07/03/2026
Branle-bas de combat
Cernés de toutes parts par des bruits inquiétants de guerre et un possible embrasement de la planète nous nous sommes réfugiés dans un bunker. Sous la forme d’une prolongation de la fête de la grand-mère pour réviser scrupuleusement les préparatifs nécessaires avant le jour tant attendu de l’opération.
Ce n’est d’ailleurs pas l’opération qui stresse la patiente. Elle est du sérail et connait le déroulement sur le bout des ongles. Elle a toute confiance dans le pôle chirurgie de l’hôpital-sud chez qui nous avons quasiment nos habitudes. Et pour une date initialement prévue début janvier elle a eu le temps de remplir toutes les cases du dossier.
Et il est gros le dossier, l’hôpital ayant prévu la moindre virgule dans ses formulaires. Par son épaisseur, il pourrait faire penser à une opération de grande envergure. On précise les comportements des jours avant, presque heure par heure, de ce qu’on peut faire, ne pas faire. Pour le coup pas de Doctolib. on a peu de chances d’oublier la date. Et c’est encore une voix humaine qui rappelle pour vérifier les dernières instructions.
Il était précisé par exemple le type de chaussures adaptées pour la rééducation. Sans toutefois indiquer la marque et le modèle, ce qui a conduit à 3 essais avant le bon résultat. Plein d’optimisme, l’hôpital a même prévu une brassière, comme en portent les sportives de haut niveau, empêchant dans la vigueur des exercices des seins à l’abade. Après essai le modèle choisi sera abandonné, les exercices devant être modérés.
Il manquait un préparatif essentiel : comment va survivre papy sans son aidant habituel. Au pied levé, 3 semaines de rééducation, 3 enfants, chacun prend sa semaine. Bien loin des précautions de l’hôpital, on n’a pas trop précisé pour quoi faire. Ce n’est pas surveiller un éventuel fugitif qui part courir la gueuse. Aussi bien il ne court plus guère même pour attraper un bus qui lui passe sous le nez. Ce n’est pas garde-malade qui sentirait trop l’entrainement pour l’entrée à l’EHPAD. Mais on peut compter sur la capacité d’adaptation de tous, y compris de l’aidé, qui a fait la guerre, et le séminaire
Avec ce luxe de préparatifs et l’expertise des praticiens, le résultat ne peut être qu’excellent. Pas un genou neuf prêt à crapahuter à la Croix de Chamrousse. Mais juste un plaisant pas de deux de la grand-mère avec son mari ravi. D’ailleurs les sites de La Grave et du Chazelet attendent une visite prévue depuis longtemps.
10:18 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

