03/07/2026
sept plaies d'Egypte, O.K. ils n'ont pas connu notre canicule
Je ne m’adresserai pas aujourd’hui à Léocadie à qui je ne veux pas tresser une couronne des nombreuses épines qui nous blessent ici-bas. En outre épargnée dans ses montagnes par le fléau, elle n’a pas à souffrir de nos maux. En effet il s’agit de la canicule qui couvre tout le pays cette semaine, la précédente, la suivante ( ?) et n’offre que peu d’échappatoires.
Ceux qui aiment les comparaisons statistiques des niveaux de malheur n’ont pas manqué d’évoquer le Covid et ses contraintes. On échappe au confinement et à la ridicule limite de 10 kms. On se confine de notre plein gré et on se permet quelques pas jusqu’à la boite aux lettres. Dans l’autre sens, le même nombre de pas pour remplir d’eau la gamelle des oiseaux, veinards abreuvés à domicile.
Cloitrés dans un séjour climatisé, il reste la télé. « car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ». Celle-ci, de peur qu’on ne s’échappe dans des rêves d’évasion, nous parle et re-parle de canicule. Notre pays, amoureux des records faute d’en connaitre beaucoup, est comblé. Des températures jamais vues, dans des endroits jamais atteints tombent en cascades. Avec la litanie des obligations : il faut boire, ne pas sortir, pas faire de sport. On observe un autre record assez funèbre : aura-t-on plus de morts qu’en 2023 ? Heureusement les défunts ne peuvent plus savoir qu’ils sont devenus des outils statistiques anonymes.
Dans l’atmosphère « il fait faire quelque chose » l’ancienne présidente d’un parti qui ne manque pas une occasion, a une bonne idée : climatiser toutes les écoles, tous les EHPAD, tous les hôpitaux. En taisant évidemment la dépense d’énergie le jour où on a arrêté 3 réacteurs faute d’eau pour les refroidir. Patientons quelques mois pour observer les réponses butant sur le réel. Il va être difficile de prétendre qu’il fait chaud à cause des immigrés.
Cette sorte de désastre national a au moins le mérite de nous rappeler tout ce monde qui nous secoure par tous les temps et en toutes circonstances et qui souffre pour nous. En ce moment et en 1ère ligne tous les soignants en hôpital, ceux qui conduisent des trains et des bus en manque de clim, ceux qui réparent dans les pires conditions les lignes électriques abattues par les tornades (elles viennent ponctuer la canicule).
Je n’aurai pas le mauvais goût de vous rappeler l’origine latine du mot qui ne vous refroidirait pas. Cela me démange pourtant de faire le lien entre la canicula, la petite chienne. Car depuis les désordres du thermomètre, celle d’à côté s’est réfugiée douillettement vers les espaces climatisés et du coup nous dispense de ses aboiements intempestifs.
16:35 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)
26/06/2026
Chère Léocadie (3)
C’est une expression qu’on entend beaucoup en bas et qui n’est pas parvenue dans tes montagnes : « summer body ». Tu n’as pas besoin d’être « fluent » en anglais pour comprendre, même à Billey ou Moiron on comprend qu’il s’agit du corps en été. Et qu’est-ce qu’il a le corps en été ? Il a tendance à oublier les chemises boutonnées, les jeans serrés, bref à se dénuder. Ce que dit bien l’autre expression « beach-body ». En maillot sur la plage on voudrait présenter un corps sous le meilleur jour, en tous cas différent de l’image que renvoie la glace au sortir de la douche.
Un constat qui va signifier haro sur internet pour dénicher des recettes ou la potion magique capable de lisser les plus et de regonfler les moins. Ceux qui ne sont pas désespérés de muscles avachis guignent les salles débordantes d’offres d’appareils nouveaux, d’horaires étendus, qui font rêver à Apollon. Paradoxalement, notre salle du mardi se vide de ses retraités. En été est venu le temps des petits-enfants en vacances avant celles des parents. Le seul souci du corps des petits jeunes est de le rendre en bon état à l’arrivée des parents.
On peut se demander à quoi peut bien servir cette débauche d’efforts pour 3 maigres semaines de démonstration supposées avantageuses. On pourra espérer donner quelques aperçus au bureau avec un col très échancré et une jupe très courte. Mais c’est juste la bande-annonce, pas le film.
