17/10/2026
"La vie est un long fleuve tranquille" tu parles !
C’est assez habituel de dire que le temps qui passe s’écoule comme une rivière paisible. Il me donne plutôt l’image d’un mascaret sur lequel je surfe en m’accrochant aux buissons du bord pour freiner sa progression. Dans la vie courante ce sont les souvenirs qui ralentissent ce passage trop rapide.
Une histoire pour illustrer. Dans la salle où les langues travaillent autant que les muscles et tendons, un copain annonçait : je ne viens pas vendredi, je vais enterrer un ami et un autre de renchérir : moi, c’est lundi que je vais à un enterrement. Et moi, philosophe de comptoir : vous êtes entrés dans cette zone où le fléau des partants pèse plus lourd que celui des restants.
Dans cette salle de sport, nous nous échauffons par un pédalage. Mes 2 collègues, anciens profs sont rejoints par une non-pédaleuse ancienne prof aussi. Et défile souvent le catalogue des doléances du métier. Qui me rappelle l’arrivée à Grenoble et la situation cocasse où mes 4 collègues avaient chacun une femme prof. Dans nos diners fréquents de bizuths d’une vie nouvelle, je redoutais avant que le rôti ne refroidisse la 1ère dame lançant : les 3èmes sont épouvantables cette année. Bientôt soutenue par le choeur des plaintes des collègues. Décidemment ce corps malmené n’a eu que Jospin comme ministre acceptable.
Nous fêtions récemment l’anniversaire de notre fille, lourd de souvenirs. Pour fêter le retour du père au foyer dans ce charmant village de Vignot nous arrivait le 15 octobre 61 une belle poupée aux déjà longs cheveux. Deuxième enfant venue très à propos pour solder 24 mois de service militaire au lieu des 28 en vigueur alors. Une date qu’on n’oublie pas.
En trébuchant dernièrement sur le marchepied du train avec ma valise encombrante je ne manquais pas de me souvenir d’avoir fait, en prémisse à des randonnées cyclistes, le même exercice avec un vélo et des sacoches, le tout presque gaillardement.
Dans l’embarras des choses à remiser vite dans le passé, cette nouvelle : une journaliste annonce sa candidature sans parti, sans projet, à la présidentielle. Semble-t-il juste pour rejoindre la palette des égos déjà en surnombre. Ce qui faut dire à un journaliste, lui dans son rôle d’informateur, c’est en train de tourner au grand bordel.
En espérant échapper au bordel je rejoins les admirateurs du Japon. En plus du judo, des sushis, ils nous ont donné le haïku. Pour cette promotrice, ce petit poème de 17 syllabes (théoriques) promeut l’apaisement. Permettez-moi de vous offrir un de mes essais.
Coule la Seine
Aussi mes jours pressés
De toucher à la mer
15:07 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (0)

