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05/04/2026

Il n'y a pas de sot métier mais il en est de difficiles

L’hôpital qui nous a montré l’excellence de ses  prestations s’est surpassé  en faisant coincider l’annonce de la date de sortie de mon épouse et le jour de notre anniversaire de mariage. En effet, cela fait 67 ans que nous vivons ensemble aussi placidement que possible.

Le chiffre 67 n’a rien de remarquable, ni rond, ni dizaine. Mais en franchissant cette étape on parviendra l’an prochain au chiffra 68 qui résonnera davantage. On avait imaginé être passés dans l’au-delà avant d’assister à l’avènement de Bardella. On a des chances de se le payer avec les 68.

Certains adeptes des cérémonies se représentent à nouveau devant un maire pour se réchauffer les émotions. L’édile ne manque pas de rappeler cette vie de dur  labeur  franchie ensemble. Pour peu qu’il soit plutôt jeune –on a vu récemment des gamins à peine sortis de l’adolescence revêtir l’écharpe- il va glisser subtilement dans son discours  que ces deux-là ont quand même vécu les 30 glorieuses, quasiment l’euphorie.

Après le constat admiratif qu’à leur âge ils soient encore sur leurs 2 jambes, (pour mon épouse encore par intermittence) on entend souvent un petit « ah » de surprise. Qu’explique par exemple assez bien cette  jeune docteure : mes parents, eux, ne s’entendent pas. C’est juste un  peu désagréable de passer pour des fossiles parce qu’on est encore mariés à cet âge.

Certains rappelleront à juste titre qu’à ces époques lointaines des mariages ont duré sous la pression du clan familial ou de la religion, souvent des deux,  malgré de graves   vicissitudes.. L’épouse devait subir un sale caractère, voire des agressions, parce que le mari apportait l’unique paye. On  vante donc un progrès en procédant à l’union libre, sans autel, ni mairie, qui permet une séparation sans lourdeurs administratives.

J’ai envie de dire à ces chantres de l’individualisme qu’aujourd’hui, comme hier, des êtres différents peuvent décider d’appairer leurs personnalités pour traverser ensemble le pire et bénéficier autant que possible du meilleur. L’exercice s’éprouve avec les enfants, voulus bien sûr, dont la charge, pas vraiment légère, s’estompe avec l’observation de leur développement physique, mental, et affectueux.

Pour autant le métier de parent n’est pas si aisé et fait  appel à un large faisceau de qualités d’observation, d’écoute, de sang-froid et plus encore. Belles occasions de fautes pas toujours vénielles. Devenus adultes, éventuellement parents, les ex-enfants dénoncent alors quelques ratages. Normalement plus sages avec l’âge, les parents peuvent en faire leur profit à l’usage des petits-enfants, voire arrières petits-enfants.

     

09:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2026

De quoi se plaint-on ?

De ces nombreuses estafilades qui griffent nos journées et dont la télé nous offre souvent une démonstration. C’était le jour du match Loana-Jospin. Avec quelques mots pour relater la cérémonie d’hommage aux Invalides, pour ce dernier, la messe était dite. Pour la star déchue on a défilé un long C.V. émaillé de nombreuses incises. Je n’ai pas chronométré mais en minutes d’antenne je crains que Jospin n’ait pas gagné. Pour quel public fonctionne notre T.V. publique.

Très concerné par les communications, Vincent Bolloré a une réponse. Il prétend que la télé devrait pouvoir vivre avec les seules recettes publicitaires. Sans doute pour lui  un moyen de donner plus de place aux « Restaus du cœur » ou à des associations de même nature. Une idée qui n’était pas dans les propositions du R.N.

Il n’en n’a pas besoin car déjà il plastronne. Après les municipales, où évidemment il a gagné, comme tous, il doit peaufiner les détails de la cérémonie d’investiture. Venu du peuple, ne l’oublions pas, il réfléchit aux symboles qu’il affichera dans son bureau élyséen.

On ne respire pas mieux en se tournant vers l’extérieur. Il semble que Trump ait prévu une laisse trop longue à son bouledogue israélien et le drôle en profite brutalement. Trump va déclarer qu’il a gagné la guerre d’Iran quand des missiles des mollahs continueront de toucher Israel. Quoi espérer d’un président se réjouissant, après ses 1ères agressions que tous « viennent lui lécher le c… » avec  la vulgarité, le mépris d’un ego hypertrophié.

