28/08/2026
Un petit air de sin du monde certains en parlent
Dans la nombreuse foule des agaceries qui perturbent nos journées il y a cette pandémie : les influenceurs. Qui ne nous embêtaient pas trop quand c’était une ménagère de 50 ans ou moins qui se montrait dans une vidéo pour enlever une tâche sur un pull en cachemire. Mais la confrérie a pris du grade et s’intéresse maintenant à des choses plus sérieuses.
Comme si le débat n’était pas déjà assez embrouillé, ils interfèrent dans la politique. Ils s’insinuent à coups de vidéos truquées, de documents racoleurs pimentées évidemment à l’I.A. Quand les ingérences touchent des candidats à la présidentielle, il y a du répondant. C’est plus sournois pour le citoyen ordinaire. Ainsi on note avec intérêt qu’on allait avoir en 2027 plus de votants, notamment chez les jeunes. On les entend aussi s’interroger : lequel de ces candidats pourrait répondre à mes soucis.
Les Universités d’été de divers partis auraient pu éclairer les gens en recherche d’écoute et de compréhension. Ils entendent beaucoup : « il faudrait que..», « ça serait bien si… » La canicule a fait savoir cruellement qu’il faudrait vraiment prendre en compte le dérèglement climatique. Un plan conséquent qui embarque tout le monde, éventuellement financièrement. Mais quand il s’agit de sous, chut, faut pas faire peur.
Je suis sans doute un piètre écologiste. On veut bien penser quand même que ne pas mettre de sucre dans mon café ou arrêter l’eau entre le savonnage et le rinçage dans la douche vont dans le bon sens. Je connais bien l’histoire des petits ruisseaux et des grandes rivières, mais je crains que les mesures gouvernementales soient un peu du même tonneau. Achetez des voitures électriques, sans dire comment on va payer, ni comment on va pouvoir les alimenter. Manque une grande voix, du style de celle qui a imposé l’ IVG ou celle qui a obtenu l’abolition de la peine de mort, pour fédérer les français, convaincre des européens et mépriser les incantations du satrape américain et appliquer nos solutions.
En attendant, je guette l’influenceur qui serait capable de me dire ce que je dois faire de mon paquetage de jurassien, de la gym à 5H30 du matin par -15°. Il ne gèle même plus en hiver. Et la petite laine qu’il fallait passer pour redescendre du Lautaret, je la revends au Bon Coin ?, En juillet au Mont-Blanc on est au-dessus de zéro degré. Au point où en sont les choses, y compris médicales, j’ai des chances de voir avril et mai 2027. Je ne verrai sans doute pas, encore cette fois-ci, les réponses attendues pas beaucoup de français.
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