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01/08/2026

Vive les vacanves

On a remarqué qu’avant même Aout les têtes de chapitre des radios et des télés ont été ré-ouvrir leur villa en Corse ou à Saint-Trop et qu’ils laissent pour le boulot des 2èmes couteaux au prix de quelques bafouillages. Devant ce grand repos, je me vois obligé de fermer boutique quelque temps. Comme je n’ai pas de 2ème couteau, même mal affuté, ce sera le silence.

Aussi bien, c’est panne générale. La salle qui accueille mes restants de muscles a fermé ses portes en souhaitant bonnes vacances. Je devais inaugurer ce jeudi la 1ère sortie de marche nordique. Au petit matin, sac rempli, batons de marche ajustés à ma taille, j’apprends que la sortie est annulée à cause de la canicule.

 Pour compenser, on part marcher à Vizille (avec les batons). L’évènement un peu inédit méritait une photo de cette splendeur loin des feux. Mais je n’ai jamais pu l’envoyer aux destinataires choisis. Pour ne pas mettre dans l’embarras mon épouse qui pense que j’ai un souci avec le téléphone, j’ai admis que cet échec était dû à mon handicap habituel.

Pas loin de penser que vraiment tout fout le camp. Depuis des semaines, il se dit que le gouvernement n’a pas prévu la canicule, mais ça n’éteint pas le feu. Et le pic de chaleur promis pour le mercredi suivant n’est qu’un jour dans la canicule qui s’éternise.

Aller aux nouvelles dehors ne rafraîchit pas. Trump arbore son Enième cessez le feu. Dans son esprit compétitif, plus on compte de cessez le feu annoncés plus on mérite le Prix Nobel de la Paix. Son copain de le FIFA veut vendre la Coupe du Monde de foot en actions. Il a un premier acheteur en la personne du gendre du Président américain. C’est sûr, entre coquins, ça va marcher.

C’est vraiment le moment de faire relâche. Peut-être je reprendrai la plume après les vacances (très indécises pour moi) mais comme tous ces gens qui se font prier avec conditions. En 1er lieu que la température ait remonté de 10 degrés. Ensuite que mon humeur soit titillée par des nouvelles positives. Enfin que mes neurones boostés par tant de repos aient repris un état de marche correct.

15:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2026

Pour Brassens c'étyait 14-18, moi, je n'ai pas choisi ma guerre

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

Il en est une qui refait surface régulièrement, celle des générations. On peut compter sur les boutefeux pour souffler sur les braises. Ce que résume, si joliment un grand-père de nos amis « y-en a qui aiment bien foutre la merde » J’ai consulté mon livre de chevet. Quand on est à l’aise dans sa décennie on n’a pas envie de chicaner celle du dessus ou du dessous et on a envie de partager avec elles. Méfiant des petits ruisseaux qui font les grandes rivières je m’interroge : quelques incompréhensions préparent-elles  la guerre.

Une 1ère escarmouche avait lieu dans notre salon où quelqu’un se plaignait d’avoir fait 60 kms en trop à cause de son GPS. Aussitôt le chœur des vieux d’entonner : et les cartes ! J’avoue être émerveillé par tout ce que les jeunes, pas forcément jeunes-jeunes, sont capables de sortir d’un smartphone. Et c’est vrai, les cartes c’est encombrant. Dans notre 1ère randonnée, on avait transporté un vrai kilo de sucre juste pour  le café  du matin. Débutants !

Il y a 3 plaisirs dans la randonnée. D’abord préparer sur les cartes un parcours avec découvertes et émotions.  Ensuite vivre en vrai ce que les cartes avaient promis. Enfin jouir des kilos qu’on a perdus depuis la dernière randonnée.

Dans un C-car les cartes n’encombrent pas. La nouvelle génération qui a repris le Génésis utilise des moyens plus modernes. A cause de ça ( ?) elle se fixe un objectif très lointain à gagner au plus vite au prix de très longues étapes où seule une anicroche physique peut ralentir la progression. Pour nous, pouvoir se déplacer avec sa maison est un privilège pour musarder. Sinon comment aurions-nous repéré cette chapelle sur son piton au-dessus de Mère Eglise en Dévoluy. Aurions-nous su que René Desmaisons, célèbre alpiniste, ami du curé d’ici et alpiniste aussi, avait souhaité être enterré près de cette chapelle.

