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14/05/2026

Je m'énerve un peu

Dans ce titre j’ai écrit « un peu » eu égard au côté pondéré qu’on me prête, mais l’expression est  faible par rapport à ce que j’endure quotidiennement. Sont vraiment hors-cadre les 2 guerriers impénitents dont les raisons d’énervement feraient exploser mon quota d’exaspération.  C’est en fait mon petit quotidien qui m’en fournit sans cesse des occasions.

Et cela commence avec Google qui devrait être déjà satisfait d’offrir un passage obligé pour toute requête. Pour me gaver il me propose une nouvelle fonction, fabriquée  I.A. bien sûr, qui me fournirait des réponses plus rapides. Quand je lui demande quelque chose, je ne déclenche pas mon chronomètre, d’ailleurs sans dixièmes de secondes, pour mesurer le temps de réponse. Au reste, je suis retraité, que diable !

Une autre démangeaison me vient du CESU. Pourtant une bonne idée. D’abord pour sécuriser les bénéficiaires et permettre à ces petits travailleurs de faire quelques sous, voire quelques points de retraite. A l’entrée déjà grillagée avec identifiant et mot de passe, on avait ajouté l’habituel S.M.S d’identification. On me prévient que cette semaine je devrai  adopter une double identification avec un mode d’emploi  détaillé sur 2 pages..  Bel exercice pour malvoyant ! Pourquoi obliger « l’employeur » à un tel périple pour donner ses sous ? De crainte peut-être que je me fasse passer pour Marine Le Pen, et pour faire quoi ?

Certains de mes très proches ont banni la télé. Mon grand âge m’autorise à la garder mais elle me déçoit. Assez hypocrites les présentateurs-trices nous tireraient des larmes  tant semble forte leur compassion vis-à-vis des nombreux malheureux. Des vrais chantres de gauche. Cela ne les empêche pas de recevoir souvent les pontes de la droite extrême pour des échanges, certes pas de copinage, mais assez bienveillants. Du reste leurs conjoins ou conjointes sont généralement issus du haut du panier.

Ils ont quand même relayé le projet de Vancouver, cette ville qu’on a connue séduisante de liberté. Elle envisage d’évacuer les sans-logis, les mendiants pour les matches de Coupe du monde de foot prévus dans cette ville. Ce serait probablement offenser la vue des heureux supporters à 10000 $ le billet. Malgré les flagorneries d’Infantino, patron de la FIFA, cette Coupe est l’affaire de Trump et les prix s’en ressentent.

J’ai perdu des raisons de m’énerver en apprenant la prochaine sortie de mon épouse du Centre Médical. Après diverses étapes semblables, fin du service militaire, retraite, nous allons inaugurer une nouvelle vie à deux avec des personnalités  mutantes, moi nanti d’un diplôme de ménagère au foyer et mon épouse dotée d’un genou remis à neuf. Après tout c’est ce genou qui nous a valu toutes ces péripéties médicales. Notre nouvelle vie qui pourrait durer  par l’exemple donné à mon épouse par cette dame de 99 ans et 9 mois dont leur kiné constatait à quel point elle demeurait alerte.   

 

  

15:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

01/05/2026

Suis-je déjà déconnecté ?

Même si pendant longtemps je me suis vu une constitution quasi indestructible, avec l’âge me sont venus quelques désagréments liés à l’âge justement. En l’occurrence, mes yeux  m’obligent à consulter souvent le spécialiste.

Logé dans un vieil immeuble bourgeois défendu par une porte en fer forgé très lourde. Insuffisante puisqu’on l’a pourvue de l’indispensable  digicode. Qu’on voue aux gémonies quand il faut attendre que quelqu’un entre ou sorte parce qu’on ne peut pas lire le digicode.

J’ironisais devant l’ophtalmo de cette drôle de façon de recevoir les mal-voyants Il m’a cloué en m’annonçant son prochain déménagement dans un truc moderne où la porte s’ouvre toute seule.  Malgré une très forte estime de moi-même, j’admets que ce changement ne tient pas à moi. Comme c’était son jour de gloire il m’a aussi fait part de son revirement pour l’acceptation dorénavant de la carte bleue me dispensant ainsi des chèques remplis à l’aveugle depuis 10 ans.

