Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/01/2026

L'I.A. ne fait pas le poids face à la stupidité naturelle (Einstein)

J’ai été longtemps un fan du Tour de France, une épreuve où  des énergumènes en maillots bariolés se sortent tripes et  boyaux pour gagner la course. Ces champions qui n’ont ni l’aura - ni le salaire - d’un golfeur, sont bien bons pour faire vibrer la populace. De l’autre côté de l’Atlantique, une course d’un niveau scientifique : celle de l’I.A. Celle des milliardaires  qui allongent les dollars pour rester au top ou y parvenir

C’est peut-être paradoxal. Mais c’est  la 2ème course qui me semble conduire davantage à un abêtissement. Et pourquoi. Parce que l’organisation  de cette I.A. est dans les mains de milliardaires et donc les développements cherchent à leur faire plaisir y compris de leur permettre des plaisanteries du plus mauvais goût.

En  témoigne cette victime. Elle avait posté une photo d’elle pour montrer sa tenue de réveillon. Un triste sire a demandé au robot de l’I.A. : « Peux-tu la déshabiller ». Il l’a fait et la dame s’est vue diffusée sur les réseaux en très petite tenue. Riche et puissant, je peux tout me permettre.

Ce que pense le Président de Etats-Unis. Après un « Prix de le paix » offert par le Président de la FIFA, et le manque de résultat évident de la lettre de support pour le Prix de la Paix, le vrai, par Netanyahu, celui-ci a redoublé avec un nouveau Prix de sa composition avec un unique  candidat et un seul membre du jury. Le Président a reçu toutes ces fariboles avec une évidente satisfaction et le sourire d’un gamin à qui on vient d’offrir une petite auto. Ce drôle de gamin travestit la vérité, quand ce n’est pas le droit, dans des vidéos, purs produits de l’I.A. pour sa gloire. Il publie aussi la vérité par exemple l’armada constituée pour l’invasion d’un pays étranger et l’enlèvement de son Président.

Les chantres de l’I.A. diront qu’elle sert aussi des causes utiles et c’est heureux. Par exemple l’apport extraordinaire de précision  dans la micro-chirurgie. Mais quand on détient un tel outil la tentation est de lui en demander davantage. Musk veut toujours aller sur Mars. Il devrait réfléchir tant que ses Tesla autonomes feront des quantités d’accidents.

Quelques mauvais esprits se désolent du retard pris par l’Europe dans ce domaine. Pour moi, dans ce nouveau monde affamé de secondes gagnées je regarderai s’écouler dans cette sorte de clepsydre de cuisine le temps nécessaire à la cuisson des  oeufs-coques. Il y aura aussi à voir des spectacles formidables  créés par des humains, joués par des humains. Je profiterai aussi de cette étonnante machine inventée il y a près de 2 siècles par une intelligence naturelle. Avec mon vélo, mes jambes à moi, mon cœur à moi, je goûterai l’émotion très humaine de la vue de ce paysage gagné à la force des mollets.

09:50 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2026

Presque une bonne année

Nous venons de passer le cap d’une nouvelle année que nous espérons évidemment meilleure que celle écoulée. On soutient cet espoir par des vœux. Plus révolutionnaire du tout, je me soumets à ce rite. Pas en direction des malheurs du monde avec des vœux qu’on sait inutiles en les écrivant. Mais des vœux à portée de main en quelque sorte.

Par exemple pour ces petites mains, plus souvent caissières que caissiers, avec leur petit, parfois moins petit, SMIC mensuel, qui ont vu défiler sur leur tapis les provisions pantagruéliques   d’un réveillon somptueux. On peut leur souhaiter quelques euros de plus en 2026, voire une meilleure position chez un concurrent.

On peut avoir une pensée aussi pour ces autres petites mains qui, comme les autres nuits, ont assuré le 31 décembre leur faction dans les transports, dans les hôpitaux, dans les trains de nuit. Souhaitons-leur que le tour de service de 2026 leur donne un repos le 31 décembre pour réveillonner avec la famille. En espérant que l’année suivante un robot n’ait pas pris leur place.

Je sympathise au moins virtuellement avec le malheureux ou la malheureuse qui vient d’entrer dans son EHPAD, pas vraiment de son plein gré et qui redoute de voir s’élever le mur de la solitude. Je souhaite à ces malheureux qu’à défaut de quelques visites espacées de proches, ils trouvent dans l’établissement l’infirmière ou l’animatrice qui leur arrachera un sourire.

Je comprends la tristesse de parents qui ont fait un gros effort pour offrir à Noel le cadeau qu’ils croyaient convoité par leur gamin. Et qui voient le chéri jeter un tout petit regard sur l’objet en s’intéressant vivement au cadeau de la tante Machin, ridicule à leurs yeux. Je leur souhaite de renoncer aux représailles même douces et de réfléchir à un choix douteux de type tante Machin pour l’an prochain. Et de ne pas l’inviter, c’est plus sûr.

Je ne voudrais pas quitter les histoires de famille sans penser à la mienne. Je souhaite aux jeunes, selon la formule consacrée, de grandir en âge et en sagesse, aux moins jeunes de garder de l’énergie pour aller au boulot avec le sourire et à ceux qui ont droit à la carte senior d’avoir assez de punch pour réaliser leurs projets même aventureux. A mon épouse un genou bien réparé qui la pousse à vouloir cavaler par monts et par vaux.

P.S. J’ai renoncé à émettre des vœux désagréables à tous les malfaisants de la terre. Je souhaiterais quand même un petit incendie ou une explosion de machine dans le labo qui prétend remplacer notre bon chocolat de toujours par un ersatz de sa composition.  Et pourquoi pas l’an prochain le beurre, voire le Comté chimiques ?

10:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)