Tout ce bel exercice, c’est sacrifier à la dérive du moment, l’apparence. Une belle démonstration est donnée par le Président américain (encore lui, désolé) qui vient signer un accord décrit comme nul même par ses partisans et déjà lacéré, mais sous les ors de Versailles. La mise en scène tient lieu de réalité.
Pourquoi se sent-on obligé quand on atteint une certaine visibilité sociale, de s’afficher avec une célébrité ? Le Président d’un parti qui se veut le porte-parole des pauvres et des sans-voix s’affiche avec une princesse. Enumérer dans l’ordre toutes les pièces de son titre peut constituer un bon test de mémoire mais il ne guérit pas de l’addiction à l’apparence.
Dans tes pérégrinations montagnardes tu vois sans doute quelquefois dans les vasques remplies par la neige fondue un randonneur. Il offre à la fraicheur de l’eau et à tes yeux offusqués un corps dans sa simplicité originelle. Se réclamant peut-être de l’esprit naturiste, sans estomper des bourrelets disgracieux, il veut dire que son apparence n’est pas trompeuse.
Le vrai défi à l’apparence m’a été donné dans le bus qui me ramenait à la maison. Rempli de dames de retour du marché avec leurs sacs débordants de légumes. Sous la canicule, drapées dans un costume qui les couvrait du haut de la tête au bas des chevilles. Peu préoccupées par leur apparence, elles semblaient plutôt soucieuses, il était 11H30, du proche repas à préparer. Aussi bien, ce costume unique porté hiver comme été peut être considéré, comme certains pneus, « 4 saisons »
09:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)
19/06/2026
Et si je voyais le verre aux trois quarts plein
En inaugurant ce blog je m’étais promis d’y inscrire des contributions positives. A la relecture je constate que ce n’est pas toujours le cas. C’est une question d’œil qui ne regarde pas dans la bonne direction. Prenons ce Trump qui a envahi les ondes depuis des mois avec ses changements de pied, ses coups de gloire triomphants. En fait ce n’est qu’un faux-dur. Très méprisant avec les journalistes, les petits présidents, si possible devant un public conquis, mais très queue basse devant Poutine ou Netanyahou ou même un représentant de l’Iran.
Pour regarder les choses d’un œil apaisé on peut se pencher vers ce que les localiers envoyaient à leur journal qu’on appelait la rubrique des chiens écrasés. A propos de chiens justement, une fois n’est pas coutume, je vais faire preuve d’empathie à l’égard des propriétaires de chiens. Les malheureux qui sont obligés de sortir la bête 2 fois par jour.
Quand je monte au village acheter mon pain, je croise des mamies astreintes à ce devoir quotidien dans un entrain très mesuré. On croit voir la laisse tenir la mamie et non l’inverse. Je pense aussi à ces propriétaires bien élevés qui transportent en balade la petite pelle et le sac pour « ramasser ».
Espérant adoucir le séjour de mon épouse au Centre Médical, nous avions choisi une chambre particulière que le montant très coquet de la cotisation à notre mutuelle semblait permettre. Or celle-ci refuse ce supplément. Après réflexion, je me suis persuadé que cette économie rendrait la prochaine cotisation plus abordable.
Les soins reçus dans cet établissement valent à mon épouse d’être poursuivis par une kiné. Mais seulement 2 fois par semaine. Certes assortis de douces injonctions de répéter les mouvements quand elle est seule. Devant les chiffres monstrueux du déficit de la sécu, je suis fier de contribuer à le réduire par ce service minimum.
On a d’abord râlé de l’injonction faite à notre voiture de passer au garage pour un contrôle lourd d’euros. Mais on s’est vite repris en pensant que la conductrice serait heureuse de conduire sans inquiétude pour sa machine. Quand viendra, tard, tard, le temps de la confier à un successeur il appréciera sûrement un véhicule entretenu et soigné dans les règles de l’art.
Je suis ébahi de la sérénité qui émane de ce nouveau regard. Digne de « Vieux » quasi promu livre de chevet. Dans ses pages, Il incite à libérer le cerveau de vaines préoccupations souvent futiles pour le gain d’une meilleure santé. Gagné par ce rythme, je m’attends à un fameux regain de forme.
15:31 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