L’histoire, malheureusement pour moi, continue dans un lieu qui me voit souvent : le laboratoire d’analyses. Jusqu’à maintenant, on cueillait à l’entrée le ticket offert pour nous situer dans la file d’attente. La dernière fois le passage était barré par une borne imposante. Sur son grand écran  2 lignes illisibles pour moi. Devant ma perplexité une dame est venue à mon secours. En appuyant sur une des lignes, elle m’a dit : bien sûr, vous venez pour une prise de sang. L’autre ligne était sans doute dédiée à ceux qui croyaient entrer dans un site de rencontres ou un tournoi de scrabble. Avec la même autorité ma bienfaitrice a sélectionné une des 5 lignes suivantes : vous avez une ordonnance, bien sûr. Dans cet endroit, c’est assez courant en effet.

J’ai cru trouver en rentrant des encouragements dans l’édito d’un jeune vieux dans la revue « Vieux ». Le thème du jour était l’allègement. Pas trop physique, c’est souvent trop tard. Mais mental : vider son cerveau de tout ce qui l’encombre. Je sentais que le jeune septuagénaire avait une vue assez floue de ce qu’on est 20 ans plus tard. Je les mets où mes trucs, mes filons pour franchir les barrières qui me barrent le chemin vers les gardiens de ma santé ?

Peu désireux de rester sur le quai j’ai résolu d’aller à pas comptés (très) vers quelques bouffées de numérique. J’avais remarqué ces progres-men payant leur dû avec leur téléphone. L’outil contient déjà tellement de choses, pourquoi pas l’appli-porte-monnaie. C’est  alors que j’ai vu au restaurant ce poignet orné de la fameuse montre connectée, qui lit les mails, téléphone, remplace le G.P.S. et, parfois, dit l’heure. Le porteur de la merveille a effleuré le terminal de paiement, déclenchant le sourire de la tenancière et l’édition de sa facture. De notre côté nous attendons 2 montres connectées simplissimes qui sonnent les pompiers si on chute. Pas vraiment encore dans le coup !   

10:03 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2026

Chère Léocadie ; pensées vespérales de célibataire

A côté des guerres et des détroits qui se ferment et qui s’’ouvrent, il y a eu dimanche un évènement capital : le 2ème semi-marathon de Pekin des robots humanoïdes. Que veut-on nous dire avec ça ? D’abord que les gens  qui fabriquent ces machins sont très intelligents…dans leur domaine.

On  veut aussi nous faire savoir qu’on n’a plus besoin des bras et des jambes des humains qui seront remplacés par ces choses. Tu ne sursautes pas. Tu connais dans tes montagnes les machines à traire déjà automatisées. Simplement quand le robot va vouloir caresser ton chien, il va fuir aussi vite que ma chatte quand s’approchent des mains étrangères.

Pour moi, je sursaute à peine. Si un robot veut passer l’aspirateur ou tondre la pelouse, je le laisserai faire surtout si je peux envoyer sa facture au Cesu. Par contre, mon petit-fils actuellement développeur web, se fait du souci. Est-ce qu’il sera réduit à recharger les batteries des nouveaux maîtres ? Peut-être par faveur  spéciale, il pourra élaborer des logiciels pour contrôler le bon balayage du robot.

 Le patron du « Soleil de Colombie » avait beau jeu dans les années 80 de chanter les louanges de la disparition du travail, on a besoin de réfléchir. Ces choses métallico-électroniques qu’on appelle humanoïdes peuvent ressembler à des humains (du temps des chevaliers des croisades) mais n’en sont pas. C’était un peu la semaine des Léon. Après Marylise défendant des travailleurs, c’était Leon XIV s’en prenant au très faux Christ de Washington. Aura-t-on un robot programmé pour  ce genre de critique ?

Les imperturbables chantres de la tech super-super trouvent même des connivences entre les humains et leurs sosies artificiels. Quand un humain franchit la ligne d’arrivée d’un semi-marathon en vainqueur, il saute de joie et court embrasser ses supporters  Le robot qui gagne n’exprime rien et va vite recharger ses batteries sous peine de devenir un amas de ferraille, de fils éparpillés sur le bitume..  

Tu sais que mon épouse est à l’hôpital et que j’y étais récemment. En entrant dans la chambre, le fringant robot aurait vu 2 vieux corps usés qui n’évoquaient guère une Vénus ou un Apollon. Mais ils avaient 2 cœurs battant la cadence au rythme des moments. Surtout 2 cerveaux capables de mesurer où ils en sont et où ils pourront en être demain.

19:17 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)