11/09/2026
On manque de tout mpeme de bébés
Après la canicule et le prix de l’essence, une autre préoccupation de long terme : le nombre des naissances de notre pays n’a pas compensé celui des décès. En dépit de l’envolée de notre président pour décréter le « réarmement démographique » le déficit de bébés se poursuit. On peut se demander pourquoi cette activité plutôt plaisante et gratuite (au début) est boudée par notre jeunesse.
Les interviews que j’ai menées m’ont fourni plein de raisons. On comprend par exemple qu’un couple d’handicapés ne veuille pas reproduire le même souci. Certains ont pourtant osé, d’autant que l’analyse de l’ADN fœtal permet de détecter beaucoup d’anomalies génétiques.
La raison suivante tient davantage au confort, voire à la paresse. On veut profiter de ses années de jeunesse sans mômes moins gratuits et plus bruyants. Une vie tellement plaisante qu’on vient buter aux portes de la quarantaine et constater alors : non, c’est trop tard.
L’alibi respectable consiste à refuser de jeter un nouvel humain dans un monde irrespirable de guerres et de violences provoquées partout. Ceux qui s’y trouvent sont obligés de le supporter mais pourquoi offrir à un enfant cet enfer. Car c’est un déferlement de bombardements, d’invasions non stoppées par les institutions de 45 que les bombardiers ont démolies aussi.
Le pire sans doute : cela se passe impunément. On entend des condamnations, des menaces, sans provoquer le moindre arrêt. Pour faire diversion à la guerre dans laquelle il s’enlise, Tromp nous sert une provoc chaque jour dont la dernière, une carte où le maitre du monde étend son drapeau du Groenland au Venezuela. Le canadien qui résiste est un héros mais bien solitaire.
On peut mieux comprendre alors que les jeunes, après avoir abandonné les maternités, boudent aussi les bureaux de vote. Comme ils le disent : jusqu’à maintenant j’ai voté et je ne recueille rien pour moi. Alors, basta !
Pour ma part, je vote encore, mais depuis plusieurs mandatures je ne vote plus pour un candidat mais contre un autre. En outre tourneboulé dans les technologies galopantes. J’écris mon petit billet bientôt submergé par des tsunamis de productions I.A. On me rassure ; bientôt un robot m’aidera à sortir de mon lit, préparera mon café et, horreur, réussira le clafoutis mieux que moi. Les chinois qui ont mis des robots dans les voitures, les sports, les hôpitaux, la cuisine, les ont laissé devant la porte des toilettes. C’est là que j’irai me réfugier loin de l’embrouillamini du monde pour méditer!
15:41 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)


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