C’est à ce moment que mon  épouse, qui avait décidé 3 semaines de courage pour rétablir un genou meurtri se retrouve à l’hôpital pour des complications à effacer. Occasion certes de vérifier l’excellence du personnel et des appareils de l’endroit. Aussi de la complète mobilisation attentive de ses enfants. Avait-on besoin de ça pour en avoir la preuve.

Occasion pour moi d’une découverte. Je pensais avec une assurance tranquille que je n’étais pas une ménagère de 50 ans, ni de 40 ou de 60.   L’évènement m’a fait basculer dans la dure réalité. En effet, même dans les couples qui se partagent les tâches c’est souvent l’épouse la gestionnaire du foyer. Toujours dans l’anticipation et la prévision des lendemains. Pour moi, la nourriture, les lavages, les objets à acheter. ébranlent mes capacités de gestion Bien sûr, c’est le moment que  choisissent le sèche-cheveux, le grille-pain pour tomber en panne.

Ce  pourrait être le temps de la déprime. Sans y réfléchir longtemps, je ne suis pas ukrainien, ni palestinien, ni iranien mais un retraité français gâté. On bénéficie de soins extraordinaires. On voit nos amis s’inquiéter, nos proches, nos très proches, dont nos enfants, outre leur affection, montrer toutes leurs ressources. Sans crier : la vie est belle, j’aurais mauvaise grâce à me plaindre.

 

 

18:11 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1)

14/03/2026

"'Je suis seul ce soir" (Léo Marjane)

Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère,  pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.

Je suis en train  de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.

Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher.  Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie. 

Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.

Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup  d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?

Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et  tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce  temps d’intermittent du célibat était utile  

 

Parmi les nombreuses vies pas forcément malencontreuses que j’ai vécues, il me manquait celle que j’expérimente en ce moment, celle d’intermittent du célibat. Ma femme m’a quitté, momentanément j’espère,  pour se faire reconstruire un genou de pédaleuse de grand fond. Mais elle ne lâche pas les rênes comme ça. Précautionneuse à l’envi elle a prévu le soutien attentif du mari pas dans la toute première fraîcheur et pour cela mobilisé chacun des enfants.

Je suis en train  de vivre ma semaine avec le 1er aidant intérimaire qui découvre lui aussi les spécificités du métier. Plus organisé en retraite encore qu’en activité, il m’a déroulé un planning quotidien, voire heure par heure, dans lequel je suis embauché, éventuellement spectateur. A ce stade, je prévois de confirmer sa période d’essai.

Il me laisse justement le temps de réfléchir à ce nouveau statut. Qui a évidemment des points négatifs. Dans mon lit pas si douillet que ça, il n’y a personne pour me chauffer les pieds toujours froids au coucher.  Je ne complète plus la liste de courses, je la remplie toute entière. Il faut l’écrire ET la réaliser. Il faut gérer seul les caprices de la chatte qui fait son possible pour montrer sa désapprobation d’être privée de da patronne chérie. 

Mais il y a beaucoup de points positifs. La liste de courses justement où je peux glisser une gâterie pour les soirs monotones. Et il y a les levers et couchers à des heures libres où on peut préférer une lecture à une télé poussive.

Il y a surtout un aidant qui aide justement. Pas forcément pour le train-train de la vie quotidienne que je connais. Mais avec le programme évoqué plus haut je me laisse conduire vers plein d’activités. Dont beaucoup  d’initiatives auxquelles on ne pense pas d’habitude. Sinon comment aurais-je eu l’idée d’aller visiter le Musée Champollion à Vif ?

Pour autant le célibat, même cocooné ne me convient pas vraiment. D’abord on vogue tranquillement vers les 67 années de mariage et changer d’habitudes à nos âges serait sûrement difficile. Surtout toute cette histoire tourne autour d’un genou à réparer et  tout le monde, surtout la propriétaire, a très envie de vérifier que ce  temps d’intermittent du célibat était utile  

 

08:48 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)