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31/10/2026

Je dépose les armes

« Je dépose les armes devant

Une douleur qui me cogne »

Ces 2 lignes empruntées à notre amie poétesse disent combien nous souffrons pour ce très proche attaqué par le triste Alzheimer. Les 1ers symptômes, perte d’un objet, oubli d’une consigne, ne sont pas étonnants dans la vie ordinaire. Ce sont les décisions qui doivent se prendre qui lui rappellent cruellement de quoi il est atteint.

Quand on est privé de voiture, de vélo, de vélo ! , d’accès à l’ordi, le fier costaud qu’il est encore mesure l’ampleur du décrochage. Et son épouse qui n’est vraiment pas à la fête, voit son costaud pleurer.  Il y a de quoi quand les souvenirs encore vivaces de ce qu’on a fait nous rappellent notre dénuement.

Même si ma situation n’est en rien comparable, j’ai de quoi  comprendre cette sorte de désespoir. J’ai mis un peu de temps à considérer  d’un œil serein que le beau gosse que je fus ne l’était plus  Des yeux déglingués par exemple me font percer un trou à côté du repère. Ou bien je ne peux pas confirmer un code sur mon tél sans déraper. Surtout nous étions 2 co-gérants du foyer et le sentiment que je ne joue plus ma partition, même si je réussis la tarte aux pommes, m’assombrit.

Par contre je sais bien que pour l’essentiel la machine fonctionne encore. Et chaque trimestre mon magazine me rappelle que les fonctions, même fatiguées, rendent encore de beaux services avec l’exemple de vrais vieux plus ou moins célèbres réussissant les exploits de leur seconde vie.

Je suis sûr que je ne fais pas pleurer mon épouse avec un cerveau qui ne marcherait plus correctement. Bien évidemment ce qu’on appelle en informatique la mémoire vive connait des faiblesses. Au point de ne pas retrouver le nom de mon voisin au moment où j’en ai besoin. Mais le reste du cerveau fait à peu près le boulot

Il a bien capté qu’on avait vécu une semaine particulière. Le changement d’heure, objet de récriminations tous les 6 mois est passé inaperçu  effacé par des changements d’une autre importance. Au Brésil Lula a été réélu. En Israel Netanyahou sans avoir perdu est moins fringant. Le grand hâbleur de Washington l’est aussi. Revenu à ses fondamentaux de vendeur il tente d’acheter des voix disponibles. Pas très sûr de son succès le 3 prochain il a préparé une contestation des résultats dans quelques états dont celui de l’Alaska.

A ce stade je laisse finir ma poétesse

« Si je dépose    Que faire

De mes arguments emboîtés au millimètre »

 

09:07 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)