle journée. Assortis de judicieux conseils entendus avec circonspection par l’encore octogénaire qui tient à gouverner sa barque pour terminer la décade avec courage et détermination.
Toute cette sollicitude va aider la pas encore nonagénaire à gagner ce but avec des genoux en état de marche, et pas seulement au sens physiologique, et le franchir pour entrer dans la décennie des 90 dans une atmosphère guillerette.
17:06 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)
01/08/2026
Vive les vacanves
On a remarqué qu’avant même Aout les têtes de chapitre des radios et des télés ont été ré-ouvrir leur villa en Corse ou à Saint-Trop et qu’ils laissent pour le boulot des 2èmes couteaux au prix de quelques bafouillages. Devant ce grand repos, je me vois obligé de fermer boutique quelque temps. Comme je n’ai pas de 2ème couteau, même mal affuté, ce sera le silence.
Aussi bien, c’est panne générale. La salle qui accueille mes restants de muscles a fermé ses portes en souhaitant bonnes vacances. Je devais inaugurer ce jeudi la 1ère sortie de marche nordique. Au petit matin, sac rempli, batons de marche ajustés à ma taille, j’apprends que la sortie est annulée à cause de la canicule.
Pour compenser, on part marcher à Vizille (avec les batons). L’évènement un peu inédit méritait une photo de cette splendeur loin des feux. Mais je n’ai jamais pu l’envoyer aux destinataires choisis. Pour ne pas mettre dans l’embarras mon épouse qui pense que j’ai un souci avec le téléphone, j’ai admis que cet échec était dû à mon handicap habituel.
Pas loin de penser que vraiment tout fout le camp. Depuis des semaines, il se dit que le gouvernement n’a pas prévu la canicule, mais ça n’éteint pas le feu. Et le pic de chaleur promis pour le mercredi suivant n’est qu’un jour dans la canicule qui s’éternise.
Aller aux nouvelles dehors ne rafraîchit pas. Trump arbore son Enième cessez le feu. Dans son esprit compétitif, plus on compte de cessez le feu annoncés plus on mérite le Prix Nobel de la Paix. Son copain de le FIFA veut vendre la Coupe du Monde de foot en actions. Il a un premier acheteur en la personne du gendre du Président américain. C’est sûr, entre coquins, ça va marcher.
C’est vraiment le moment de faire relâche. Peut-être je reprendrai la plume après les vacances (très indécises pour moi) mais comme tous ces gens qui se font prier avec conditions. En 1er lieu que la température ait remonté de 10 degrés. Ensuite que mon humeur soit titillée par des nouvelles positives. Enfin que mes neurones boostés par tant de repos aient repris un état de marche correct.
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