Une autre incompatibilité  est, pardonnez-moi, le pipi. Le jour, comme depuis des siècles, les vieux ont la miction heureuse. La nuit, même heureuse, elle est redondante. Pour les anciens c’est un  sujet de conversation : « Toi tu te lèves combien de fois la nuit? » Quand les jeunes hébergent ils doivent trouver un cheminement pas trop malaisé, éventuellement éclairé entre les toilettes et le lit des vieux. Cela ne donne pas envie de se hâter de vieillir.

Les jeunes ont aussi découvert que les générations d’avant mangeaient mal. Plein de nutriments auxquels on ne prêtait pas attention étaient nuisibles. Mais l’ennemi juré c’est le sucre, dit aussi le « poison ». Toléré en minces pincées pour le cerveau, sinon  à traquer absolument. Les vieux dans un regain d’autorité ignorent l’oukase. J’assume une rébellion vieillarde : on ne m’empêchera pas de déguster des gariguettes auréolées d’un nuage de sucre.  

Tout ça dit que nous ne vivons pas de la même manière que nos enfants et c’est tant mieux. Donc pas motif à déclarer la guerre, même à fleurets mouchetés. D’ailleurs nos enfants proposent parfois de jouer dans la même cour qu’eux. C’est donner à nos articulations, nos synapses, voire nos vessies, fatiguées, un fameux coup de jeune

18:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2026

Encore du replay

J’avais d’abord sorti mon écritoire dévolu au deuil tellement nous étions accablés de mauvaises nouvelles cette semaine. Tout de même résolu à ne pas patauger dans des commentaires qui auraient trop senti le sapin j’ai ressorti mon fringant clavier habituel.

J’avais écrit à propos de la Coupe du Monde ne pas « être fan de ce foot-là ». Battus par les espagnols dans une piteuse prestation les Bleus idolâtrés m’ont comblé. Avec 2 avantages induits  D’abord pas besoin de recourir à la pureté du jeu  de mon enfance en shootant dans des boites de conserve qui d’ailleurs ont déserté les rues. On n’y trouve plus que les mégots et les merdes de chiens, avec lesquels mes luxueuses chaussures de ville ne sauraient se commettre.

Ensuite des milliers de policiers enrôlés pour jugules les débordements prévisibles des braillards d’après-match et quelques juges  en astreinte pour le même motif ont pu rentrer tranquillement à la maison.

C’était aussi le départ de notre Génésis prodigue. Malgré les judicieux conseils habituels, « pense au petit bouchon de l’eau propre », « as-tu tes papiers pour les frontières », il s’en est allé sans remord. Un peu muselé sous notre férule dans l’hexagone, il se voit vivre une vie plus libre dans les pays exotiques. Presque sûr que ceux-ci n’enfermeront pas les proprios pour espionnage en découvrant le drone dans le placard.

Est enfin arrivé le  R.V. attendu pour une petite panne  d’oreilles. Largement testé par l’homme de l’audition, celui-ci a constaté que les oreilles  étaient au même point que les mois d’avant, sans faiblesse nouvelle. Faiblesse à imputer à un  appareil. Réjouissant quand l’humain semble parfois plus fiable que la technique.

Les médias nous ont annoncé que nous étions sortis de la canicule. On a 36 degrés au lieu de 38. Mathématiquement c’est clairement différent, en  ressenti comme on dit maintenant c’est plus flou. Cette canicule et son alliée, la mutine météo, nous ont fait une de leurs minauderies habituelles : le tonnerre, des éclairs, un vent à décorner  les bœufs et 3 gouttes de pluie. Du moins le toit de la Captur n’a pas été martelé par des grelons de 5 centimètres de diamètre et on n’a pas eu à balayer des kilos de boue dans le garage.

Depuis pas mal de temps j’ai renoncé au mirage selon lequel j’aurais échappé aux particularités de l’âge, assez avancé pour mon compte. Selon les cas, selon les moments, il faut passer par un cachet, une pommade, voire une piqure parce qu’un nouveau maître, le docteur, l’a décidé. Finalement c’est payer un modeste écot pour se sentir simplement bien.

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)